Banlieues: Gatignon, ex-maire de Sevran, fustige les « petits pas » de Macron
L'ancien maire de Sevran (Seine-Saint-Denis) Stéphane Gatignon a critiqué mardi sur BFMTV l'intervention d'Emmanuel Macron sur...

Banlieues: Gatignon, ex-maire de Sevran, fustige les « petits pas » de Macron

L'ancien maire de Sevran (Seine-Saint-Denis) Stéphane Gatignon a critiqué mardi sur BFMTV l'intervention d'Emmanuel Macron sur...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

L'ancien maire de Sevran (Seine-Saint-Denis) Stéphane Gatignon a critiqué mardi sur BFMTV l'intervention d'Emmanuel Macron sur les banlieues, déçu par "un truc qui s'étiole" là où il attendait "un discours très politique qui redonne confiance".

Pour M. Gatignon, qui avait fait une grève de la faim en 2012 pour réclamer plus de moyens financiers pour les villes défavorisées, la prise de parole du président équivaut à "des petits pas: je trouve qu'il n'y a pas grand-chose dedans. J'attendais un discours très politique qui redonne confiance. On a un truc qui s'étiole un peu", regrette-t-il.

Emmanuel Macron a annoncé mardi son intention de "changer de méthode" pour sortir de l'"assignation à résidence" les habitants des quartiers défavorisés, en réunissant plus de 600 habitants et acteurs des banlieues à l'Elysée. Une intervention qui a négligé les pouvoirs locaux, selon l'ancien écologiste, déçu que la question des communes soit "totalement absente" des propos du chef de l'État.

"Les communes ont été oubliées dans le discours. Comment monter une politique si tu ne fais pas gaffe aux communes et aux maires?", s'est-il exclamé.

Autre grief de M. Gatignon: un soutien perçu comme insuffisant aux "décrocheurs" et aux "cadres intermédiaires de la société", comme les "clubs et les associations".

D'après l'ancien maire, dans le discours du président, "rien sur les contrats aidés [voués à la suppression], alors que l'essentiel de ces contrats sont dans ces clubs, ces associations, ils leur permettent de tourner".

L'ancien maire de Sevran, pour qui "il n'y a rien de très concret" dans les annonces du président, se dit toutefois prêt à attendre "juillet" -l'échéance fixée par Emmanuel Macron pour le plan de lutte contre le trafic de drogue dans les cités- avant de juger l'efficacité des mesures dévoilées mardi.

Partager cet article

Dans la même thématique

Iran Israel Usa : U.S. and Israeli Forces Strike Tehran as Part of Major Military Offensive
7min

Politique

Iran : « Les institutions iraniennes peuvent continuer de fonctionner quand bien même leurs dirigeants seraient éliminés »

Après la confirmation de la mort du guide suprême ce dimanche 1er mars, l’Iran rentre dans l’après-Khamenei. Que prévoient les institutions iraniennes pour remplacer le guide suprême ? Le régime peut-il tenir après avoir perdu son chef ? Qui pourrait émerger pour le remplacer ? La chercheuse Amélie M. Chelly, auteure de Iran : autopsie du chiisme politique (Ed. du Cerf), répond à nos questions.

Le

President Donald Trump Returns to the White House, Washington, District of Columbia, United States – 01 Mar 2026
8min

Politique

Guerre en Iran : comment Donald Trump peut-il justifier l’intervention auprès des Américains ?

En participant aux côtés de Israel à l’opération militaire en Iran, Donald Trump pourrait déconcerter son électorat qui a voté pour la promesse de la fin des guerres américaines au Moyen-Orient, coûteuses en hommes et en deniers publics. Depuis le début des frappes samedi matin, le président américain et son administration peinent à justifier cette opération tout en n’excluant pas l’envoi de troupes au sol. Rédhibitoire pour une bonne partie de la population américaine.

Le

Banlieues: Gatignon, ex-maire de Sevran, fustige les « petits pas » de Macron
3min

Politique

Guerre en Iran : « La France est en guerre depuis ce matin », estime le général Vincent Desportes

Dans un contexte de contagion de la guerre à l’ensemble du Moyen-Orient après l’intervention israélo-américaine en Iran, la France a annoncé mener « des actions défensives proportionnées. » Une position qui implique de « prendre part » à cette guerre, explique le général Vincent Desportes, qui a aussi rappelé que les intérêts politiques et économiques poursuivis par Donald Trump dans cette intervention.

Le