Après les sifflets, Macron au contact des agriculteurs en colère
« Les yeux dans les yeux », Emmanuel Macron a répondu aux agriculteurs qui l’ont sifflé au Salon de l’agriculture. Le chef de l’Etat, qui passe la journée au salon, multiplie les échanges directs.

Après les sifflets, Macron au contact des agriculteurs en colère

« Les yeux dans les yeux », Emmanuel Macron a répondu aux agriculteurs qui l’ont sifflé au Salon de l’agriculture. Le chef de l’Etat, qui passe la journée au salon, multiplie les échanges directs.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Au contact. Copieusement chahuté et sifflé par des jeunes agriculteurs lors de sa visite au Salon de l’agriculture, Emmanuel Macron est retourné voir ceux qui lui ont réservé cet accueil. Le chef de l’Etat aime la joute oratoire et tenter de convaincre. D’autant plus si les caméras sont là. Le Président a tenu un langage direct, « les yeux dans les yeux »…

Interpellé sur le glyphosate, que la France interdira « au plus tard dans trois ans », Emmanuel Macron a expliqué que sur « le glyphosate, il n’y a aucun rapport qui dit que c’est innocent. Certains disent que c’est très dangereux, d’autres disent que c’est moyennement dangereux. Moi, j’aurai à répondre de ce que je fais, demain et après-demain. Dans le passé, on a dit que l’amiante n’était pas dangereux. Et les dirigeants, qui ont laissé passer, ils ont eu à répondre. Moi, les ouvriers agricoles, les consommateurs, qui demain diront vous aviez le glyphosate, vous le saviez et vous n’avez rien fait, ils me regarderont les yeux dans les yeux, ils n’iront pas vous chercher » s’énerve le chef de l’Etat.

Un agriculteur à Macron : « Vous vous calmez aussi s’il vous plaît ! »

En face, le jeune agriculteur ne veut pas se laisser faire : « Ça va. Nous, on est calme. Vous vous calmez s’il vous plaît là ! C’est quoi ces manières ? Merci pour les leçons ! » Emmanuel Macron, surpris par la réponse : « Attendez, vous m’avez sifflé dans le dos depuis tout à l’heure ! ». « Je vous engueule parce que j’aime pas qu’on me siffle derrière » explique le locataire de l’Elysée. « On est chez nous ici, Monsieur » lance encore l’agriculteur. « On est chez nous, tous. Ça s’appelle la France » recadre le Président.

L’échange continue plusieurs minutes. Et s’apaise. Le chef de l’Etat prend le temps d’expliquer sa position. A la fin, les deux jeunes agriculteurs, s’ils ne sont peut-être pas convaincus, apprécient : « Merci de vous être arrêté. Je compte sur vous, hein ! » Emmanuel Macron continue sa visite. Il a prévu de rester au salon toute la journée.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: discussion on the adoption of the special bill at the National Assembly
5min

Politique

Encadrement du temps de parole sur les réseaux sociaux : « Une très mauvaise réponse à une très bonne question » 

A travers une proposition de loi, le député Renaissance Paul Midy souhaite encadrer le temps de parole sur les réseaux sociaux durant les périodes électorales et leur appliquer des règles similaires à celles que respectent les médias audiovisuels. Le texte suscite un certain scepticisme, tant sur le plan juridique que sur le plan technique.

Le

Philippe
7min

Politique

Présidentielle : Edouard Philippe met en place son organigramme pour « élargir au maximum le socle » et dépasser Horizons

Le candidat à la présidentielle réunit les cadres d’Horizons, ce dimanche, à Reims, pour montrer qu’il est prêt, avec la mise en « place d’une architecture de campagne ». Mais il s’agit aussi de « passer à une autre phase » et « ne plus être simplement le candidat Horizons et le président d’Horizons », décrypte un proche, pour mieux s’adresser à l’ensemble des Français, dans la perspective de 2027, mais aussi accueillir de futurs soutiens…

Le

Controles au Poste Frontiere Franco-Italien de Menton
6min

Politique

Pacte européen sur la migration et l’asile : les sénateurs alertent le gouvernement sur le « défi logistique et financier » de sa transposition dans le droit français

A quelques jours de l’examen, au Sénat, du projet de loi habilitant le gouvernement à transposer par ordonnances le Pacte sur la migration, la commission des affaires européennes a remis plusieurs recommandations, ce jeudi 7 mai. L’occasion pour les élus de rappeler à l’exécutif son insatisfaction sur la méthode employée.

Le