L'ancien chargé de mission de l'Elysée, Alexandre Benalla, mis en examen pour des violences contre un manifestant le 1er mai à Paris, sera "prochainement" convoqué par la commission d'enquête sénatoriale, a annoncé mardi à l'AFP le président de cette commission, Philippe Bas (LR).
"Une convocation sera prochainement adressée à M. Alexandre Benalla pour qu’il apporte à la commission des lois du Sénat les éléments d'information qui lui sont nécessaires", a dit M. Bas.
"Il n'appartient pas aux personnes convoquées pour être auditionnées de décider de se présenter ou non à cette convocation". "Le Sénat poursuivra imperturbablement ses auditions", a-t-il prévenu.
L'avocat de M. Benalla avait peu auparavant déclaré que son client ne voulait "pas aller devant une commission faire des déclarations qui lui seraient reprochées par les magistrats instructeurs".
Me Laurent-Franck Liénard a affirmé que son client était convoqué le 19 septembre mais qu'il ne s'y rendrait pas avant la fin de l'instruction judiciaire.
Alexandre Benalla (G) et Emmanuel Macron au salon de l'Agriculture Porte de Versailles, le 24 février 2018
POOL/AFP/Archives
Me Liénard a notamment fait valoir que son client ne pouvait répondre à des questions relatives au 1er mai, car la commission sénatoriale n'a pas le droit d'empiéter sur l'enquête judiciaire, au nom de la séparation des pouvoirs.
Mais selon l'un des rapporteurs de la Commission, Jean-Pierre Sueur, "la règle est la même pour tous les citoyens". "Il n'y a que le président de la République qui ne peut pas être entendu par une commission d'enquête parlementaire en vertu de la séparation des pouvoirs".
"Nous nous référons aux termes de l'article de l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958", a-t-il expliqué à l'AFP. "Tout citoyen convoqué devant une commission parlementaire doit déférer à la convocation" sinon la justice peut être saisie.
Selon une source parlementaire, un fonctionnaire du Sénat a adressé un mail à l'avocat de Benalla pour lui demander ses coordonnées personnelles dans la perspective d'une éventuelle prise de contact mais aucune lettre formelle de convocation ne lui a été envoyée.
Les auditions de la commission d'enquête sénatoriale reprennent mercredi au Palais du Luxembourg, à commencer par celle du chef de cabinet de l'Elysée, François-Xavier Lauch. La commission d'enquête de l'Assemblée s'est achevée sans conclusion, faute d'accord de ses membres.
Lors du débat organisé par Public Sénat et TL7, la proposition de vendre le stade Geoffroy Guichard, propriété de la mairie, à l’ASSE a été mise sur la table par le candidat Horizons, Eric Le Jaouen. Les huit candidats sont aussi revenus sur l’affaire Perdriau, qui a vu l’ancien maire condamné à cinq ans de prison dans une affaire de chantage à la sextape.
Alors que le président des LR, Bruno Retailleau, dénonce « les accords de la honte » entre le PS et LFI dans « 62 » communes, il accuse les responsables de gauche d’être « une bande de tartuffes ». En réponse, Pierre Jouvet, numéro 2 du PS, prépare aussi sa carte des accords entre droite et extrême droite et pointe « les listes communes entre LR et RN ». « Bruno Retailleau sert la soupe au RN », ajoute Patrick Kanner, président du groupe PS du Sénat.
Dans un courrier adressé au président du Sénat, Gérard Larcher, Le sénateur LR, Henri Leroy et 15 de ses collègues de la droite et du centre appellent solennellement la chambre haute à mettre en place une commission d’enquête « relative aux implications institutionnelles et aux éventuels dysfonctionnements publics liés à l’affaire Epstein ».
Ce mardi 3 mars à 17 heures, Public Sénat et TL7 organisent un débat entre les huit principaux prétendants à la mairie de Saint-Etienne. Pendant une heure, ils confronteront leurs visions pour la ville stéphanoise. À suivre en direct sur notre antenne et sur publicsenat.fr