Aquarius : la France appelle à une « solidarité européenne »
Lors du compte rendu du Conseil des ministres mardi, Benjamin Griveaux, le porte-parole de l’Élysée, a donné la réponse officielle du gouvernement concernant l’Aquarius.

Aquarius : la France appelle à une « solidarité européenne »

Lors du compte rendu du Conseil des ministres mardi, Benjamin Griveaux, le porte-parole de l’Élysée, a donné la réponse officielle du gouvernement concernant l’Aquarius.
Public Sénat

Par Maud Larivière

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Qui accueillera les personnes embarquées sur l’Aquarius ? Ni l’Italie, ni Malte, pourtant les plus proches géographiquement. La France ? Elle a brillé par son mutisme sur la scène publique, jusqu’au compte rendu du Conseil des ministres, mardi. C’est l’Espagne, finalement, qui s’est dévouée pour prendre en charge les 629 migrants.

« Nous sommes face à un sujet de droit international. Et il n’est pas question de créer un précédent qui permettrait demain, à des pays européens, de se défausser leurs propres responsabilités sur leurs partenaires » déclare Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, à la sortie du Conseil des ministres.

« Nous devons faire preuve, sur ce sujet, de solidarité entre les États membres de l’Union européenne, ce que n’a pas fait le gouvernement italien » rappelle-t-il.

L’Aquarius est pris dans les eaux territoriales libyennes. L’Italie après avoir catégoriquement refusé d’accueillir le navire, a fait le choix d’affréter deux bateaux pour débarquer les migrants en Espagne.

« La France apportera tout son concours, mais pas uniquement la France. C’est à une solidarité européenne que nous appelons, pour aider le gouvernement espagnol dans ce geste humanitaire qu’il a fait à l’endroit de ces plus de 600 personnes présentes sur l’Aquarius, afin d’avoir le meilleur traitement sur site » conclut-il.

Mardi matin, le porte-parole LREM, Gabriel Attal, avait réagi à notre micro, et estimé que la position du gouvernement italien était « à vomir ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Current affairs question session with the government – Politics
4min

Politique

Sénatoriales 2026 : le Parti socialiste lance ses troupes dans la bataille pour conserver sa place de second groupe au Sénat

À un peu plus de trois mois du renouvellement de la moitié du Sénat, le Parti socialiste a dévoilé une première vague de 73 candidats et chefs de file dans les départements concernés par le scrutin du 27 septembre 2026. Fort de son implantation locale consolidée lors des dernières municipales, le PS entend défendre ses positions et préserver sa place de deuxième groupe de la Haute Assemblée.

Le

Chômage après une rupture conventionnelle : le Sénat rétablit la réduction de la durée d’indemnisation
5min

Politique

Centres communaux d’action sociale : un amendement du Sénat fait craindre « une casse du système de solidarité »

Un amendement de la droite sénatoriale soutenu par le gouvernement dans le cadre de l’examen du projet de loi de Simplification des normes, prévoit de rendre facultative la création de centres communaux d’action sociale (CCAS). La majorité sénatoriale défend le principe de libre administration des collectivités, quand la gauche dénonce une future casse du système de solidarité.

Le

MELUN:  Elections senatoriales
4min

Politique

Sénatoriales 2026 :  mode de scrutin, départements concernés, enjeux politiques...Tout comprendre des élections du 27 septembre en six questions 

Les sénatoriales sont les prochaines élections à se tenir en France. Tous les trois ans, le Sénat est renouvelé par moitié : ce sont ainsi 63 départements et une circonscription des Français de l’étranger qui sont concernés. La rédaction de Public Sénat fait le point sur le prochain renouvellement de la chambre haute.

Le