Assemblée: Le Gendre saisit la déontologue après la nomination de son épouse à la FDJ
Le patron des députés LREM Gilles Le Gendre a annoncé lundi qu'il avait saisi la déontologue de l'Assemblée nationale, en réponse...

Assemblée: Le Gendre saisit la déontologue après la nomination de son épouse à la FDJ

Le patron des députés LREM Gilles Le Gendre a annoncé lundi qu'il avait saisi la déontologue de l'Assemblée nationale, en réponse...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le patron des députés LREM Gilles Le Gendre a annoncé lundi qu'il avait saisi la déontologue de l'Assemblée nationale, en réponse à la polémique entourant la nomination de son épouse à la Française des Jeux en pleine adoption d'une loi prévoyant sa privatisation.

"Pour lever définitivement tous les doutes, je vous informe que j'ai saisi la déontologue de l'Assemblée nationale", a indiqué M. Le Gendre dans un courrier envoyé aux députés LREM que l'AFP s'est procuré.

"Elle me dira si des erreurs ont pu être commises dans l'exercice de mon mandat et ses conclusions nous donneront une indication précieuse sur la meilleure manière de gérer ce genre de situation à l'avenir", a ajouté le président du groupe.

M. Le Gendre essuie une vive polémique depuis jeudi dernier et l'annonce de la nomination de son épouse, Raphaële Rabatal, comme directrice de la communication de la Française des jeux, juste avant l'adoption définitive de la loi Pacte qui prévoit sa privatisation.

Plusieurs élus d'opposition ont dénoncé cette concomitance. "Ca s'appelle un conflit d'intérêts", a ainsi lancé la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen dimanche, quand le patron des Républicains Laurent Wauquiez a évoqué un "soupçon extrêmement lourd de conflit d'intérêts" qui devrait conduire Mme Rabatel à "renoncer" à ce poste.

Le député de Paris a récusé lundi dans sa missive ces "insinuations malveillantes", en soulignant d'abord que son épouse était une "professionnelle de la communication depuis trente ans" et qu'il n'avait été "en rien associé à son recrutement réalisé dans les règles".

"Ses nouvelles fonctions excluent toute relation avec les parlementaires", a également fait valoir M. Le Gendre.

"Le calendrier de l'annonce de ce recrutement est grandement responsable du déclenchement de cette polémique", a souligné M. Le Gendre en arguant que la FDJ avait choisi "d'anticiper" l'officialisation de la nomination de Mme Rabatel car "la presse s'apprêtait à faire fuite l'information".

"Tout prétexte est bon pour porter atteinte à l'honneur d'un responsable politique", a encore déploré M. Le Gendre.

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le