Aquarius : Gérard Collomb demande le respect « du droit de la mer »
Lors des questions d’actualité au Sénat, Gérard Collomb a réagi au débarquement à Malte de 58 migrants recueillis par le navire Aquarius. "Une exigence" commandée par le « droit de la mer » rappelle le ministre de l’Intérieur.

Aquarius : Gérard Collomb demande le respect « du droit de la mer »

Lors des questions d’actualité au Sénat, Gérard Collomb a réagi au débarquement à Malte de 58 migrants recueillis par le navire Aquarius. "Une exigence" commandée par le « droit de la mer » rappelle le ministre de l’Intérieur.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

En ce jour de reprise des questions d’actualité au Sénat, la première question a porté sur le navire humanitaire Aquarius avec à son bord 58 migrants. Le gouvernement Maltais a autorisé le navire à accoster. Toutefois, un porte-parole du gouvernement maltais a déclaré que les migrants qui débarqueront à Malte seraient "immédiatement transférés dans quatre autres pays européens",. Plus tôt dans la journée, les associations SOS-Méditerranée et Médecins sans frontières avaient demandé solennellement à la France de donner son autorisation pour un débarquement à Marseille. La France avait quant à elle privilégié une solution européenne suggérant un débarquement à Malte.

Le sénateur socialiste, Jean-Yves Leconte a demandé "qu’un débat sur la politique de la France au regard de cette urgence humanitaire soit inscrit à l’ordre du jour du Sénat". "N’est ce pas une façon de se défausser que d’attendre qu’une solution soit trouvée au niveau européen, pour reprendre les éléments de langage diffusés par plusieurs ministres" a-t-il interrogé.

“Le droit de la mer prescrit que les navires ayant recueilli des naufragés en mer, doivent les débarquer dans le port le plus proche. L’Aquarius doit respecter cette exigence" a répondu Gérard Collomb.

" En matière d’humanisme et de solidarité, notre pays doit être premier de cordée, pas seulement en paroles mais en actes" lui a alors rétorqué le sénateur.

Budget : « Gouverner c’est choisir » rappelle Édouard Philippe

Le sénateur communiste, Éric Bocquet a ensuite interrogé le Premier ministre sur le budget 2019. "La richesse nous l’avons, ce qui manque, c’est la redistribution. La théorie du ruissellement à laquelle vous semblez croire encore n’a jamais fait la preuve de son efficacité. Anne ma sœur, Anne, ne vois-tu rien venir ?" (…) “Quand allez-vous enfin tourner le dos aux politiques d'austérité ?” l'a-t-il interpellé.

Édouard Philippe  a lui "assumé" le projet de loi de finances 2019 "car il s’inscrit exactement dans les engagements qui ont été pris par le président de la République (….) Le budget traduit la priorité des Français" a-t-il annoncé évoquant une augmentation des moyens pour la défense nationale, les armées, l’Intérieur, la Justice, l’Éducation nationale, l’enseignement supérieur, les infrastructures des transports et la transition écologique. Puis le Premier ministre a rappelé que le gouvernement devait faire des choix « pour tenir les finances publiques". "Gouverner c’est choisir. Nous avons plusieurs politiques publiques dans lesquelles les résultats ne sont pas là. Nous transformons donc les instruments” a-t-il poursuivi en prenant en guise d’exemple la réduction des contrats aidés.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le