Bay ne croit ni à la fin du mouvement ni à une liste aux européennes
L'eurodéputé du Rassemblement national Nicolas Bay a affirmé dimanche qu'il "ne croyait pas" à la fin de la mobilisation des ...

Bay ne croit ni à la fin du mouvement ni à une liste aux européennes

L'eurodéputé du Rassemblement national Nicolas Bay a affirmé dimanche qu'il "ne croyait pas" à la fin de la mobilisation des ...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

L'eurodéputé du Rassemblement national Nicolas Bay a affirmé dimanche qu'il "ne croyait pas" à la fin de la mobilisation des "gilets jaunes" et a jugé peu crédible la possibilité d'une liste de ce mouvement aux élections européennes.

Interrogé pour savoir si la mobilisation en net recul des "gilets jaunes" samedi marquait la fin du mouvement, M. Bay, membre du bureau exécutif du RN, a répondu "non je ne crois pas", dans l'émission Questions politiques de FranceInfo/FranceInter/LeMonde.

"Le fait qu'au bout de cinq semaines consécutives il y ait un peu moins de monde dans les rues, ça ne veut pas dire que les Français ne restent pas préoccupés et mobilisés (ou) que les +gilets jaunes+ ne reprendront pas leur mobilisation peut-être après les fêtes", a développé le député européen.

Le président Emmanuel Macron "a lâché un peu de lest sur le pouvoir d'achat sans rien régler au fond" mais "n'a pas du tout répondu" à "la fracture démocratique qui est extrêmement profonde", a ajouté M. Bay, en rappelant que le RN soutenait depuis 30 ans l'idée d'un référendum d'initiative populaire --devenue une revendication des "gilets jaunes"-- à partir de 500.000 signatures.

Le responsable du RN a aussi affirmé que si des "gilets jaunes" souhaitaient "s'impliquer en politique à nos côtés", il verrait "cela d'un bon oeil". "Cette mobilisation (...) correspond exactement à l'offre politique que nous représentons", a-t-il ajouté.

Il a jugé peu crédible l'hypothèse d'une liste "gilets jaunes" aux élections européennes de mai. "C'est un mouvement assez hétéroclite, avec des revendications qui partent dans différentes directions, donc je ne suis pas sûr qu'il soit à même de faire une offre politique au sens électoral".

Une telle liste "n'est pas un danger" pour le RN, selon lui. "Tout ce qui peut contribuer au succès de nos idées me semble pertinent. Après, c'est vrai que l'action électorale nécessite un minimum d'unité".

Partager cet article

Dans la même thématique

Ursula Von Der Leyen NATO Meeting In Brussels
5min

Politique

Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, sous pression

Après avoir reçu une lettre du président français, Emmanuel Macron, mardi 8 septembre, insistant sur la nécessité d’adopter un « texte européen » pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen reçoit aujourd’hui une nouvelle lettre ouverte de familles endeuillées demandant une meilleure mise en œuvre de la législation européenne sur les plateformes. La présidente est attendue le 16 septembre pour présenter ses annonces.

Le

Bay ne croit ni à la fin du mouvement ni à une liste aux européennes
4min

Politique

« Pour distribuer de la richesse, il faut la produire ! », estime le Nobel d'économie Philippe Aghion

Si Donald Trump a échoué à ravir le Nobel de la paix, lui a obtenu celui d’économie cette année, une consécration pour son modèle économique schumpétérien où la croissance est portée par l’innovation. De Nicolas Sarkozy à Emmanuel Macron en passant par François Hollande, tous ont eu droit aux conseils économiques du professeur passé notamment par Harvard. En quoi son modèle permet-il d’appréhender les révolutions technologiques actuelles ? Comment la croissance économique pourrait-elle profiter à tous ? Que retient-il du bilan des présidents de la République qu’il a conseillés ? Philippe Aghion était l’invité de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard.

Le

Bay ne croit ni à la fin du mouvement ni à une liste aux européennes
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le