Benalla: Philippe en appelle à la « responsabilité » face à « l’obstruction parlementaire »
Edouard Philippe en a appelé vendredi depuis Valence à la "responsabilité" face à "l'obstruction parlementaire" et la ...

Benalla: Philippe en appelle à la « responsabilité » face à « l’obstruction parlementaire »

Edouard Philippe en a appelé vendredi depuis Valence à la "responsabilité" face à "l'obstruction parlementaire" et la ...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Edouard Philippe en a appelé vendredi depuis Valence à la "responsabilité" face à "l'obstruction parlementaire" et la "récupération politique" de l'affaire Benalla, alors que des parlementaires de tous les groupes d'opposition réclament sa venue à l'Assemblée nationale pour s'expliquer.

"Pour ceux qui, au delà d'attendre les réponses (des enquêtes et des commissions d'enquête parlementaires, NDLR), utilisent ces évènements et ces questions à des fins soit d'obstruction parlementaire, soit d'exploitation politique, je leur dis: +prenons tous ensemble le sens de nos responsabilités+", a déclaré le Premier ministre à la presse après avoir suivi la 13e étape du Tour de France cycliste.

"Des faits nouveaux apparus hier (jeudi) ont conduit l’Elysée à engager la procédure de licenciement de ce chargé de mission. C'est très bien ainsi, et l'ensemble des procédures sont évidemment respectées", a également déclaré M. Philippe.

"J’observe que l'IGPN, c’est-à-dire le pouvoir exécutif, que la justice, par l’intermédiaire d’une enquête préliminaire engagée par le procureur de Paris, que les commissions d’enquête parlementaires au Parlement se sont également, et à juste titre, saisies de ces faits", a poursuivi le Premier ministre.

"Il appartiendra donc à chacune de ces instances, aux commissions parlementaires, à la justice, à l’IGPN d’apporter les réponses aux questions que se posent les Français. Ce seront des réponses claires, transparentes, nous y veillerons", a-t-il ajouté.

Tous les présidents de groupes d'opposition ont demandé vendredi après-midi au Premier ministre de venir s'exprimer devant l'Assemblée sur l'affaire Benalla. Depuis la reprise des débats à 09H30 vendredi matin, il n'y a eu que des rappels au règlement et les débats sur le projet de loi constitutionnelle n'ont pu reprendre.

"L’opposition me demande de m’exprimer: je le fais ici à votre micro, j'aurai l'occasion de le faire à l'Assemblée au moment des questions au gouvernement qui auront lieu mardi prochain", a indiqué M. Philippe.

"Je suis certain qu'avec du sang-froid, avec le souci de la précision, l'ensemble des questions trouveront leurs réponses", a-t-il dit.

Sous la pression politique et médiatique, l’Elysée a annoncé vendredi engager la procédure de licenciement d'Alexandre Benalla, filmé frappant un manifestant et placé en garde à vue vendredi.

M. Benalla fait l'objet d'une enquête préliminaire ouverte la veille après la diffusion de la vidéo mercredi soir par Le Monde.

Vincent Crase, un gendarme réserviste et agent d'accueil pour LREM qui était avec Alexandre Benalla le 1er mai, a également été placé en garde à vue vendredi.

Edouard Philippe a suivi la 13e étape du Tour de France depuis la voiture du directeur de course.

"C'est presque un rêve d'enfant", avait-il auparavant expliqué au micro de France 2.

"Quand j'étais petit, je regardais le Tour, comme je crois à peu près tous les Français. Ca m'a fait rêver, je me suis dit +ces types sont incroyables, c'est des héros, des forçats de la route+. C'est un grand plaisir d'être aujourd'hui ici, de voir l'organisation parfaite et toujours cette liesse autour du parcours", a poursuivi le Premier ministre.

Partager cet article

Dans la même thématique

Déboutés du droit d’asile : Bruno Retailleau met la pression sur Renaissance et Horizons dans l’application du futur cadre migratoire européen
6min

Politique

Déboutés du droit d’asile : Bruno Retailleau met la pression sur Renaissance et Horizons dans l’application du futur cadre migratoire européen

Le candidat LR à la présidentielle a interpellé l’exécutif et les parlementaires du camp présidentiel quant aux suites à donner à l’accord trouvé au niveau européen sur les nouvelles règles d’éloignement des migrants déboutés du droit d’asile. « Il faut que ce soit appliqué immédiatement » et « dans sa totalité », a enjoint l’ancien ministre de l’Intérieur.

Le

White March for Lyhanna in Fleurance.
7min

Politique

Affaire Lyhanna : « Il faut un choc sociétal. Il faut un MeToo des enfants », alerte Denis Roth-Fichet, secrétaire général de la Ciivise

Après le meurtre de la petite Lyhanna, les révélations sur les plaintes visant le principal suspect relancent une question aussi ancienne que dérangeante : la France est-elle réellement capable de protéger les enfants victimes de violences sexuelles ? Derrière l’émotion, les chiffres dressent le portrait d’un système saturé, où les alertes s’accumulent, les enquêtes peinent à aboutir et la parole des mineurs reste trop souvent ignorée.

Le