Apprentissage : Hervé Morin redoute « une privatisation pure et simple »

Apprentissage : Hervé Morin redoute « une privatisation pure et simple »

Le président de l’association des Régions de France était l’invité de Territoires d’Infos ce lundi. Alors qu’il rencontre la ministre du Travail dans la matinée pour parler de l’apprentissage, Hervé Morin refuse que la gestion de ce secteur soit transférée aux branches professionnelles.
Public Sénat

Par Héléna Berkaoui

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Invité de Territoires d’Infos ce lundi, Hervé Morin met en garde le gouvernement sur la réforme de l’apprentissage. Les concertations sur ce dossier arrivent à leur terme à la fin janvier. En tant que représentant des régions, Hervé Morin se dresse contre cette réforme qui prévoit un transfert de compétences au profit des branches professionnelles. « L’idée du gouvernement, aujourd’hui, c’est de confier au MEDEF et aux branches professionnelles, l’apprentissage » dénonce-t-il. Selon lui, cette réforme conduirait à « une privatisation pure et simple de l’apprentissage. »

Lire aussi. Apprentissage : Muriel Pénicaud veut « une révolution copernicienne »

Alors qu’Hervé Morin rencontre la ministre du Travail ce lundi, il prévient qu’en l’état cette réforme est « inacceptable. » Il veut rappeler que l’apprentissage est un « service public » qui ne pourrait être laissé aux branches professionnelles. « Il y a un continuum dont les compétences sont régionales » entre le « soutien à l’économie » porté par les régions et « la formation notamment la formation des demandeurs d’emploi et l’apprentissage. » Hervé Morin ajoute que cette réforme « va créer une séparation entre le monde de l’apprentissage financé par le MEDEF ou l’UMM et l’apprentissage des lycées professionnels. » Selon lui cela dressera « un mur de Berlin entre les lycées professionnels et l’apprentissage. »

Dans la même thématique

Paris: Lucie Castets
7min

Politique

« Exigeante », « politique », « âpre négociatrice » : le profil de Lucie Castets par les sénateurs qui l’ont côtoyée

Cette haute fonctionnaire de 37 ans, issue de la société civile et très marquée à gauche, a été choisie par le Nouveau Front populaire comme candidate au poste de Première ministre. Au Sénat, plusieurs élus ont été amenés à travailler avec elle à la mairie de Paris. Ils saluent ses aptitudes, et l’appellent désormais à engager une « bataille de l’opinion » pour pousser Emmanuel Macron à la nommer à Matignon.

Le

Paris Olympics
6min

Politique

Candidature du NFP à Matignon : Emmanuel Macron « botte en touche en disant qu’on va d’abord s’occuper des JO »

Mardi 23 juillet, Emmanuel Macron a donné sa première longue interview télévisée depuis la dissolution et les législatives. L’occasion pour le président de la République de livrer son analyse du scrutin, de temporiser et de refuser net la candidate du Nouveau Front populaire pour Matignon. Analyse de cette prestation avec l’expert en communication Philippe Moreau-Chevrolet.

Le

Emmanuel Macron interview sur France TV
4min

Politique

Emmanuel Macron est-il contraint de nommer Lucie Castets Première ministre ?

Hier, le Nouveau Front populaire s’est accordé sur le nom de Lucie Castets comme candidate au poste de Première ministre. Emmanuel Macron a balayé cette candidature considérant que cela n’était « pas le sujet ». Ce matin, Lucie Castets a demandé au Président de la République « de prendre ses responsabilités et de la nommer Première ministre ». Si constitutionnellement rien ne le contraint à nommer un Premier ministre, la décision du chef de l’Etat réside dans le choix « qui lui semble le plus à même de résister à une motion de censure », selon Bastien François, professeur de sciences politiques à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Le