Après le soutien de Dupont-Aignan à Le Pen, démissions et remous à Debout la France
L'annonce vendredi soir par Nicolas Dupont-Aignan qu'il soutenait Marine Le Pen pour le second tour de la présidentielle face à...

Après le soutien de Dupont-Aignan à Le Pen, démissions et remous à Debout la France

L'annonce vendredi soir par Nicolas Dupont-Aignan qu'il soutenait Marine Le Pen pour le second tour de la présidentielle face à...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

L'annonce vendredi soir par Nicolas Dupont-Aignan qu'il soutenait Marine Le Pen pour le second tour de la présidentielle face à Emmanuel Macron a entraîné plusieurs démissions de dirigeants de Debout la France, mais il a aussi été approuvé par certains.

En désaccord avec ce ralliement, Dominique Jamet, vice-président de DLF et principale figure du parti hormis M. Dupont-Aignan, a indiqué à l'AFP qu'il quittait le parti fondé en 2008, et renommé Debout la France fin 2014.

Eric Anceau, responsable du projet, a lui aussi annoncé son départ. "Je renonce ce jour à toutes mes fonctions", a-t-il écrit sur Twitter.

"Présidentielle 2e tour : à titre personnel, je ne me reconnais ni dans Madame Le Pen ni dans Monsieur Macron. Je ne voterai pour aucun d'eux" a commenté pour sa part le proche collaborateur à Yerres de M. Dupont-Aignan, Olivier Clodong, conseiller départemental de l'Essonne, premier maire-adjoint de Yerres.

C'est "un choix très courageux, mais pas un chèque en blanc. Un choix contre des garanties programmatiques solides qu'il détaillera sûrement dès demain. Notamment sur le volet humaniste de notre projet présidentiel", a commenté à l'AFP Damien Lempereur, délégué national de DLF.

Le secrétaire général adjoint de Debout la France, Laurent Jacobelli, a lui approuvé le "courage" du député de l'Essonne "qui prend ses responsabilité".

"Nicolas Dupont-Aignan est un homme honnête et droit. J'ai confiance en lui et je continue bien évidemment à le soutenir", a indiqué à l'AFP Nicolas Calbrix, délégué national du parti.

Alexandre Loubet, président de "Debout les Jeunes", a aussi approuvé le choix de son patron, qui "brise le barrage".

"Malheureusement, face à Emmanuel Macron, il fallait choisir", a commenté un proche de M. Dupont-Aignan, interrogé par l'AFP.

Un autre responsable de DLF a expliqué à l'AFP que "ce qui est en question, c'est la nomination de M. Dupont-Aignan comme Premier ministre" si Mme Le Pen gagne au second tour. Elle a dit vendredi soir qu'elle annoncerait le choix de son Premier ministre avant le deuxième tour, le 7 mai.

Ce même responsable a expliqué qu'un très long conseil national de DLF vendredi avait "très largement" approuvé l'orientation prise par M. Dupont-Aignan "par loyalisme - mais un certain nombre de gens qui s'y opposent n'étaient pas là."

"Il va y avoir un gros déchet parmi les électeurs qui ont choisi de voter Dupont-Aignan justement pour ne pas voter Marine Le Pen, de même que parmi les militants et les cadres du parti", selon cette source.

Partager cet article

Dans la même thématique

Après le soutien de Dupont-Aignan à Le Pen, démissions et remous à Debout la France
5min

Politique

Départ de David Lisnard des Républicains : « La droite est rattrapée par le syndrome d’autodestruction », déplore Agnès Evren

Quatre jours après le second tour des élections municipales, la droite se projette vers la présidentielle 2027. Les adhérents des Républicains seront appelés à choisir en avril pour le mode de désignation de leur candidat à ce scrutin. Un vote qualifié de « truqué » par le maire de Cannes David Lisnard, qui a claqué la porte du parti. « Je le regrette profondément, parce qu'il fait partie des talents de notre famille politique », réagit ce jeudi 26 mars Agnès Evren, sénatrice LR de Paris, au micro de Public Sénat.

Le

Illustration of the posters for the 2026 municipal elections
6min

Politique

Personnalisation, vote utile en faveur de la gauche ?… Au lendemain des municipales, quel bilan tirer du nouveau mode de scrutin à Paris, Lyon et Marseille ?

Pour la première fois cette année, les électeurs de Paris, Lyon et Marseille ont voté directement pour leur maire, en plus des maires d'arrondissement. Une personnalisation du scrutin qui n’a pas eu les effets escomptés à droite pour Rachida Dati et Jean-Michel Aulas. A l’inverse, l’ampleur des victoires de la gauche à Paris et Marseille semble avoir été accentuée. Explications.

Le

Paris: Questions au gouvernement Assemblee nationale
10min

Politique

« Atmosphère de putsch » au PS, où les opposants d’Olivier Faure cherchent à le mettre en minorité

Rien ne va plus au PS, où l’après municipales se transforme en règlement de compte. Le bureau national du PS en a été le cadre, avec un renversement d’alliance sur un texte. « Il y a une crise ouverte de direction du PS, car la majorité a changé et elle n’est plus celle du premier secrétaire », soutient l’ex-sénateur David Assouline. « Ça veut dire quoi mis en minorité ? » rétorque le porte-parole du PS, Arthur Delaporte, qui rappelle que le premier secrétaire est élu « jusqu’en 2028 ».

Le