L'écrivaine Ariane Fornia, qui accuse Pierre Joxe d'agression sexuelle lors d'une soirée à l'opéra à Paris en 2010, a maintenu mardi sa version après que l'ancien ministre a dénoncé "un tissu de contre-vérités" en lui demandant "des excuses écrites et publiques".
"Non seulement il n'aura pas mes excuses, mais je maintiens absolument tout ce que j'ai dit. C'est la vérité, il ment et je dis vrai", a déclaré sur RTL Mme Fornia, qualifiant "d'immonde et d'une obscénité inouïe" les demandes d'excuses de M. Joxe.
"J'espérais naïvement que j'aurais des excuses de sa part, qu'il me dirait +oui j'ai eu un moment d'égarement, je suis désolé, etc...+ J'aurais été prête à (les) accepter", a expliqué l'écrivaine, par ailleurs fille de l'ex-ministre sarkozyste Éric Besson.
Désormais, elle dit attendre "soit ses excuses", soit qu'il aille "jusqu'au bout de sa citation en diffamation".
Mme Fornia ne porte pas plainte car les faits sont prescrits. "Parce que les faits sont prescrits, M. Joxe est préservé d'une enquête judiciaire", a expliqué mardi l'avocat d'Ariane Fornia, Jean-Marc Fédida, interrogé par l'AFP.
Pierre Joxe, le 19 décembre 2014 à Paris
AFP/Archives
Dans un post de blog publié le 18 octobre et intitulé "#moiaussi: pour que la honte change de camp", la jeune femme avait décrit une agression sexuelle par un "ancien ministre de Mitterrand", plus tard désigné comme Pierre Joxe, 82 ans aujourd'hui, lors d'une représentation à l'Opéra Bastille à Paris.
Décortiquant le texte de Mme Fornia, M. Joxe, ancien membre du Conseil constitutionnel et figure de la mitterrandie, a relevé lundi dans une déclaration écrite transmise à l'AFP "les contradictions qui minent ce récit (et) le discréditent entièrement".
Affirmant n'avoir été qu'une fois à l'Opéra Bastille "à l'époque évoquée", pour "une représentation de L'Or du Rhin" de Richard Wagner, Pierre Joxe a noté que, dans son récit, son accusatrice expliquait ne pas arriver à se "concentrer sur la mort des Dieux et les vocalises de la cantatrice".
"Il n'est pas question de la +mort des Dieux+ dans L’Or du Rhin", a rétorqué M. Joxe. Et "on n’y entend pas non plus de +vocalises+", a-t-il insisté.
Une défense "complètement ridicule" qui a fait bondir Mme Fornia, s'excusant avec ironie "d'avoir oblitéré le souvenir de ce qui se passait sur scène à cause de ce qui se passait sur ma cuisse".
Le sénateur (LR) Jean-François Husson ressort mécontent d’une réunion sur les perspectives des finances publiques, à laquelle a participé le gouvernement, des parlementaires, des représentants des collectivités locales ou encore de la Sécurité sociale. « Beaucoup de communication et très peu d’action », déplore le sénateur. Bercy annonce des mesures supplémentaires de freinage de la dépense, à hauteur de 3 milliards d’euros.
Coup de théâtre dans l’affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN, la Cour d’appel n’a pas suivi les réquisitions du parquet et a réduit la peine d’inéligibilité de Marine Le Pen de 5 ans à 45 mois dont 30 mois avec sursis et à une peine de trois ans de prison ferme dont un an sous bracelet électronique. Elle pourrait donc être candidate à l’élection présidentielle.
A l’issue du délibéré, dans l’affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN, la cour d’appel de Paris a revu à la baisse la condamnation de la députée RN. Condamnée à 45 mois d'inéligibilité, dont 30 avec sursis, elle peut en théorie être candidate à la présidentielle de 2027, mais la cour d'appel de Paris l'a aussi condamnée à un an de prison aménageable sous bracelet électronique. Or, Marine Le Pen a d’ores et déjà estimé qu’il ne lui serait « pas possible » de faire campagne dans ces conditions. La décision d’être candidate lui revient.
Le candidat à la présidentielle et sénateur LR a appelé la justice à être « impartiale », affirmant au micro de BFMTV que « les hommes et femmes politiques ne sont ni en dessous des lois, ni au-dessus », à quelques heures de la décision de la Cour d’appel sur le sort de Marine Le Pen dans l’affaire des assistants parlementaires. Que la leader du RN soit jugée inéligible ou non, « ça ne changera rien » en vue de la présidentielle, assure-t-il.