Assemblée: accrochage en Commission des Lois entre la présidente et un député LR
La présidente de la commission des Lois Yaël Braun-Pivet (LREM) a dénoncé mercredi des propos "misogynes" du député LR Robin Reda, coauteur d'un...

Assemblée: accrochage en Commission des Lois entre la présidente et un député LR

La présidente de la commission des Lois Yaël Braun-Pivet (LREM) a dénoncé mercredi des propos "misogynes" du député LR Robin Reda, coauteur d'un...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

La présidente de la commission des Lois Yaël Braun-Pivet (LREM) a dénoncé mercredi des propos "misogynes" du député LR Robin Reda, coauteur d'un rapport sur le cannabis à qui elle venait de faire un rappel au règlement, avant qu'il tente jeudi matin de couper court à la polémique.

En réunion de commission, Mme Braun-Pivet a jugé "pas courtois pour nos collègues et (...) dans l'intérêt ni de la commission, ni de l'Assemblée" que Robin Reda (LR) et Eric Pouillat (LREM), rapporteurs de la mission d'information sur le cannabis, aient communiqué leur rapport aux médias avant sa présentation au Palais Bourbon.

Elle leur a rappelé diverses règles "dont ils ont estimé pouvoir s'absoudre", déplorant que les autres membres de la commission des Lois n'aient pas eu "la primeur de leurs travaux", contrairement "au Parisien, à BFM ou à LCI", d'autant que ces travaux l'ont été "pour l'Assemblée nationale (...) et non pour le compte du gouvernement".

Après leur avoir lu le règlement, la députée des Yvelines a aussi lancé aux deux rapporteurs: "Je vous remercie de vous en souvenir et de ne pas réitérer ce genre d'actes".

Robin Reda a alors critiqué "le rappel au règlement quasi-maternel" de la présidente de commission, ce qu'elle a qualifié de "réflexion fort misogyne". "Non, je dis ça parce que vous pourriez être ma mère", a répondu le rapporteur LR, 26 ans, à la présidente, 47 ans.

"On serait à deux doigts de vous proposer un peu de stupéfiant" pour "apaiser" les débats, a-t-il ajouté dans un sourire.

Sur Twitter, l'ex-maire de Juvisy-sur-Orge a ensuite tenté jeudi de clore l'épisode. "Chère , ce propos excessif n'est ni dans mon habitude ni dans mon ADN politique Je m'en excuse sincèrement avec l'espoir d'en revenir rapidement au débat de fond", a-t-il écrit.

La présidente de la commission des Lois Yaël Braun-Pivet (LREM), le 28 juillet 2017 à l'Assemblée nationale à Paris
La présidente de la commission des Lois Yaël Braun-Pivet (LREM), le 28 juillet 2017 à l'Assemblée nationale à Paris
AFP/Archives

En commission, il avait stigmatisé l'"attitude vraiment déplorable" de Mme Braun-Pivet, et regretté "l'inscription très tardive à l'ordre du jour de ce rapport", qui préconise deux solutions vers la dépénalisation du cannabis pour permettre aux forces de l'ordre de concentrer leurs efforts sur la lutte contre les trafics.

"C'est extrêmement déloyal", avait répliqué Mme Braun-Pivet, affirmant notamment qu'une date initiale, en décembre, avait été repoussée à sa demande à lui.

La secrétaire d'Etat chargée de l'égalité femmes/hommes Marlène Schiappa a jugé sur Twitter qu'"une femme de pouvoir n'est pas forcément une figure maternelle (...) Sexisme en politique, 2018... Illustration du combat culturel qu'il nous reste à mener. Ma solidarité à ".

Vice-présidente du groupe LREM, Coralie Dubost a jugé sur le réseau social que "le propos était lamentable, les commissaires lois ont exprimé leur soutien à leur Le changement des pratiques, une affaire de toutes & tous, au quotidien".

Parmi d'autres critiques LREM, Denis Masséglia a jugé que ces propos "pas acceptables au sein de l' doivent être sanctionnés".

Partager cet article

Dans la même thématique

Assemblée: accrochage en Commission des Lois entre la présidente et un député LR
6min

Politique

Mobilisation de la jeunesse : « Nous avons construit un État-providence qui fonctionne seulement pour les adultes », reconnaît cette eurodéputée

Une Europe en ébullition sociale. De la France à l'Italie, en passant par la Belgique, la Grèce ou l'Allemagne, une vague de contestation secoue les capitales de l'Union. Nés de mouvements lycéens et étudiants initiés en France, ces soulèvements traduisent un malaise profond touchant l'avenir de la jeunesse, la crise du logement et l'effritement du pouvoir d'achat. Face à ce front commun qui surprend les gouvernements européens, des syndicats et des associations issus de sept pays appellent à des manifestations coordonnées pour la fin du mois de novembre.

Le

France : Edouard Philippe visits Zuydcoote to discuss immigration
10min

Politique

« La fébrilité est de leur côté, pas du sien » : sous pression du camp Attal et Retailleau, Edouard Philippe reste droit dans ses bottes et refuse la primaire

Après Gabriel Attal et David Lisnard, Bruno Retailleau s’est rangé à l’idée de primaire de la droite et du centre, au point de commencer à y travailler. Si le candidat Horizons ne change pas d’avis, « il portera seul la responsabilité de la division », prévient Laurence Garnier, porte-parole de Bruno Retailleau. « On attend du prochain chef de l’Etat qu’il sache résister à la pression de Trump ou Poutine, ce n’est pas celle des candidats mal partis qui fera fléchir Edouard Philippe », rétorque Nathalie Loiseau, porte-parole d’Edouard Philippe…

Le

Paris: JM Melenchon conference de presse comptes publics
8min

Politique

Présidentielle 2027 : avec la « Nouvelle France », Jean-Luc Mélenchon fait de l’écologie la clé de voûte de son programme

Avec 1 069 mesures, dont 238 nouvelles, La France insoumise dévoile vendredi 6 novembre une nouvelle édition de son programme présidentiel, L’Avenir en commun. Si les marqueurs historiques du mouvement sont largement reconduits, l’écologie en devient la porte d’entrée. Derrière ce changement de priorité, Jean-Luc Mélenchon cherche à imposer un nouveau récit, celui de la « Nouvelle France », qui succède à l’« union populaire » de 2022.

Le