Bennahmias (ex-MoDem) conteste avoir fourni un emploi fictif
L'ex-eurodéputé Jean-Luc Bennahmias, ancien membre du MoDem, a nié avoir fourni un emploi fictif du temps où il siégeait à...

Bennahmias (ex-MoDem) conteste avoir fourni un emploi fictif

L'ex-eurodéputé Jean-Luc Bennahmias, ancien membre du MoDem, a nié avoir fourni un emploi fictif du temps où il siégeait à...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

L'ex-eurodéputé Jean-Luc Bennahmias, ancien membre du MoDem, a nié avoir fourni un emploi fictif du temps où il siégeait à Bruxelles, exprimant dans le Journal du Dimanche son impression d'être utilisé pour une opération de "déstabilisation" de responsables du MoDem.

Interrogé sur les déclarations d'un de ses anciens salariés ayant dénoncé un emploi fictif à la justice, M. Bennahmias a déclaré: "Il prétend qu'il ne me connaît pas. Moi je le connais et mes autres collaborateurs le connaissent et nous avons gardé des traces de son activité pour nous".

"Il était prévu qu'en plus de ses activités au siège (du MoDem) il travaille pour moi et c'est ce qu'il a fait. Par exemple tout ce que je conduisais comme parlementaire européen, il le répercutait sur le site internet et diffusait mes communiqués. Il s'occupait aussi de mes relations avec la presse nationale", a indiqué M. Bennahmias, précisant avoir rémunéré ce collaborateur "quelques centaines d'euros mensuels" entre décembre 2010 et novembre 2011.

Ces déclarations interviennent alors que le parquet de Paris a annoncé vendredi l'ouverture d'une enquête préliminaire, cherchant à savoir si le MoDem, parti de l'actuel garde des Sceaux François Bayrou, a salarié des employés en les faisant passer pour des assistants parlementaires européens.

Cette enquête préliminaire pour "abus de confiance et recel de ce délit" fait suite à un signalement, reçu par la justice mercredi, d'un ex-salarié du MoDem sur la réalité de son emploi comme assistant parlementaire auprès de Jean-Luc Bennahmias.

Dans ce signalement, l'ancien employé précisait "avoir été rémunéré entre décembre 2010 et novembre 2011, d'une part par le parti, d'autre part par l'Association pour une Europe citoyenne présidée par M. Bennahmias, alors qu'il soutient n'avoir jamais travaillé pour ce dernier en particulier ni pour l'Association pour une Europe citoyenne mais uniquement pour le siège du parti", avait indiqué le parquet.

En réaction à ces accusations M. Bennahmias a souligné dans son entretien au JDD que "cet ancien collaborateur travaille aujourd'hui avec Anne Hidalgo à la mairie de Paris" et que "toute cette affaire tombe alors qu'il y a un certain nombre de tensions entre le MoDem et la mairie".

"Je m'interroge", ajoute l'ex-eurodéputé, faisant part de son "impression qu'on (l)'utilise comme appât pour une opération de déstabilisation" contre le MoDem.

Dès jeudi, M. Bennahmias, qui a quitté le MoDem à l'automne 2013, s'était insurgé contre ces accusations: "Il dit qu'il n'a jamais travaillé pour moi ! Il a dû oublier", avait-il dit à l'AFP.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris Gabriel Attal Meeting
8min

Politique

« Un an pour convaincre » : pour son premier grand meeting, Gabriel Attal mise sur « l’espoir » et joue sa différence avec Edouard Philippe

Devant 5.000 personnes réunies à Paris, Gabriel Attal a réussi sa première grande démonstration de force. Le candidat à la présidentielle entend dessiner un projet loin du « pessimisme » ambiant avec « quatre chantiers capitaux » : l’école, avec « moins de 20 élèves par classe » en primaire, les salaires, les frontières et l’intelligence artificielle, et « deux dettes à résorber », celle des finances publiques et du réchauffement climatique. Mais il n’oublie pas de se démarquer de son principal concurrent, un certain Edouard Philippe…

Le

France Vivendi Bollore
5min

Politique

Tribune anti-Bolloré :  Maxime Saada, patron de Canal + nie toute « liste noire »

Même si le président du directoire de Canal+ réfute toute « liste noir », il affirme que le groupe tiendra désormais compte de « la considération portée à Canal+ » dans ses choix de financement. Des propos qui ravivent les tensions avec une partie du monde du cinéma, mobilisée contre l’influence de Vincent Bolloré.

Le

Cour d appel et d ‘assises de Lyon
6min

Politique

Le procès « French Bukkake » aux assises : « Le but est de reconnaître toute la dimension criminelle de l’industrie pornographique », se félicite Laurence Rossignol

Le premier grand procès de l’industrie pornographique se tiendra finalement devant les assises et non devant une cour criminelle départementale. Une victoire pour la cinquantaine de victimes de la plateforme French Bukkake. La chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris a retenu le caractère sexiste et raciste des viols, tout comme l’avait relevé le rapport de la mission d’information du Sénat sur les dérives de l’industrie pornographique remis en 2022.

Le