Au Sénat, les représentants des parlements de l’UE condamnent l’invasion russe
Réunis dans le cadre de la conférence interparlementaire sur la politique étrangère et de sécurité commune (PESC), les représentants des commissions des affaires étrangères des parlements nationaux de l’Union européenne ont adopté une déclaration commune condamnant l’offensive militaire en cours et expriment leur solidarité à l’égard du gouvernement et du peuple ukrainien.

Au Sénat, les représentants des parlements de l’UE condamnent l’invasion russe

Réunis dans le cadre de la conférence interparlementaire sur la politique étrangère et de sécurité commune (PESC), les représentants des commissions des affaires étrangères des parlements nationaux de l’Union européenne ont adopté une déclaration commune condamnant l’offensive militaire en cours et expriment leur solidarité à l’égard du gouvernement et du peuple ukrainien.
Public Sénat

Par Louis Dubar

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

L’invasion de l’Ukraine par la Russie a chamboulé l’ordre du jour de la 20ème conférence interparlementaire qui s’est tenue au Sénat ce 25 février. Les délégations provenant des différents parlements nationaux des Etats-membres de l’Union Européenne et du parlement européen étaient invitées à débattre de la politique étrangère et de sécurité commune. C’est la première fois depuis 2020 que la conférence se réunissait à nouveau. L’invasion militaire russe de l’Ukraine a réorienté le travail des parlementaires.

Une condamnation unanime

Les délégations européennes réunies au Palais du Luxembourg ont adopté par consensus une déclaration commune condamnant « avec la plus grande fermeté » les actions militaires menées par le Kremlin en Ukraine. L’invasion est décrite par les parlementaires comme une « violation flagrante des principes reconnus par la communauté internationale et des engagements contractés par la Russie. » Les Européens affirment leur solidarité « la plus absolue avec les autorités légitimes de l’Ukraine et le peuple ukrainien. » Les parlementaires des différents Etats-membres ont rappelé leur attachement à « la souveraineté et à l’intégrité territoriale » de l’Ukraine, notamment aux frontières reconnues par la communauté internationale, et demandent un retrait « immédiat et sans conditions des forces militaires déployées » par la Russie. Les délégations nationales interpellent « les instances parlementaires des organisations multilatérales à condamner l’invasion de l’Ukraine. »

Les parlementaires plaident pour l’application de sanctions « politiques, économiques, commerciales et financières d’une ampleur inédite […], applicables sans délais et établis en coordination avec nos parlementaires et nos alliés » à l’encontre de la Fédération de Russie. Les Européens invitent l’Union à s’engager activement au côté des Ukrainiens en apportant « un soutien massif et sans faille » aux autorités ukrainiennes en mettant à disposition des moyens économiques et humanitaires. L’aide d’urgence de 1,2 milliard d’euros accordée par la commission européenne au gouvernement ukrainien est également saluée par les représentants des 27 Etats membres.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le

Le Sénat
16min

Politique

Recul des LR, arrivée d’un groupe RN et la gauche qui veut limiter la casse : les enjeux des sénatoriales

Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».

Le

Au Sénat, les représentants des parlements de l’UE condamnent l’invasion russe
6min

Politique

Elections sénatoriales en Gironde : la droite favorite, le RN veut créer la surprise 

En Gironde, la droite et le centre abordent les élections sénatoriales en position de force, après plusieurs victoires aux dernières municipales. À gauche, cinq listes se disputent les voix des grands électeurs, tandis que le Rassemblement national espère profiter de la dispersion pour décrocher, pour la première fois, un siège dans le département.

Le

Election 2026 Republicans
7min

Politique

« Ça s’appelle de la corruption civile » : Donald Trump tente-t-il d’acheter ses électeurs en promettant des « dividendes » de 5000 dollars ?

À Dallas, ce mercredi 9 septembre, Donald Trump, le président américain promet 5 000 dollars à chaque adulte si son parti conserve la Chambre des représentants et le Sénat à l’issu des élections de mi-mandat. Une annonce spectaculaire, dont le financement reste flou et qui soulève des questions sur les limites entre promesse politique, incitation électorale et intégrité du scrutin.

Le