Attentat: Hamon juge « sordide » la « surenchère politique »
Benoît Hamon, candidat du PS à l'élection présidentielle, a jugé vendredi "sordide" la "surenchère" politique autour des...

Attentat: Hamon juge « sordide » la « surenchère politique »

Benoît Hamon, candidat du PS à l'élection présidentielle, a jugé vendredi "sordide" la "surenchère" politique autour des...
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Benoît Hamon, candidat du PS à l'élection présidentielle, a jugé vendredi "sordide" la "surenchère" politique autour des attentats, après l'attaque des Champs-Elysées, et déploré plus généralement une campagne présidentielle digne d'une "société du spectacle".

"La démocratie ne peut pas s'arrêter, être empêchée par un acte terroriste, et le débat démocratique ira jusqu'au bout", a réagi M. Hamon sur RMC et BFMTV.

"La surenchère, je la trouve sordide sur ces questions-là", a également déclaré le candidat du PS, visant Marine Le Pen qui a récemment déclaré qu'avec elle, les attentats de Mohammed Merah ou du Bataclan n'auraient pas eu lieu.

"Ce sont les moyens qui doivent être consacrés au renseignement et à la lutte contre l'islamisme radical qui me semblent être les priorités". "Ce sont aussi des effectifs dont nous avons besoin, de mieux mailler le territoire, d'organiser des coopérations entre nos services de renseignement beaucoup plus solides qu'elles ne le sont parfois, et avec le renseignement européen", a prôné M. Hamon.

A quelques heures de la clôture de la campagne officielle avant le premier tour, l'ancien ministre a déploré une campagne "d'acteurs" digne d'une "société du spectacle". "Quand on rentre dans les programmes, il y a quand même de vraies zones de flou chez plusieurs candidats".

Le bilan de François Hollande est-il bon ? "Sur certains points, en matière d'éducation, à l’évidence, oui". "Globalement le chômage a un peu baissé, la pauvreté est stabilisée. Les inégalités, c'est difficile à percevoir...".

"Globalement d’où vient la déception ?", a-t-il ajouté. "Du sentiment justement que ce bilan n'est pas assez bon et qu'il aurait pu être bien meilleur si nous avions fait d'autres choix politiques. C'est de cela que vient la déception à gauche. Sinon, honnêtement, qui serait à ma place ? François Hollande ? Et qui serait encore à ma place s'il n'avait pas été ? Manuel Valls ? Donc voilà", a-t-il analysé.

Que fera-t-il en cas d'élimination au premier tour ? "On en parlera dimanche". "En toute hypothèse, si l'extrême droite est au second tour, je voterai contre".

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