Aubry fustige Valls, Macron et tance Cambadélis
La maire PS de Lille Martine Aubry, soutien de Benoît Hamon pour la présidentielle, a fustigé l'attitude des socialistes, à...

Aubry fustige Valls, Macron et tance Cambadélis

La maire PS de Lille Martine Aubry, soutien de Benoît Hamon pour la présidentielle, a fustigé l'attitude des socialistes, à...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

La maire PS de Lille Martine Aubry, soutien de Benoît Hamon pour la présidentielle, a fustigé l'attitude des socialistes, à commencer par Manuel Valls, qui soutiennent Emmanuel Macron, qu'elle a qualifié de "candidat qui aime l'argent, pas les gens".

Accueillant Benoît Hamon à sa descente du train, Mme Aubry a déclaré devant quelque 3.000 personnes selon les journalistes et 5.000 selon les organisateurs que le ralliement de M. Valls à M. Macron n'était "pas une surprise" car "qui se ressemble s’assemble, finalement".

"Je pense que quand on ne respecte pas la parole donnée –et je pense à (ce qu'a fait) Macron avec le président de la République ou à Valls– quand les idées passent au second plan, quand les intérêts personnels et l’envie du pouvoir pour le pouvoir sont en premier lieu, eh bien on se ressemble et on s’assemble", a déclaré la maire de Lille en marge d'une visite d'usine.

Mme Aubry a rappelé au passage son engagement aux côtés de François Hollande, qui l'avait battue lors de la primaire socialiste en 2011. "La démocratie doit être respectée. Je l’avais fait, moi, au soir du deuxième tour quand François Hollande avait gagné la primaire", a-t-elle dit.

"Je comprends que certains Français soient écœurés, je le suis aussi. Cette campagne, avec les affaires Fillon et Le Pen, ne parle pas des vrais sujets des Français", a encore relevé l'ancienne ministre du Travail.

En meeting avec M. Hamon dans la soirée, à Lille, Martine Aubry a critiqué l'attitude du premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis. "A tous ceux qui nous disent +Je vais ailleurs mais je reste socialiste+, si j'étais premier secrétaire du parti socialiste, j'aurais dit : +non, on n'est pas socialiste par déclaration, on est socialiste quand on défend des valeurs qui sont les nôtres+, a-t-elle lancé sous des tonnerres d'applaudissements.

Etre socialiste, a-t-elle repris, "ce n'est pas soutenir François Hollande en 2012, qui disait + j'aime les gens et pas l'argent,+ et en 2017 (soutenir) le candidat qui aime l'argent et pas les gens".

Faisant référence à des propos du candidat d'En marche!, elle a stigmatisé celui qui "n'hésite pas à traiter d'alcooliques" des habitants du Pas-de-Calais (...) et de mal sapés des militants CGT". "Quel mépris!", s'est-elle indignée.

"Etre socialiste, ce n'est pas bazarder le code du travail", a encore insisté Mme Aubry, qualifiant M. Macron d'inspirateur majeur de la loi El Khomri".

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Bruno Retailleau annonce candidature elections presidentielles 2027
6min

Politique

Référendum sur l’immigration, primauté du droit national : le projet de Bruno Retailleau est-il faisable ?

En annonçant sa candidature à la présidentielle, le patron des Républicains a promis de « renverser la table » en redonnant la parole aux Français par des référendums sur l’immigration et la justice ou encore en redonnant la primauté du droit national sur les normes internationales. Problème, son projet nécessite de réviser la Constitution, et le sénateur de Vendée a déjà essayé, sans y parvenir ces dernières années.

Le

Présidentielle 2027 : chez LR, la tentation d’une primaire « plutôt ouverte » pour départager les candidats de la droite
7min

Politique

Présidentielle 2027 : chez LR, la tentation d’une primaire « plutôt ouverte » pour départager les candidats de la droite

La déclaration de candidature de Bruno Retailleau est loin de solder le problème complexe de la stratégie à adopter pour l’élection de 2027. Le groupe de travail sur le départage doit remettre ses travaux début mars. Plusieurs membres recommandent de ne pas se limiter à un processus de sélection trop resserré au seul parti LR.

Le

Aubry fustige Valls, Macron et tance Cambadélis
3min

Politique

Bruno Retailleau candidat à l'Elysée : « Il a été le ministre de l’immigration et de l’insécurité, maintenant il fait le beau et il parade », raille Laurent Jacobelli (RN)

Sur un positionnement très conservateur, la candidature de Bruno Retailleau à l’Elysée pourrait ramener dans le giron des LR les électeurs tentés par l’extrême droite. Le RN Laurent Jacobelli, invité de la matinale de Public Sénat, veut rappeler que le Vendéen a fait alliance avec les macronistes. Il épingle également son bilan sécuritaire et migratoire en tant que ministre de l’Intérieur.

Le

France Drugging Trial
3min

Politique

Condamnation de Joël Guerriau : Gérard Larcher a promis à Sandrine Josso de développer les formations à la lutte contre les violences sexuelles auprès des sénateurs

15 jours après la condamnation de l’ex-sénateur Joël Guerriau à quatre ans de prison, dont 18 mois ferme, pour avoir drogué en 2023 la députée Sandrine Josso en vue de la violer, Gérard Larcher a reçu l’élue mercredi soir pendant une heure. Le président du Sénat s’est engagé à développer les formations à la lutte contre les violences sexuelles auprès des sénateurs.

Le