Banlieues : les réactions au discours d’Emmanuel Macron
Un discours fleuve, une prise de distance avec le plan Borloo, et aucune annonce chiffrée. Les mesures annoncées par Emmanuel Macron en faveur des quartiers ont loin d’avoir convaincu.

Banlieues : les réactions au discours d’Emmanuel Macron

Un discours fleuve, une prise de distance avec le plan Borloo, et aucune annonce chiffrée. Les mesures annoncées par Emmanuel Macron en faveur des quartiers ont loin d’avoir convaincu.
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Le sénateur socialiste, Xavier Iacovelli s’est dit « très déçu pour les quartiers populaires ». Interrogé sur Public Sénat après le (très) long discours du chef de l’État (voir notre article), l’élu des Hauts-de-Seine estime « qu’on officialise aujourd’hui l’abandon de la politique de la ville et des quartiers populaires ». Xavier Iacovelli a bien retenu que le chef de l’État avait promis 30 000 places de stages supplémentaires pour les stagiaires 3ème. « Est-ce que c’est ça qui va désenclaver les quartiers ?  (…) Il n’y a rien sur l’émancipation des habitants par la culture, par le sport ou par la venue de services publics » a-t-il dénoncé.

Banlieues: Xavier Iacovelli "très déçu" par les annonces d'Emmanuel Macron
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Sur Twitter, l’ancien ministre de la ville et actuel sénateur LR, Marc-Philippe Daubresse estime que le chef de l’État a « cassé une forte dynamique de mobilisation dans les banlieues ». « Chute en piqué de Borloo et des 48 milliards qu’il demandait pour les banlieues. Bien la peine de le missionner. République ? Communautarisme ? Rien. Tout ça pour ça ? » complète son collègue au groupe Les Républicains du Sénat Roger Karoutchi.

« Cet épisode est l'incarnation de la politique spectacle de Macron », a lancé le patron des Républicains, Laurent Wauquiez en réunion de groupe LR à l’assemblée nationale, selon des participants

Sur Twitter, le député de la France insoumise, Alexis Corbière fait également référence à l’ancien ministre de la Ville. « Borloo a proposé un plan pour les banlieues mais Macron a décidé de laisser les banlieues en plan. L'opération de com' du jour n'y changera rien ». Tout comme l’ancien porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll : « Plan banlieues: on assiste à la liquidation en direct du plan Borloo. »

Quant à Marine Le Pen, la présidente du FN « trouve extrêmement choquant que (Emmanuel) Macron évoque un argument racial digne des Indigènes de la République, en délégitimant toute solution pour les banlieues qui émanerait de mâles blancs. C'est la consécration du communautarisme au sommet de l'État ». Une référence à cette phrase prononcée par le chef de l’État au sujet du rapport remis par Jean-Louis Borloo.  « Ça n’aurait aucun sens que deux mâles blancs ne vivant pas dans ces quartiers s’échangent un rapport ».

À sa sortie de l’Élysée, le fondateur de l’UDI a fait bonne figure estimant que « tous les sujets » de son rapport étaient « cochés ».

Mais dans l’émission Sénat 360 sur Public Sénat, le maire PCF de Grigny, Philippe Rio n’est pas du même avis. « Je pense que certaines cases ont été vidées de leur substance » a-t-il expliqué en référence aux moyens pour le monde associatif. « Les propositions du rapport Borloo faisaient état d’emplois francs associatifs » a-t-il rappelé. Le maire de Grigny a également pointé l’absence des moyens financiers pour les collectivités locales ».

Banlieues: Philippe Rio déplore l'absences de moyens alloués aux quartiers
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En face de lui, le sénateur LAREM, Julien Bargeton a répondu « qu’il s’agissait d’une affaire trop importante pour en faire une affaire personnelle. Jean-Louis Borloo s’est déclaré satisfait des principales mesures annoncées par le président de la République ». Le sénateur a qualifié « d’injustes » les critiques émises à l’égard du gouvernement. « Le gouvernement a commencé à faire beaucoup de choses : le dédoublement des classes, la police de sécurité du quotidien, la scolarisation obligatoire en maternelle » a-t-il notamment cité.

Banlieues: Julien Bargeton trouve "injustes" les critiques contre le chef de l'Etat
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Pas d’union à gauche Lors du débat organisé Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault organisaient, les protagonistes ont rappelé leur position. « Je constate que depuis que j’ai l’honneur d’être maire de Montpellier, LFI pilonne l’ensemble des mesures que nous portons et met plus d’énergie dans la critique de l’action d’un maire de gauche que contre l’extrême droite », a justifié Michaël Delafosse qui précise, néanmoins, n’avoir eu qu’un adversaire lors de cette campagne : c’est l’extrême droite. Nathalie Oziol a estimé que l’absence de l’extrême droite au second tour à Montpellier, c’était grâce à la France Insoumise. Dans cette configuration, l’union de la gauche n’était pas nécessaire car le choix des électeurs, selon elle, résidait entre le « système socialiste en place » et les Insoumis. 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