Aurore Bergé défend son groupe « extrêmement présent en commission des lois »
La députée La République en marche des Yvelines a défendu le travail en commission de ses collègues sur l’examen des textes sur la moralisation de la vie publique.

Aurore Bergé défend son groupe « extrêmement présent en commission des lois »

La députée La République en marche des Yvelines a défendu le travail en commission de ses collègues sur l’examen des textes sur la moralisation de la vie publique.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Les propos de la présidente de la commission des Lois de l’Assemblée Yaël Braun-Pivet (LREM) ont suscité la polémique. Alors que son micro était ouvert, la députée avait évoqué un groupe « vautré » et « qui dort »  durant l’examen du projet de loi de moralisation de la vie publique.

« Moi, j’ai vu un groupe qui était actif, qui était présent, à la fois en commission des Lois, en réunion de groupe, et soudé, c’est ça qui compte », a défendu sur le plateau de Parlement Hebdo la députée LREM Aurore Bergé. L’élue des Yvelines a même salué un « texte cohérent », absent de « soi-disant reculs », après 17 heures de débats.

« Je viens du privé : quand j’ai engagé des frais, j’ai dû les justifier »

Aurore Bergé fustige « la réserve parlementaire, un instrument politique qui permet d’avoir une influence »
01:38

Aurore Bergé a notamment sévèrement critiqué le fonctionnement actuel de l’indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) et de l’utilisation de la réserve parlementaire. « L’IRFM, ce n’est pas un salaire supplémentaire », a mis au point la députée. « Moi, je viens du privé, quand j’ai engagé des frais, j’ai dû les justifier ».

Sur la réserve parlementaire, la nouvelle députée a affiché sa vision avec encore plus de vigueur : « la réserve parlementaire, c’est un instrument politique qui permettait d’avoir une influence », a-t-elle dénoncé.

« Huis clos brisé : un précédent grave »

Aurore Bergé sur le général de Villiers : « un huis clos a été brisé, c’est un précédent grave »
01:35

La députée LREM a également été interrogée sur l’un des épisodes politiques majeurs de la semaine : la démission fracassante du chef d’État-major des Armées Pierre de Villiers. « Je pense qu’il faut passer à autre chose surtout », répond-elle sur cette affaire, quand Christophe Castaner accuse dans le Figaro le militaire d’avoir été « déloyal dans sa communication ».

Aurore Bergé s’interroge surtout sur la fuite des propos du général, après son audition à l’Assemblée. « On peut regretter le fait qu’un huis clos ait été brisé ». « C’est un précédent qui est grave, parce que dans une commission parlementaire, quand il y a un huis clos, l’idée n’est pas de le briser parce que sinon celles et ceux qui viennent ne se sentiront pas en confiance ou ne diront plus rien. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Assemblee nationale questions au gouvernement
4min

Politique

Après avoir fracturé le camp présidentiel, le projet de loi d’urgence agricole revient au Sénat : le sort de Monique Barbut en suspens

Après un vote tumultueux à l’Assemblée nationale, qui a vu les soutiens du gouvernement se fracturer autour de la question des pesticides, le projet de loi d’urgence agricole est soumis à un dernier vote du Sénat ce mardi. Son adoption définitive pourrait pousser la ministre de la Transition écologique vers la sortie.

Le

Capture d’écran du documentaire « Michel Debré et La Réunion, dérives d’une ambition républicaine » d’Alice Cohen
4min

Politique

Les « docus de l’été » : L’histoire oubliée de l’île de La Réunion

C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.

Le

Assemblee Nationale – Questions au Gouvernement
4min

Politique

Sénatoriales 2026 : La France insoumise lance ses troupes à l’assaut d’un Sénat qui lui échappe encore

À deux mois des élections sénatoriales du 27 septembre, La France insoumise dévoile ses 90 têtes de liste dans les départements concernés par le renouvellement de la moitié de la Haute Assemblée. Sans aucun sénateur à ce jour, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon espère transformer sa percée aux municipales en premiers sièges au Palais du Luxembourg.

Le