Baisse des aides sociales : « Ce n’est pas comme ça qu’il faut s’y prendre » estime Philippe Bas
Philippe Bas, président de la Commission des lois, sénateur LR de la Manche, réagit à l’annonce de Bruno Le Maire, concernant une possible réduction des aides sociales.  Il manifeste son désaccord et estime que l’accompagnement doit être accentué.

Baisse des aides sociales : « Ce n’est pas comme ça qu’il faut s’y prendre » estime Philippe Bas

Philippe Bas, président de la Commission des lois, sénateur LR de la Manche, réagit à l’annonce de Bruno Le Maire, concernant une possible réduction des aides sociales.  Il manifeste son désaccord et estime que l’accompagnement doit être accentué.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Bruno Le Maire a lancé dimanche un débat sur une éventuelle baisse des aides sociales. « Ce n’est pas comme ça qu’il faut s’y prendre. Car ce qui permet de diminuer les aides sociales, c’est que les gens retrouvent du travail » réplique Philippe Bas, président de la Commission des lois, sénateur LR de la Manche.

« Pour ceux, qui sont au chômage de très longue durée, qui n’ont pas de qualifications, ça ne se fera pas, un leur disant, avec un coup de pied dans le derrière, « on vous baisse les allocations, vous n’avez qu’à retrouver du travail ». Il n’y en a pas pour eux » dénonce-t-il. L’élu propose une autre solution : « Pour moi la solution, ce n’est pas de baisser d’un seul coup les prestations sociales, c’est de faire en sorte que les gens, en aient moins besoin, moins longtemps ». Il explique notamment que l’accompagnement est la clef. « Il faut beaucoup d’accompagnement pour les sortir du trou, et leur redonner confiance en eux mêmes ». Le sénateur regrette notamment la suppression des contrats aidés en septembre dernier. « On laisse sur le carreau des gens pour lesquels c’était une étape vers le retour au travail ».

« Je crois que notre réflexion ne doit pas être brutale, elle doit dire : oui, nous sommes un pays où il y a trop de RSA, parce que nous nous débarrassons du problème de la pauvreté en payant et non pas en accompagnant les gens suffisamment pour qu’ils s’en sortent » s’exclame-t-il.

« Je veux une politique sociale ambitieuse, qui aide les gens à s’en sortir, (…) Et à ce moment là, vous verrez qu’on baissera les prestations sociales » conclut Philippe Bas.

Partager cet article

Dans la même thématique

Edouard Philippe a la Foire de Chalons
10min

Politique

Présidentielle 2027 : la main tendue d'Édouard Philippe, rejetée par Gabriel Attal et Bruno Retailleau, relance l'idée d'une primaire

Le candidat Horizons, favori du bloc central, Édouard Philippe a lancé un appel à ses concurrents du centre et de la droite, les invitant à se rassembler dans la perspective de la présidentielle et des législatives. Mais Bruno Retailleau et Gabriel Attal ne comptent pas, à ce stade, se retirer au profit d'une candidature unique du maire du Havre. De quoi relancer l'idée d'une primaire.

Le

Montants, modalités : comment est fixé la rémunération des ministres ?
6min

Politique

Montants, modalités : comment est fixée la rémunération des ministres ?

Sébastien Lecornu envisage de réduire l’indemnité mensuelle des membres du gouvernement, à titre d’exemplarité, dans une période où le budget 2027 va nécessiter des ajustements budgétaires forcément impopulaires. On fait le point sur les règles actuelles qui déterminent les montants perçus par les ministres.

Le

Paris: S. Lecornu protection debat democratique contre les ingerences
6min

Politique

Budget, fin de vie, crises, tests antidrogue et ambitions : retour sur une année de gouvernement Lecornu

Le premier ministre souffle en toute discrétion sa première bougie à Matignon. Après un faux-départ, il a réussi à faire adopter le budget 2026, ce qui était loin d’être acquis. Mais impossible de lancer de grandes réformes, à l’exception de l’adoption, malgré l’absence de majorité absolue, du texte sur la fin de vie. Quant à l’idée d’être le recours de son camp pour 2027, il l’écarte. S’il passe l’écueil du dernier budget, il pourrait aller au bout du quinquennat.

Le

Paris: Crisis meeting at Elysee Palace with Macron and leaders of the majority
10min

Politique

Sénatoriales : confiants, Les Indépendants, à majorité Horizons, sont prêts à se rapprocher de la majorité de Gérard Larcher

Avec 20 sénateurs, dont 11 Horizons, le groupe des Indépendants espère « gagner des sièges » lors des sénatoriales, avance son président, Claude Malhuret. Avant de faire partie intégrante de la majorité sénatoriale ? Les choses dépendront des rapports de force au Sénat et de la présidentielle. Mais en Seine-Maritime, département d’Edouard Philippe, comme en Vendée, où Bruno Retailleau est candidat, Horizons et LR font déjà l’union.

Le