Benjamin Griveaux accuse des médias russes d’ingérence dans la campagne présidentielle
Le porte-parole « d’En marche ! » estime que Russia Today et Spoutnik « calomnient certains candidats, en particulier Emmanuel Macron » au profit de Marine Le Pen et François Fillon.

Benjamin Griveaux accuse des médias russes d’ingérence dans la campagne présidentielle

Le porte-parole « d’En marche ! » estime que Russia Today et Spoutnik « calomnient certains candidats, en particulier Emmanuel Macron » au profit de Marine Le Pen et François Fillon.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Invité de Territoires d’Infos sur Public Sénat et Sud Radio, le porte-parole du mouvement « En marche ! », Benjamin Griveaux, a accusé deux médias russes, Russia Today et Spoutnik, d’avoir diffusé de fausses informations sur les violences en Seine-Saint-Denis qui ont suivi l’affaire Théo.

«  J’ai vu des images, des photos, ou des vidéos qui ne datent pas de la nuit dernière ou des jours précédents, et qui ont pourtant été présentés comme tels. Il y a donc une volonté de manipuler les images » estime-t-il.

Il les accuse plus largement d’ingérence dans la campagne présidentielle française. « Ces deux sites, contrôlés à 100% par l’Etat russe, calomnient depuis des mois certains candidats, en particulier Emmanuel Macron, et en épargnent d’autres, en particulier Marine Le Pen et François Fillon ».

 «Elle (la Russie) est en train de s’ingérer dans la campagne présidentielle française, et ce n’est pas normal. La sincérité des débats doit être garantie » ajoute-t-il, rappelant le supposé rôle russe dans la victoire de Donald Trump aux Etats-Unis et dans le vote britannique en faveur du Bexit.

Benjamin Griveaux a répondu aux critiques récurrentes sur l’absence de programme précis d’Emmanuel Macron. « Il a fait près d’une centaine de propositions depuis trois mois et demi » assure-t-il, s’attaquant aux programmes de ses principaux adversaires.

« Quel est le programme de François Fillon sur la santé ? Je suis incapable de vous le dire. Marine Le Pen fait une série de 144 propositions, mais avec zéro chiffrage. On a une exigence pour Emmanuel Macron qui est plus forte que pour les autres candidats ».

Benjamin Griveaux sur Emmanuel Macron : « Il a fait près d’une centaine de propositions depuis trois mois et demi »
01:11

Autre critique qui touche Emmanuel Macron : l’absence de transparence autour de ses donateurs. Quelques candidats à la présidentielle, dont Nicolas Dupont-Aignan, lui demandent de publier la liste de ses donateurs. « Tout le monde demande la liste depuis plusieurs mois, mais c’est interdit par la loi » rappelle-t-il.  « S’ils veulent le faire, qu’ils se fassent connaître ».

Benjamin Griveaux affirme qu’aucune discussion n’est en cours avec François Bayrou, alors que le président du Modem a assuré qu’il « prendra ses responsabilités » dans cette présidentielle. « Son choix lui appartient » précise-t-il, sans fermer complètement la porte. « Toutes les personnes qui sont dans le champ républicain, qui considèrent que le clivage gauche-droite a vécu, et qui se reconnaissent par les valeurs portées par le mouvement, sont les bienvenues ». Mais il précise que tout soutien « ne vaut pas infléchissement de la ligne, ni investiture pour les législatives ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le