Assistants d’eurodéputés MoDem: Marielle de Sarnez entendue par les juges
La vice-présidente du MoDem Marielle de Sarnez était interrogée mercredi en vue d'une mise en examen par les juges chargés de l...

Assistants d’eurodéputés MoDem: Marielle de Sarnez entendue par les juges

La vice-présidente du MoDem Marielle de Sarnez était interrogée mercredi en vue d'une mise en examen par les juges chargés de l...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

La vice-présidente du MoDem Marielle de Sarnez était interrogée mercredi en vue d'une mise en examen par les juges chargés de l'enquête sur les emplois présumés fictifs des assistants de députés européens, a-t-on appris de sources concordantes.

Mme de Sarnez est arrivée vers 11H00 au tribunal de Paris, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Elle était convoquée par les magistrats du pôle financier du tribunal en vue d'une mise en examen, selon des sources proches du dossier.

Depuis le 15 novembre, plusieurs personnes, dont l'ex-eurodéputée et actuelle vice-gouverneure de la Banque de France Sylvie Goulard, l'ancien garde des Sceaux Michel Mercier et le directeur financier du parti centriste Alexandre Nardella, ont été mises en examen dans ce dossier.

Le président du MoDem François Bayrou est pour sa part convoqué vendredi.

Les juges cherchent à déterminer si des collaborateurs parlementaires ont été rémunérés par les fonds du Parlement européen alors qu'ils étaient en réalité affectés à d'autres tâches pour le parti centriste.

L'ouverture d'une enquête préliminaire du parquet de Paris, en juin 2017, avait entraîné la démission de M. Bayrou du poste de ministre de la Justice, de même que celles de Marielle de Sarnez du poste de ministre des Affaires européennes et de Sylvie Goulard du poste de ministre des Armées.

Marielle de Sarnez, qui fut élue au Parlement européen de 1999 à 2017, a été mise en cause par plusieurs protagonistes du dossier, dont une ancienne assistante, Karine Aouadj, qui affirme n'avoir jamais réellement exercé de tâches liées au Parlement européen et avoir plutôt été son assistante personnelle.

Devant les enquêteurs de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (Oclciff) à Nanterre les 11 et 12 septembre, la responsable politique a qualifié ces affirmations d'"affabulation".

Elle a par ailleurs insisté sur le fait qu'au sein du MoDem sa fonction était "purement politique".

"Je n'étais pas en charge du fonctionnement du parti, je n'avais pas de fonction administrative au sein du parti ni de responsabilité sur un domaine particulier au parti", a-t-elle dit.

Le MoDem n'est pas la seule formation politique dans le viseur de la justice pour des emplois présumés fictifs au parlement européen. Des enquêtes similaires ont ainsi été ouvertes pour La France Insoumise (LFI) et pour le Front national (FN). Dans cette dernière, une vingtaine de personnes, dont Marine Le Pen, ont été mises en examen.

Partager cet article

Dans la même thématique

Second round legislative election-Dijon
11min

Politique

Municipales : les points chauds à suivre dimanche pour le premier tour

De Paris, que la gauche tente de conserver face à la droite de Rachida Dati, à Lyon, où les écologistes sont menacés par Jean-Michel Aulas, en passant par Le Havre, où Edouard Philippe joue son avenir, ou encore Nice, où Eric Ciotti et Christian Estrosi se mènent une guerre fratricide, tour d’horizons des principales villes à suivre pour le premier tour des municipales.

Le

Élections municipales 2026 : l’incertitude de l’ampleur du rebond de la participation
5min

Politique

Élections municipales 2026 : l’incertitude sur l’ampleur de la participation

Après une forte abstention lors des dernières élections municipales de 2020, le scrutin de dimanche devrait être marqué par un rebond logique de la participation. L’ampleur du retour des électeurs dans les urnes fait partie des grandes inconnues. Certains instituts rappellent que le déclin de la mobilisation est devenu structurel depuis les années 90.

Le

Iraq France
5min

Politique

Mort d’un soldat français en Irak : le « pouvoir terroriste d’Iran » fait payer à la France son implication militaire dans la région

Une attaque de drones a ciblé une base militaire dans le nord de l’Irak, faisant un mort et six blessés parmi les forces françaises engagées en soutien des Kurdes. Derrière cette frappe menée vraisemblablement par un groupe pro-iranien, les exhortations du régime islamique à faire payer à la France le prix de son soutien militaire dans la région sont en cause. Une énième illustration de la stratégie iranienne de réplique tous azimuts.

Le