Bayrou demande à Fillon, qui argue de sa chrétienté, d’arrêter sa « dérive »
François Bayrou, patron du MoDem qui réserve sa réponse sur une candidature à la présidentielle, a demandé mercredi à François...

Bayrou demande à Fillon, qui argue de sa chrétienté, d’arrêter sa « dérive »

François Bayrou, patron du MoDem qui réserve sa réponse sur une candidature à la présidentielle, a demandé mercredi à François...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

François Bayrou, patron du MoDem qui réserve sa réponse sur une candidature à la présidentielle, a demandé mercredi à François Fillon de "mettre un terme" à sa "dérive", le candidat de la droite ayant la veille notamment argué de sa chrétienté pour expliquer certains choix politiques.

"On parlait de la Sécu si j'ai bien compris, et (Fillon) dit : +Je peux pas porter atteinte à la Sécu parce que je suis chrétien ?+. Qu'est-ce que ça a à voir ?" s'est interrogé l'ancien ministre sur iTELE.

"Je suis croyant hein, je vais pas m'offusquer d'un mouvement de foi, mais comment peut-on arriver à mélanger la politique et la religion à ce point, de cette manière déplacée ?", a souligné le maire de Pau, en insistant: "Le principe de la France, c'est qu'on ne mélange pas la religion et la politique, on considère que les choix politiques sont différents ou indépendants des choix de la religion".

"Je connais François Fillon depuis longtemps, je ne l'ai jamais vu faire de déclarations de cet ordre. Ça doit être lié aux élections d'une manière ou d'une autre, à ce qu'on croit être un corps électoral, et je me refuse à regarder les croyants comme un corps électoral, les athées comme un corps électoral, les agnostiques comme un corps électoral, je ne comprends pas qu'on se laisse aller à ce type de dérive-là, je trouve qu'il faut mettre un terme à ces mélanges déplacés", a appelé encore M. Bayrou.

"On a l'impression qu'on en est à un point, en raison d'un certain nombre de dérives, où on considère que tout doit être l'objet d'une instrumentalisation politique", a-t-il encore demandé.

"Ce sont deux domaines que nous avons séparés depuis plus d'un siècle, c'est le principe de la laïcité française", a insisté M. Bayrou.

M. Bayrou a répété une nouvelle fois qu'il avait "décidé de prendre le temps de cette décision, d'avoir mon propre rythme" sur le choix d'une candidature à la présidentielle, mettant en cause le "bazar incroyable, sans précédent" des ambitions présidentielles. "Je préfère attendre que les choses se décantent".

François Fillon, candidat de la droite à la présidentielle, s'est dit mardi soir sur TF1 "gaulliste" et "chrétien", raisons pour lesquelles il ne "prendra jamais de décision contraire à la dignité humaine" alors que ses adversaires taxent son programme de "brutal".

Partager cet article

Dans la même thématique

Bayrou demande à Fillon, qui argue de sa chrétienté, d’arrêter sa « dérive »
5min

Politique

Cyberattaque contre le ministère de l’Intérieur : Laurent Nunez va généraliser « la double identification » pour l’accès aux applications 

Un mois après le piratage des serveurs informatiques du ministère de l’intérieur, Laurent Nuñez était auditionné devant la commission des lois du Sénat pour faire le point sur les mesures de sécurité prises depuis. Le ministre a également été interrogé sur l’application de la loi visant à lutter contre le narcotrafic, entrée en vigueur il y a 6 mois. 

Le

6min

Politique

Désinformation en santé : l’exécutif dévoile une stratégie nationale de riposte

Face aux risques pour la santé publique, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a dévoilé lundi les premiers axes d’une stratégie nationale de lutte contre la désinformation médicale. « Priorité stratégique de l’État », cette riposte reposera sur différents outils, dont un Observatoire de la désinformation et un dispositif d’infovigilance réactif. Sans toutefois prévoir de volet sanction.

Le

Paris : Vote on the 2026 budget bill at the Senate
4min

Politique

Budget : le gouvernement réévalue le déficit à la hausse, à 5,4 %, suite à la non-adoption du texte à la fin de l’année

En tenant compte des conséquences fiscales de la non-adoption par le Parlement du budget avant le 31 décembre 2025, le gouvernement revoit sa prévision de déficit public en 2026, avec un solde dégradé de 0,1 point, le portant à – 5,4 % du PIB. De quoi compliquer la tâche des députés, avant même le début de l’examen du budget en nouvelle lecture…

Le