Benalla a « plutôt envie » de s’expliquer devant les commissions d’enquête
Alexandre Benalla affirme avoir "plutôt envie" d'aller donner des "explications" aux commissions d'enquête parlementaires, dans...

Benalla a « plutôt envie » de s’expliquer devant les commissions d’enquête

Alexandre Benalla affirme avoir "plutôt envie" d'aller donner des "explications" aux commissions d'enquête parlementaires, dans...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Alexandre Benalla affirme avoir "plutôt envie" d'aller donner des "explications" aux commissions d'enquête parlementaires, dans des déclarations au Journal du Dimanche, où il récuse, entre autres, toute intervention au Jardin des Plantes le 1er mai, avant la place de la Contrescarpe.

Après son interview dans Le Monde parue jeudi, puis son entretien, enregistré, pour le 20H00 de TF1 vendredi, l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron mis en examen notamment pour "violences en réunion" le 1er mai à Paris continue sur sa ligne de défense dans le JDD, qui publie un récit émaillé de ses déclarations.

Alors que plusieurs députés d'opposition avaient critiqué son passage sur TF1, tandis que la commission d'enquête parlementaire ne l'a pas inscrit à son programme d'auditions, Alexandre Benalla n'exclut pas cette possibilité, dont il compte discuter avec son avocat, selon l'hebdomadaire.

"Je dois me reposer, réfléchir. Mais oui, j’ai plutôt envie d’y aller. Ils veulent des explications, j’ai de quoi leur en donner", affirme-t-il.

Si les auditions sont finies à l'Assemblée, où LREM estime avoir "procédé à toutes les auditions utiles à la recherche de la vérité", la commission d'enquête du Sénat, prévue pour six mois, poursuit ses travaux et pourrait éventuellement rajouter des auditions.

L'ancien collaborateur du président de la République s'accroche toujours à sa version des faits de la place de la Contrescarpe et se décrit comme "impulsif" mais "pas violent". Après avoir été sanctionné, "j'ai dit que j’étais prêt à démissionner. On m’a répondu que ce n’était pas la peine."

Quant aux deux nouvelles plaintes le visant ainsi que Vincent Crase, employé de la République en Marche, au motif d'une interpellation musclée au Jardin des Plantes également le 1er mai, Alexandre Benalla dément une telle action auprès du JDD. "J'étais derrière les policiers en tant qu'observateur, on peut le voir distinctement, je n'ai ni casque, ni brassard, ni radio. Aucune intervention de ma part à ce moment-là", assure-t-il.

Il maintient aussi le scénario d'un règlement de comptes. "Certains m’ont jugé illégitime à cause de mon parcours. Dans le monde du pouvoir, on aime les gens bien formatés et qui la ferment. Moi j’ai toujours eu tendance à l’ouvrir. On me l’a fait payer (...) Dans la haute hiérarchie policière, il y a des gens qui gèrent leurs intérêts, leur carrière, et que j’ai dérangés. Par ma faute, je leur ai donné une occasion, ils ont sauté dessus pour m’écarter", martèle l'ancien collaborateur.

Partager cet article

Dans la même thématique

France Simone Veil
9min

Politique

Bernadette Chirac, l’ancienne Première dame, est morte à 93 ans 

L’épouse du président Jacques Chirac, lui-même disparu en 2019, est morte vendredi 5 juin dans la soirée à 93 ans, annonce sa fille Claude à l’AFP. L’ancienne Première dame qui a progressivement pris la lumière durant les années passées à l’Elysée, a aussi mené une longue carrière d’élue locale, d’abord dans l’ombre de son mari, puis de manière indépendante.

Le

France Missing Girl
7min

Politique

Affaire Lyhanna : « Il y a une chaîne judiciaire qui n’a pas fonctionné, c’est assez accablant », affirme Isabelle Florennes

Depuis les révélations autour du profil de Jérôme Barella mis en examen pour enlèvement et séquestration de Lhyanna dans le Gers le 29 mai, la classe politique jusqu’à Emmanuel Macron pointe les failles de la justice. Les sénateurs attendent que les résultats de l’enquête administrative diligentée par le gouvernement leur soient présentés dans les semaines à venir.

Le

PARIS Gerald Darmanin place Vendome
4min

Politique

Affaire Lyhanna : que dit la circulaire de Gérald Darmanin de 2025 ?

Une semaine après la disparition de la jeune Lyhanna à Fleurance, Gérald Darmanin dénonce les « dysfonctionnements » de l’État dans le suivi du principal suspect, actuellement mis en examen. Le ministre de la Justice fait notamment référence à sa circulaire de politique pénale générale, envoyée en janvier 2025, où il appelait au « traitement prioritaire » des violences sur enfants. Celle-ci n’aurait pas été respectée.

Le