Après l’effondrement de LR, Bournazel lance un nouveau groupe à Paris avec des élus dissidents
Ils claquent la porte du groupe LR au Conseil de Paris: l'élu de centre-droit Pierre-Yves Bournazel et plusieurs maires lancent...

Après l’effondrement de LR, Bournazel lance un nouveau groupe à Paris avec des élus dissidents

Ils claquent la porte du groupe LR au Conseil de Paris: l'élu de centre-droit Pierre-Yves Bournazel et plusieurs maires lancent...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Ils claquent la porte du groupe LR au Conseil de Paris: l'élu de centre-droit Pierre-Yves Bournazel et plusieurs maires lancent mercredi un nouveau groupe à Paris, après la débâcle de la droite aux Européennes et à dix mois des municipales.

Le nouveau groupe, intitulé "100% Paris", veut promouvoir le "rassemblement d'élus" pour "offrir une alternative" à l'actuelle maire PS de Paris Anne Hidalgo lors du scrutin de 2020, a déclaré à l'AFP M. Bournazel, par ailleurs candidat à la mairie de Paris. "Notre volonté est de construire une offre politique nouvelle, parisienne et positive", a-t-il poursuivi.

Des élus de droite comme le maire (LR) du XVe arrondissement, Philippe Goujon, le conseiller de Paris LR Jean-François Lamour, le maire (LR) du Ier arrondissement Jean-François Legaret, la sénatrice LR Catherine Dumas, les centristes Ann-Katrin Jego (conseillère dans le XVIe arrondissement) et Edith Gallois (XIIIe arrondissement) font partie des membres de ce nouveau groupe, qui en compte 16 au total, a appris l'AFP.

"En tant que président, j'adresserai officiellement à la maire de Paris une lettre pour l'informer de cette création", a précisé Pierre-Yves Bournazel.

Selon plusieurs sources interrogées, d'autres élus pourraient quitter le groupe Les Républicains et Indépendants du Conseil de Paris et rejoindre "100% Paris".

Dans une lettre ouverte envoyée la semaine dernière, des maires d'arrondissement avaient pris leurs distances avec la direction du parti LR, après l'effondrement de leur parti aux Européennes - se plaçant quatrième avec 8.44% au niveau national et 10.19% à Paris -.

"Nous souhaitons porter un projet collectif d'alternance, ouvert et construit au-delà des logiques partisanes", écrivaient les élus.

A dix mois des municipales, les candidatures se multiplient à droite, avec celles de Rachida Dati, Jean-Pierre Lecoq et Marie-Claire Carrère-Gee. Réclamée par plusieurs élus parisiens, l'idée d'une primaire avait été rejetée par Laurent Wauquiez, avant sa démission de la présidence des Républicains.

"Si on y va tout seul, avec les maigres contingents LR, je ne suis pas sûr qu'on gagne les élections municipales", plaidait auprès de l'AFP le maire du XVe arrondissement Philippe Goujon.

Bien que le député LR Claude Goasguen ait tendu une main à LREM, le candidat à l'investiture Benjamin Griveaux a balayé toute idée d'alliance.

Pour initier un "projet pouvant rassembler la droite et le centre", avant les municipales de 2020, le président du Sénat Gérard Larcher a annoncé la tenue en octobre d'une "grande convention nationale" de la droite et du centre.

Partager cet article

Dans la même thématique

Après l’effondrement de LR, Bournazel lance un nouveau groupe à Paris avec des élus dissidents
3min

Politique

Venezuela : « Tout contrevient au droit international dans cette affaire », relève Sébastien Lecornu

Interrogé aux questions d’actualité au gouvernement du Sénat sur la stratégie de la France face aux velléités impérialistes des Etats-Unis au Venezuela et demain au Groenland, Sébastien Lecornu a rappelé que le prochain débat au Parlement sur le sujet, prévu dans les 15 jours, permettra d’aborder la question de l’autonomie stratégique de la France et de l’Europe.

Le

Retailleau travail
7min

Politique

« La fête est finie » : Bruno Retailleau veut supprimer les 35 heures, inciter à la reprise d’activité et plafonner les aides sociales pour relancer l’emploi

Le président des LR a présenté sa recette pour inciter au travail et permettre aux Français de gagner plus, faite de « zéro cotisation » au-delà des 35 heures, de plafonnement à 70 % du Smic des aides sociales et de relance de la réforme de l’allocation chômage. « Il faut changer totalement de modèle. Il va falloir renverser la table », prévient Bruno Retailleau.

Le