Benalla: une procédure de licenciement engagée contre Crase, annonce Castaner
Le délégué général de la République en marche, Christophe Castaner, a annoncé mardi qu'une procédure de licenciement avait été...

Benalla: une procédure de licenciement engagée contre Crase, annonce Castaner

Le délégué général de la République en marche, Christophe Castaner, a annoncé mardi qu'une procédure de licenciement avait été...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le délégué général de la République en marche, Christophe Castaner, a annoncé mardi qu'une procédure de licenciement avait été engagée contre le salarié du parti Vincent Crase, filmé aux côtés d'Alexandre Benalla en train de frapper et malmener des manifestants le 1er mai.

Entendu mardi matin par la commission d'enquête du Sénat, qui tenait là sa dernière audition avant la rentrée de septembre, M. Castaner a indiqué avoir "adressé vendredi 20 juillet à Vincent Crase un courrier lui indiquant que La République en marche lançait une procédure de licenciement à son encontre".

Cette procédure est "fondée sur le trouble objectif au fonctionnement de l'association et l'atteinte portée à son image", a précisé le patron du parti présidentiel, ajoutant que l'entretien préalable au licenciement devait se tenir mardi dans la journée.

Dans un premier temps, juste après la révélation de l'affaire le 18 juillet, M. Castaner avait estimé que la "faute personnelle" de M. Crase ne "suffit pas pour justifier un licenciement" car celui-ci était intervenu aux côtés de M. Benalla en-dehors de sa fonction professionnelle, à savoir "responsable adjoint sûreté et sécurité" à LREM.

"Vincent Crase a indiqué avoir agi en qualité de gendarme réserviste le 1er mai, à la demande expresse d'Alexandre Benalla". Il "m'a alors informé qu'il était chef d'escadron, gendarme de réserve depuis 1996, rattaché à l'Elysée dans un cadre extra-professionnel", a détaillé M. Castaner devant les sénateurs.

Mais la direction de La République en marche a finalement choisi d'enclencher une procédure de licenciement car à "la faute, M. Crase a ajouté le mensonge, puisqu'il n'était ni présent ce jour en tant que gendarme réserviste ni ne bénéficiait d'aucune autorisation pour être présent", a souligné M. Castaner, en évoquant un "lien d'autorité, peut-être naturelle" de M. Benalla sur M. Crase. Il s'est dit prêt à "assumer un risque de contentieux devant les prud'hommes".

Selon M. Castaner, Vincent Crase, âgé de 45 ans, a effectué "40 missions entre novembre 2017 et avril 2018 pour le compte du commandement militaire de la présidence de la République", sans qu'il en ait été mis au courant.

Par ailleurs, si M. Castaner a confirmé avoir infligé rapidement à son employé une suspension de 15 jours, "du 4 au 18 mai inclus", celle-ci ne s'est pas accompagnée d'une retenue de salaire. Le porte-parole de l'Elysée Bruno Roger-Petit avait pourtant assuré le 19 juillet que M. Crase avait "été sanctionné par une mise à pied de 15 jours avec suspension de salaire".

Cette suspension de 15 jours avait été décidée par "parallélisme des formes", après une discussion avec le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, qui avait infligé la même à Alexandre Benalla.

Réfutant que M. Crase l'ait jamais "accompagné dans (s)es déplacements, encore moins armé", M. Castaner a rappelé que son salarié n'avait "pas de (permis de) port d'arme". Le délégué général de LREM a aussi affirmé être en train de "revoir l'organisation de la sécurité" du parti.

Enfin, interrogé sur la diffusion illégale d'images de vidéosurveillance relatives aux faits du 1er mai sur les réseaux sociaux, par des comptes proches de La République en marche, M. Castaner, qui est également secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, a dit n'avoir "connaissance d'aucun membre de La République en marche qui aurait relayé cela".

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: David Lisnard Cloture Congres des Maires 2025
11min

Politique

« Le congrès des maires de France ne peut pas devenir un temps de la présidentielle » : avec David Lisnard contesté, il se passe quelque chose… à l’AMF

Alors que se tient le congrès de l’Association des maires de France fin novembre, la candidature du président sortant, David Lisnard, est mise à mal. La gauche et le centre l’accusent d’un « mélange des genres », pour celui qui brigue aussi l’Elysée. Et les maires de gauche ne devraient pas se priver de voter pour le centriste Philippe Laurent, qui « pense que l’AMF est en danger ». S’il est réélu, l’entourage de David Lisnard assure qu’il se « mettra en retrait » de l’AMF et « il y aura une direction collégiale temporaire ».

Le

Orleans: Closing Ceremony of the Rassemblement National Rally’s Campaign Kickoff Event presidential
9min

Politique

Présidentielle 2027 : le débat sur l’inéligibilité de Marine Le Pen relancé

La semaine dernière, Didier Guérin, président de chambre honoraire à la Cour de cassation, a relancé le débat sur la légalité de la candidature de Marine Le Pen à la présidentielle. Dans les colonnes du Monde, ce haut magistrat a affirmé que la députée RN était actuellement inéligible tant que la Cour de cassation n’a pas rendu sa décision dans l’affaire des assistants parlementaires des députés européens de son parti. Les avocats de Marine Le Pen ont saisi le Conseil supérieur de la magistrature au sujet de Didier Guérin. Explications

Le

FRA – SENAT – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT 2
5min

Politique

« Le racisme ne naît pas de nulle part » : Les écologistes ont déposé une proposition de loi visant à interdire la théorie du grand remplacement

Au Sénat comme à l’Assemblée, les écologistes ont déposé une proposition de loi visant à « renforcer la lutte contre les discours incitant à la haine et aux actes racistes et xénophobes » via l’interdiction de la théorie du grand remplacement. Si, pour certains, cette proposition est « redondante » par rapport aux outils juridiques déjà existants, elle semble utile pour « faciliter les condamnations ».

Le

BLOCAGE LYCEE SAINT SERNIN
4min

Politique

Mouvement lycéen : où en est-on des blocus ?

Sur les 3700 lycées, 41 étaient bloqués ce lundi matin, jour de rentrée des vacances de la Toussaint, selon le ministère de l’Education nationale. Les organisations lycéennes et étudiantes appellent à reprendre les blocages malgré les annonces du gouvernement, la semaine dernière. Le Premier ministre se dit prêt à recevoir à nouveau les lycéens.

Le