Aurélien Pradié : « La manière dont on cible Nicolas Sarkozy me paraît insupportable »
Invité de l’émission Bonjour chez vous, le député Les Républicains dénonce un « traitement injuste » de l’ancien président de la République dans le procès « des écoutes » et pose la question de « la manière dont la justice est instrumentalisée ».

Aurélien Pradié : « La manière dont on cible Nicolas Sarkozy me paraît insupportable »

Invité de l’émission Bonjour chez vous, le député Les Républicains dénonce un « traitement injuste » de l’ancien président de la République dans le procès « des écoutes » et pose la question de « la manière dont la justice est instrumentalisée ».
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

De la prison ferme. 4 ans de prison, dont deux ans fermes ont été requis contre Nicolas Sarkozy, jugé pour corruption et trafic d’influence dans le procès dit « des écoutes », ce jeudi. Dans l’entourage de l’ancien président de la République, on pointe du doigt un « traitement injuste ». « Chacun peut porter le jugement politique qu’il veut sur Nicolas Sarkozy, mais est-ce qu’il mérite le traitement dont il fait l’objet depuis plusieurs années ? », réagit le député Les Républicains et secrétaire général du parti Aurélien Pradié, sur le plateau de Bonjour chez vous. « On a un ancien président de la République écouté sur des conversations privées, personnelles des mois durant, avec une méthode pour la justice qui relève de la barbouzerie de bout en bout. Je considère que ce réquisitoire est profondément injuste pour Nicolas Sarkozy », s’insurge le parlementaire. « Quand je vois la manière dont on traite beaucoup de nos délinquants et de nos criminels dans notre pays, la manière dont on cible Nicolas Sarkozy me paraît insupportable », continue Aurélien Pradié.

Pour Aurélien Pradié, la question se pose de la légalité de la procédure employée par le Parquet national financier (PNF) dans cette affaire. « Il y a un vrai sujet pour ceux qui ont lancé les investigations », estime-t-il. « Notamment les écoutes : certaines sont tout à faire illégales, et on ne peut pas considérer que la justice soit totalement au-dessus des règles, notamment ces règles-là. » S’il assume, en « sarkozyste » défendre l’ancien chef de l’Etat, le secrétaire général des Républicains assure que c’est également « le parlementaire qui s’inquiète ». « Dans cette histoire, au-delà du sarkozyste qui défend Nicolas Sarkozy, c’est aussi le parlementaire qui s’inquiète de la manière dont la justice peut être instrumentalisée ou s’instrumentaliser elle-même. Parce que je ne pense pas que dans cette affaire la justice sorte grandie », estime Aurélien Pradié.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Loi Yadan contre l’antisémitisme : les sénateurs dubitatifs à l’annonce de la reprise en main du gouvernement

Après le retrait à l’Assemblée nationale de la proposition de loi portée par la députée Renaissance Caroline Yadan, le gouvernement va reprendre la main et présentera un projet de loi sur la lutte contre l’antisémitisme devant le Sénat avant l’été. L’exécutif compte sur un accueil plus favorable à la chambre haute où la droite et le centre sont majoritaires. Mais les relations entre la majorité sénatoriale se sont tendues ces derniers temps.

Le

Paris: French Government Weekly Cabinet Meeting
3min

Politique

1er mai : boulangeries et fleuristes « indépendants » pourront faire travailler leurs salariés dès cette année, annonce Sébastien Lecornu

Le Premier ministre a mis sur la table, vendredi, un nouveau projet de loi d’élargissement du travail le 1er mai, uniquement ouvert aux boulangeries et fleuristes « indépendants et artisanaux ». En attendant son adoption formelle, il a assuré que des consignes seront données pour qu’aucun contrôle ne vienne entraver le travail de leurs salariés cette année.

Le

Festival Du Livre 2025
2min

Politique

Crise chez Grasset : au Festival du livre, Emmanuel Macron affiche sa volonté de défendre le « pluralisme éditorial »

En visite ce vendredi au Festival du livre, bousculé par la crise ouverte chez l’éditeur Grasset, Emmanuel Macron a voulu afficher sa défense du « pluralisme éditorial » et de « la liberté des auteurs ». Concernant la création d’une clause de conscience pour les auteurs, le Président a estimé que cela « doit se réfléchir ».

Le

FRA – BOOK – CONSENTEMENT
2min

Politique

Crise chez Grasset : la sénatrice Sylvie Robert (PS) propose de créer une clause de conscience pour les auteurs

Alors que plus de 150 écrivains annoncent quitter la maison d’édition Grasset pour protester contre le renvoi du PDG Olivier Nora, la sénatrice socialiste Sylvie Robert propose une « loi d’urgence » pour « protéger les auteurs ». Le but : permettre aux auteurs d’activer une clause de conscience en cas de changement radical de la ligne éditoriale de leur éditeur.

Le