Asselineau se pose en défenseur de l’indépendance nationale
François Asselineau, candidat à la présidentielle sous les couleurs de son parti UPR, a défendu lundi soir ses propositions de...

Asselineau se pose en défenseur de l’indépendance nationale

François Asselineau, candidat à la présidentielle sous les couleurs de son parti UPR, a défendu lundi soir ses propositions de...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

François Asselineau, candidat à la présidentielle sous les couleurs de son parti UPR, a défendu lundi soir ses propositions de sortie de l'UE ou de renationalisations d'entreprises au nom de "l'indépendance nationale", et récusé tout complotisme.

Pour la première fois candidat après une tentative ratée en 2012 de réunir ses 500 parrainages, M. Asselineau a justifié son programme de sortie de l'UE, de l'euro ou du commandement intégré de l'Otan au JT de TF1, "pas par nostalgie, xénophobie" mais parce qu'à ses yeux, "l'indépendance nationale, c'est la même chose que la démocratie".

Interrogé sur les éventuelles difficultés que poserait une sortie de la monnaie unique, ce partisan d'un "Frexit" a rétorqué: "Est-ce que vous vous rendez compte de ce qui se passe si on reste? 1.000 personnes basculent en dessous du seuil de pauvreté chaque jour et pratiquement un agriculteur se suicide chaque jour (...) L'euro est en train d'amener au désastre en Italie ou en Grèce".

Dénonçant aussi un document de la commission européenne sur la politique économique et sociale française en 2017, M. Asselineau a affirmé que, lui excepté, "le président que les Français vont élire sera obligé d'appliquer ces directives" impliquant "ubérisation généralisée" ou "baisse des prestations chômage, suppression du Smic".

Ce diplômé de HEC a plaidé pour "inscrire dans la Constitution que les grands services publics, EDF, GDF, la SNCF, la Poste, France Télécom, la Sécurité sociale ou les sociétés d'autoroutes doivent être nationalisés".

A une question sur les thèses aux relents complotistes qu'il relaye, comme sur Robert Schuman, co-fondateur de l'UE, qui aurait été agent de la CIA, cet ancien de cabinets ministériels de droite a invoqué le "magazine Historia qui met par exemple que la CIA a payé la construction européenne", entre autres.

Et ses thèses selon lesquelles l'émergence de Boko Haram ou Daech aurait été ourdie par les services de renseignements américains? "Votre collègue de BFM nous explique que le FBI a aidé des musulmans à commettre des attentats. Ce n'est pas moi, mais on me traite de complotiste", a-t-il répondu, invoquant aussi "Le Monde".

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: discussion on the adoption of the special bill at the National Assembly
5min

Politique

Encadrement du temps de parole sur les réseaux sociaux : « Une très mauvaise réponse à une très bonne question » 

A travers une proposition de loi, le député Renaissance Paul Midy souhaite encadrer le temps de parole sur les réseaux sociaux durant les périodes électorales et leur appliquer des règles similaires à celles que respectent les médias audiovisuels. Le texte suscite un certain scepticisme, tant sur le plan juridique que sur le plan technique.

Le

Philippe
7min

Politique

Présidentielle : Edouard Philippe met en place son organigramme pour « élargir au maximum le socle » et dépasser Horizons

Le candidat à la présidentielle réunit les cadres d’Horizons, ce dimanche, à Reims, pour montrer qu’il est prêt, avec la mise en « place d’une architecture de campagne ». Mais il s’agit aussi de « passer à une autre phase » et « ne plus être simplement le candidat Horizons et le président d’Horizons », décrypte un proche, pour mieux s’adresser à l’ensemble des Français, dans la perspective de 2027, mais aussi accueillir de futurs soutiens…

Le

Controles au Poste Frontiere Franco-Italien de Menton
6min

Politique

Pacte européen sur la migration et l’asile : les sénateurs alertent le gouvernement sur le « défi logistique et financier » de sa transposition dans le droit français

A quelques jours de l’examen, au Sénat, du projet de loi habilitant le gouvernement à transposer par ordonnances le Pacte sur la migration, la commission des affaires européennes a remis plusieurs recommandations, ce jeudi 7 mai. L’occasion pour les élus de rappeler à l’exécutif son insatisfaction sur la méthode employée.

Le