Benalla: les députés France insoumise demandent une commission d’enquête à Ferrand
Les députés France insoumise ont demandé jeudi par courrier au président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand d'ouvrir une...

Benalla: les députés France insoumise demandent une commission d’enquête à Ferrand

Les députés France insoumise ont demandé jeudi par courrier au président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand d'ouvrir une...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Les députés France insoumise ont demandé jeudi par courrier au président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand d'ouvrir une commission d'enquête après les révélations de presse concernant Alexandre Benalla, une perspective à laquelle la présidente LREM de la Commission des lois avait fermé la porte mardi.

Le groupe LFI a indiqué par communiqué "demander officiellement par courrier au Président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, la convocation en urgence de la commission des lois afin qu’elle se dote à nouveau des prérogatives d'une commission d'enquête, comme cela avait été le cas en juillet dernier".

"Les facilités obtenues par M. Alexandre Benalla auprès des services de la présidence pour récupérer ses passeports diplomatiques lui auraient permis de continuer à jouer un rôle de premier rang comme émissaire de la République", affirment les députés insoumis.

"Ce n’est plus l’affaire du comportement d’un seul homme comme le gouvernement a voulu le faire croire, mais bien un fonctionnement institutionnalisé, qui n’est pas acceptable dans une démocratie et remet en cause les propos tenus par l’ensemble des personnes auditionnées en juillet dernier", estiment-ils.

La présidente de la Commission des lois de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, avait opposé mardi une fin de non-recevoir à une demande similaire des députés socialistes, estimant que "les dernières révélations relatives aux agissements de M. Benalla ne relèv(ent) pas du périmètre précis fixé en juillet", et les avait invités à déposer une nouvelle demande auprès de la présidence de l'Assemblée.

Alexandre Benalla, ex-chargé de mission de l'Elysée, avait été licencié en juillet après avoir été identifié sur des vidéos en train d'interpeller violemment des manifestants à Paris le 1er mai. La tempête politique déclenchée avait conduit à la création, le 19 juillet, d'une commission d'enquête au sein de la Commission des Lois. Après plusieurs auditions houleuses, les oppositions avaient suspendu leur participation aux travaux, et Mme Braun-Pivet avait clos la commission d'enquête le 1er août.

Ces derniers jours, la presse a révélé que l'ancien collaborateur disposait toujours de passeports diplomatiques, et qu'il effectuait des voyages d'affaires auprès de dirigeants africains, suscitant une nouvelle controverse autour des relations supposées qu'Alexandre Benalla a pu continuer d'entretenir avec l'Elysée après son licenciement.

Partager cet article

Dans la même thématique

Benalla: les députés France insoumise demandent une commission d’enquête à Ferrand
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le