Aquarius : la France appelle à une « solidarité européenne »
Lors du compte rendu du Conseil des ministres mardi, Benjamin Griveaux, le porte-parole de l’Élysée, a donné la réponse officielle du gouvernement concernant l’Aquarius.

Aquarius : la France appelle à une « solidarité européenne »

Lors du compte rendu du Conseil des ministres mardi, Benjamin Griveaux, le porte-parole de l’Élysée, a donné la réponse officielle du gouvernement concernant l’Aquarius.
Public Sénat

Par Maud Larivière

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Qui accueillera les personnes embarquées sur l’Aquarius ? Ni l’Italie, ni Malte, pourtant les plus proches géographiquement. La France ? Elle a brillé par son mutisme sur la scène publique, jusqu’au compte rendu du Conseil des ministres, mardi. C’est l’Espagne, finalement, qui s’est dévouée pour prendre en charge les 629 migrants.

« Nous sommes face à un sujet de droit international. Et il n’est pas question de créer un précédent qui permettrait demain, à des pays européens, de se défausser leurs propres responsabilités sur leurs partenaires » déclare Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, à la sortie du Conseil des ministres.

« Nous devons faire preuve, sur ce sujet, de solidarité entre les États membres de l’Union européenne, ce que n’a pas fait le gouvernement italien » rappelle-t-il.

L’Aquarius est pris dans les eaux territoriales libyennes. L’Italie après avoir catégoriquement refusé d’accueillir le navire, a fait le choix d’affréter deux bateaux pour débarquer les migrants en Espagne.

« La France apportera tout son concours, mais pas uniquement la France. C’est à une solidarité européenne que nous appelons, pour aider le gouvernement espagnol dans ce geste humanitaire qu’il a fait à l’endroit de ces plus de 600 personnes présentes sur l’Aquarius, afin d’avoir le meilleur traitement sur site » conclut-il.

Mardi matin, le porte-parole LREM, Gabriel Attal, avait réagi à notre micro, et estimé que la position du gouvernement italien était « à vomir ».

Partager cet article

Dans la même thématique

PARIS, Affaire Lyhanna, Manifestation interdite place Vendome.
6min

Politique

Affaire Lyhanna : que proposent les partis face aux « dysfonctionnements » de la justice ?

Les ratés judiciaires entourant le meurtre de la jeune Lyhanna n’en finissent plus de susciter l’indignation de tout le pays. Dès lors, la classe politique est amenée à se positionner. Alors que Sébastien Lecornu a présenté ses premières mesures, la gauche fustige le manque de moyens de la Justice et la droite épingle le laxisme des magistrats. Tour d’horizons des différentes propositions du gouvernement et des partis politiques.

Le

Des « menaces lourdes » d’ingérences numériques étrangères pèsent sur l’élection présidentielle, alerte Sébastien Lecornu
8min

Politique

Des « menaces lourdes » d’ingérences numériques étrangères pèsent sur l’élection présidentielle, alerte Sébastien Lecornu 

Après avoir rendu compte aux partis politiques des ingérences numériques étrangères durant les élections municipales, le Premier ministre a tiré le bilan des investigations et des moyens d’y répondre au cours d’une conférence de presse. Il commence à consulter les forces politiques en vue d’un projet de loi qui pourrait être débattu à l’automne.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
8min

Politique

Avec le retrait du plaider-coupable en matière criminel, « Gérald Darmanin fait de la politique sur le dos des victimes », regrette la rapporteure du texte au Sénat

Suite au rejet du projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes en commission des lois de l’Assemblée nationale mercredi, Gérald Darmanin a annoncé le retrait complet du « plaider-coupable » criminel, l’un des dispositifs les plus polémiques de son texte. Une « déception » pour les rapporteurs du texte au Sénat.

Le

Le Sénat rejette le projet de loi de financement de la Sécurité sociale en nouvelle lecture
9min

Politique

Protection de l’enfance examinée au Sénat en octobre : « Le texte aurait mérité d’être inscrit avant », pointe la sénatrice centriste Dominique Vérien

Face à l’émoi suscité par l’affaire Lyhanna, le gouvernement va profiter de l’examen du texte sur la protection de l’enfance pour ajouter de nouvelles mesures. Le Sénat n’examinera pas le texte avant le 8 octobre. Trop tard, pour la centriste Dominique Vérien. La présidente de la commission des lois, Muriel Jourda, interroge surtout le recours à ce projet de loi. « Réagir par un texte sans lien avec l’affaire Lyhanna revient à faire de la loi un outil de communication », pointe la sénatrice LR.

Le