Asile-immigration: le député Jean-Michel Clément quitte le groupe LREM après avoir voté contre le texte
Le député La République en marche Jean-Michel Clément a annoncé dimanche soir qu'il quittait le groupe LREM après avoir voté...

Asile-immigration: le député Jean-Michel Clément quitte le groupe LREM après avoir voté contre le texte

Le député La République en marche Jean-Michel Clément a annoncé dimanche soir qu'il quittait le groupe LREM après avoir voté...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le député La République en marche Jean-Michel Clément a annoncé dimanche soir qu'il quittait le groupe LREM après avoir voté contre le projet de loi asile-immigration, adopté en première lecture à l'Assemblée nationale.

"Afin d’éviter que mon vote nourrisse quelques interprétations ambiguës ou farfelues, d’où qu’elles viennent, j’ai décidé de me mettre en congé du groupe parlementaire La République en Marche à compter de ce jour", a déclaré M. Clément (ex-PS) anticipant ainsi sa probable exclusion par le président du groupe LREM à l'Assemblée nationale Richard Ferrand.

"Sur ce sujet, comme pour d’autres à venir, lois bioéthiques ou fin de vie, je pense n’avoir fait ici qu’en appeler à ma conscience pour fonder mon vote", a fait valoir l'élu de la Vienne.

"Mon engagement politique s’est toujours inscrit dans un collectif. Acceptant les compromis, sans pour autant renoncer à ma liberté. Une liberté encore plus précieuse quand elle touche à ma conscience", a souligné M. Clément.

S'agissant de ce projet de loi, "je ne suis pas sûr que nous envoyions aux citoyens du monde le message universaliste qui a toujours été le nôtre", a-t-il ajouté.

M. Clément "pensait sincèrement que la complexité de ce sujet impliquait que chaque parlementaire de notre groupe soit libre dans son expression et dans son vote. Cela n’a pu être le cas, et je le regrette".

Richard Ferrand avait menacé tout député LREM votant contre ce texte important du gouvernement d'exclusion du groupe. "Abstention, péché véniel, vote contre, péché mortel", avait-il fait valoir.

14 députés LREM se sont pour leur part abstenus sur ce projet de loi.

Dans une lettre de réponse à M. Clément, Richard Ferrand le remercie pour son courrier qui "constate qu'il enfreint nos règles et en tire les conséquences".

"J'accepte votre mise en congé du groupe La République en marche à compter de ce jour, conscient par ailleurs que votre soutien aux choix de la majorité n'avait jusqu'à ce jour jamais fait défaut", souligne M. Ferrand, qui "ne doute pas" que le député de la Vienne "continuera à porter l'essentiel des orientations du président de la République".

Un autre ancien député PS frondeur a aussitôt félicité Jean-Michel Clément pour son vote. "Ma reconnaissance et ma sympathie à qui m'accompagna sur ma première responsabilité de parlementaire à l'été 2012 (harcèlement sexuel). Son vote contre la loi l'honore. Il a annoncé dans la foulée qu'il quittait le groupe ", a tweeté Gérard Sebaoun.

Sur Facebook, les Jeunes socialistes de la Vienne ont eux appelé M. Clément à rejoindre son ancien parti: "il est encore temps pour toi de retrouver ta famille. Ton mandat de député peut encore s'exercer aux côtés de tes camarades socialistes afin de peser de ton expérience contre cette politique qui est une honte pour notre République".

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Suspension of session of Appeal trial of Marine Le Pen
2min

Politique

Procès en appel des assistants FN : le parquet requiert quatre ans de prison, dont un ferme, et cinq ans d’inéligibilité contre Marine Le Pen, mais sans application immédiate

Trois semaines après l’ouverture du procès en appel de Marine Le Pen et de dix autres prévenus dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national (devenu Rassemblement national), le parquet a présenté ses réquisitions ce mardi. En première instance, Marine Le Pen avait été condamnée à 4 ans de prison, dont 2 avec sursis, 5 ans d’inéligibilité avec exécution provisoire.

Le

Conference pour la relance economique de la ville de Paris
11min

Politique

« Manipulation », « coups de billard », « roue de secours » : la campagne des municipales se tend à Paris, alors que cinq candidats pourraient se retrouver au second tour

Un sondage, qui ouvre pour la premier fois la voie au maintien de cinq candidats au second tour, avec Sarah Knafo qui atteint les 10 %, pourrait « changer tout » à l’issue du scrutin. La candidate Reconquête devient « un caillou dans la chaussure de Dati », qui ne progresse pas, relève-t-on à gauche, alors que du côté de Pierre-Yves Bournazel, la tension est palpable, un élu Horizon l’accusant de vouloir « faire élire un maire de gauche ». Pour éviter la dispersion, les équipes de Dati et de Grégoire misent sur « le vote utile ».

Le

7min

Politique

Réintroduction de l’acétamipride : le sénateur Laurent Duplomb repasse à l’offensive

Après la censure du Conseil constitutionnel de certaines dispositions de sa proposition de loi l’été dernier, le sénateur Laurent Duplomb a déposé un nouveau texte au Sénat, soutenu par plusieurs groupes politiques. L’objectif : réintroduire, pour certaines cultures, deux insecticides néonicotinoïdes, en adaptant la copie aux réserves émises par les Sages. Une initiative dénoncée par les Écologistes.

Le