Assistant d’europarlementaire : J.-M. Le Pen conteste sa sanction devant le tribunal de l’UE
Le président d'honneur du Front national, Jean-Marie Le Pen, se rend jeudi devant le tribunal de l'Union européenne (TUE) à...

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Le président d'honneur du Front national, Jean-Marie Le Pen, se rend jeudi devant le tribunal de l'Union européenne (TUE) à Luxembourg, où il entend contester la sanction financière dont il fait l'objet de la part du Parlement européen, sur fonds d'emploi fictif présumé.

Le Parlement réclame à l'eurodéputé 320.000 euros pour l'emploi comme assistant entre 2009 et 2014 de Jean-François Jalkh, un cadre du parti.

Ce dernier était notamment devenu en 2010 secrétaire général du FN par intérim, avec pour mission d'organiser le congrès de succession de Jean-Marie Le Pen.

Pour l'institution européenne, "M. Jalkh a cumulé l'exercice de deux fonctions, ce qui d'une part rend impossible l'accomplissement contractuel de ses fonctions d'assistant parlementaire, et d'autre part contrevient au contrat de travail conclu avec le député".

Le Parlement a déjà commencé à récupérer les sommes litigieuses, en ne versant à Jean-Marie Le Pen de la moitié de son indemnité d’élu (3.100 euros mensuels au lieu de 6.200), de la moitié de son indemnité de séjour et de la totalité de ses frais de secrétariat.

"Jean-Marie Le Pen se rendra devant le tribunal pour démontrer la réalité de cet emploi d'assistant parlementaire. Il est très offensif", a indiqué à l'AFP Lorrain de Saint Affrique, un proche du co-fondateur du Front national.

"S'estimant victime d'une persécution politique, M. Le Pen entend faire reconnaître sa totale bonne foi et démontrer que les soupçons d'emploi fictif qui le visent sont, en coulisses, l'oeuvre d'adversaires idéologiques décidés à faire taire un opposant par tous moyens", a encore indiqué l'eurodéputé dans un communiqué.

Jean-François Jaklh a depuis été lui-même élu député européen en 2014.

Il a également été l'éphémère président par intérim du Front national pendant trois jours, entre les deux tours de l'élection présidentielle 2007, avant qu'une polémique sur d'anciens propos considérés comme négationnistes ne le rattrapent.

Ironie de l'histoire, M. Jalkh présidait le bureau exécutif du Front national qui avait décidé d'exclure Jean-Marie Le Pen du parti, en août 2015.

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