Benalla: Gantzer demande « la vérité » à l’Elysée
L'ancien conseiller de François Hollande et proche d'Emmanuel Macron Gaspard Gantzer a demandé lundi que l'Elysée dise "la vérité...

Benalla: Gantzer demande « la vérité » à l’Elysée

L'ancien conseiller de François Hollande et proche d'Emmanuel Macron Gaspard Gantzer a demandé lundi que l'Elysée dise "la vérité...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

L'ancien conseiller de François Hollande et proche d'Emmanuel Macron Gaspard Gantzer a demandé lundi que l'Elysée dise "la vérité" à propos d'Alexandre Benalla, qui a affirmé avoir continué à échanger régulièrement avec le président, depuis son licenciement de l'Elysée.

"L'affaire Benalla, c'est la triste chronique d'un mauvais +OSS 117+ (...) On aimerait bien que l'Elysée dise la vérité, une fois pour toute", a déclaré M. Gantzer sur France Inter, en estimant que l'Elysée a voulu "cacher des choses sous le tapis". Mais "la vérité finit toujours pas arriver", a-t-il jugé.

Membre de la commission d'enquête du Sénat sur l'affaire Benalla, Marie-Pierre de la Gontrie souhaite qu'Alexandre Benalla soit "ré-entendu au minimum sur l'affaire des passeports diplomatiques" par la commission, devant laquelle il aurait, en septembre, "au minimum arrangé la vérité, ou menti par omission", selon la sénatrice PS interrogée sur BFMTV.

Les Républicains ont aussi de nouveau demandé lundi la vérité sur cette affaire. "Depuis le départ c'est une succession de mensonges, de dissimulation, au sommet de l’État", a accusé la porte-parole de LR Laurence Sailliet sur RTL, se demandant "pourquoi M. Benalla bénéficie d'une forme d'immunité".

Brice Hortefeux, député européen LR, a estimé sur Europe 1 que "les déclarations surprenantes de M. Benalla ce matin (dans Mediapart, NDLR) sont accablantes" quand, "parallèlement, les réactions de l'Elysée sont à la fois successives, contradictoires, ambiguës et gênées". Pour lui, "au minimum il s'agit d'une affaire dans l’État".

"Elle est belle la république exemplaire d'Emmanuel Macron!", s'est moqué quant à lui le porte-parole du Rassemblement national (RN) Sébastien Chenu sur Twitter.

Interrogé sur l'hypothèse qu'un membre de l'Elysée ait remis les passeports diplomatiques à M. Benalla en octobre alors qu'il avait été licencié, le député LREM apparenté MoDem Bruno Fuchs a répondu sur Cnews: "Ce serait une affaire assez grave, mais on est dans les services administratifs, pas politiques. Ce n'est pas une affaire d’État, mais c'est assez préjudiciable".

La controverse sur l'utilisation de ces passeports diplomatiques par Alexandre Benalla a pris samedi un tour judiciaire, avec l'ouverture par le parquet de Paris d'une enquête préliminaire, notamment pour "abus de confiance".

Dimanche, Alexandre Benalla a par ailleurs affirmé à Mediapart avoir continué à échanger régulièrement avec Emmanuel Macron, via la messagerie Telegram, depuis son licenciement de l'Elysée, précisant avoir conservé la preuve de ces échanges sur son téléphone portable.

M. Benalla a déjà été à l'origine d'une tempête politique cet été, après avoir été identifié sur des vidéos en train d'interpeller violemment des manifestants à Paris le 1er mai. Pour ces faits, il a été mis en examen à deux reprises.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris mouvement des avocats contre le projet de loi SURE
6min

Politique

Justice criminelle : devant le Sénat, les avocats, en colère, dénoncent « un problème démocratique » et demandent le « retrait du texte »

Plusieurs centaines d’avocats ont manifesté leur rejet du projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes, qui démarre son examen au Sénat lundi. Au premier rang des griefs du texte soulevés par la profession, l’instauration d’un plaider-coupable, une nouvelle procédure judiciaire plus rapide quand l’accusé reconnaît les faits.

Le

Paris: Examens projets de loi Senat
6min

Politique

Justice criminelle : que contient le projet de loi controversé en examen au Sénat ?

Le Sénat entame l’examen du projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes. Le texte prévoit notamment la mise en place d’un plaider-coupable, une nouvelle procédure judiciaire plus rapide quand l’accusé reconnaît les faits. Une réforme qui divise les magistrats et est surtout contestée par de nombreux barreaux qui manifestent, ce lundi, devant la haute assemblée. Que prévoit le texte ?

Le

Benalla: Gantzer demande « la vérité » à l’Elysée
3min

Politique

Crise énergétique : Sébastien Lecornu annonce l’interdiction des chaudières à gaz dans les logements neufs

Quelques jours après le cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l’Iran, Sébastien Lecornu a annoncé, ce vendredi, une série de mesures destinées à tirer les leçons » de la crise énergétique. Afin de dépendre moins des énergies fossiles, l’installation de chauffages au gaz serait interdite « dès la fin de cette année » dans les constructions neuves. Le gouvernement va aussi doubler son soutien à l’électrification des usages de 5,5 milliards à 10 milliards d’euros par an d’ici 2030.

Le

Philippe TABAROT visite du technicentre SNCF
6min

Politique

Sénatoriales : candidat dans les Bouches-du-Rhône, Renaud Muselier entend faire une liste commune avec LR

Le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, parti chez Renaissance en 2022, a annoncé par surprise sa candidature aux sénatoriales de septembre prochain, entendant jouer un rôle au plan national, pour la présidentielle. Il veut mener une liste d’union avec la droite. Du côté de la sénatrice LR sortante, Valérie Boyer, on confirme que les discussions sont engagées.

Le