Bac 2019 : « Le gouvernement est responsable de cette chienlit », pour Emmanuel Maurel
Interrogé sur la rétention de notes au baccalauréat, le député européen (Gauche républicaine et socialiste) estime qu’Emmanuel Macron « jette de l’huile sur le feu », en affirmant qu’on « ne peut pas prendre nos enfants et leur famille en otage ».

Bac 2019 : « Le gouvernement est responsable de cette chienlit », pour Emmanuel Maurel

Interrogé sur la rétention de notes au baccalauréat, le député européen (Gauche républicaine et socialiste) estime qu’Emmanuel Macron « jette de l’huile sur le feu », en affirmant qu’on « ne peut pas prendre nos enfants et leur famille en otage ».
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La remise des notes du bac a été perturbée la semaine dernière, les enseignants protestant contre la réforme de ce diplôme ouvrant la porte aux études supérieures. Ce mode d’action n’a pas été du goût du président de la République, qui s’est exprimé à ce sujet sur France Info ce dimanche avant le coup d’envoi de la finale de la Coupe du monde féminine de football. « On ne peut pas prendre nos enfants et leur famille en otage », a lancé le président de la République.

Pour Emmanuel Maurel, député européen et fondateur de la Gauche républicaine et socialiste, invité de Public Sénat, ces propos ne passent pas. « Il jette de l’huile sur le feu. M. Blanquer aussi », a-t-il déclaré, au sujet du chef de l’État et de son ministre de l’Éducation nationale. « Si on a une telle situation de pagaille, de chienlit, c’est en partie à cause de l’intransigeance du ministre, qui, depuis des mois et des mois, ne veut pas entendre le message de souffrance du monde éducatif. »

Si l’ancien membre de l’aile gauche du Parti socialiste se dit « navré » pour les élèves, il estime dans la « crise sociale » actuelle, les gens en sont réduits « aux dernières extrémités pour exprimer » leurs opinions. À cause de cette « absence totale de dialogue social », l’eurodéputé estime que « le gouvernement est responsable de cette pagaille et cette chienlit ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Gerard Larcher elu President du Senat
6min

Politique

« Grand oral », « intox » et promesses : un match oppose Patrick Kanner à Rachid Temal pour la tête du groupe PS du Sénat

Les 62 sénateurs PS vont élire ce mercredi leur président de groupe. Le sortant Patrick Kanner, président depuis 2018, voit son poste convoité par Rachid Temal, qui pointe le manque de collégialité. Entre grands oraux passés ce mardi par le courant d’Olivier Faure et discussions de couloirs, cette campagne courte et discrète n’en est pas moins intense.

Le

« Ce sera du jamais vu depuis l’entre-deux-guerres » : le coût annuel de notre dette continue sa remontée, menaçant d’asphyxier nos capacités d’action
8min

Politique

« Ce sera du jamais vu depuis l’entre-deux-guerres » : le coût annuel de notre dette continue sa remontée, menaçant d’asphyxier nos capacités d’action

La hausse des taux d’intérêt continue de s’élever à un rythme qui n’avait pas été anticipé. Elle renchérit à la fois le coût des nouvelles émissions de dette mais aussi le renouvellement des anciens bons du Trésor. Selon l’économiste Anthony Morlet-Lavidalie, la charge annuelle de la dette pourrait à moyen terme retrouver des niveaux que la France n’avait plus connu depuis l’entre-deux-guerres.

Le

Paris : Block Everything protest day
7min

Politique

Blocus des lycées : « Une fois sorti du tube, le dentifrice ne rentre plus »

Parti de revendications sur les moyens, le manque d’enseignants ou les conditions d’étude, le mouvement lycéen s’étend de ville en ville. Le soutien affiché de La France insoumise et la réponse ferme du gouvernement ont progressivement déplacé la contestation sur le terrain politique. Mais les sociologues insistent sur l’autonomie des élèves et redoutent que l’affrontement entre adultes ne finisse par éclipser leurs revendications.

Le

La Seyne-sur-Mer RN party’s President Jordan Bardella
8min

Politique

Accusations d'antisémitisme : « La défense de Jordan Bardella est assez classique. C’est celle de Fillon en 2017 », selon le communiquant Philippe Moreau-Chevrolet

Dans la tourmente depuis lundi et l’article de Mediapart qui a révélé des écrits antisémites datant de 2013, le président du RN, Jordan Bardella, a annoncé dans la foulée le dépôt d’une plainte pour diffamation et dénonce une opération destinée à le « tuer politiquement ». Cette mise en avant d’une « manipulation » n’est pas sans rappeler la défense de François Fillon il y a 10 ans et pose la question d’une future mise à l’écart de celui censé former un ticket avec Marine Le Pen pour l’élection présidentielle.

Le