Benoît Hamon va lancer un mouvement de gauche « transpartisan »
Benoît Hamon a annoncé mercredi qu'il lancerait le 1er juillet un mouvement "large, transpartisan", afin de "reconstruire la...

Benoît Hamon va lancer un mouvement de gauche « transpartisan »

Benoît Hamon a annoncé mercredi qu'il lancerait le 1er juillet un mouvement "large, transpartisan", afin de "reconstruire la...
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Benoît Hamon a annoncé mercredi qu'il lancerait le 1er juillet un mouvement "large, transpartisan", afin de "reconstruire la gauche", sans pour autant quitter le Parti socialiste.

"Le 1er juillet, je lancerai un mouvement, large, qui s'adressera aux hommes et aux femmes de gauche, citoyens, pour être en situation de penser les suites que nous pouvons donner à ce travail que nous avons commencé lors de la campagne présidentielle, un travail sur ces idées nouvelles", a déclaré sur France Inter le candidat du PS arrivé cinquième au premier tour de la présidentielle (6,4% des voix).

"J'inviterai des hommes et des femmes qui appartiennent aux partis politiques ou n'y appartiennent pas. Je les inviterai à continuer ce travail indispensable pour reconstruire la gauche", a expliqué ce député des Yvelines et ancien ministre, ajoutant qu'il ne quitterait pas le PS.

Ce mouvement, qui n'a pas encore de nom, pourra rassembler "toutes celles et ceux qui veulent aujourd'hui contribuer à ce que la gauche renaisse", a précisé M. Hamon, invité à dire si cet appel pouvait s'adresser à des membres du mouvement La République en marche d'Emmanuel Macron ou de La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon.

"Ce sera un mouvement transpartisan, qui se nourrira du travail des intellectuels, de cette innovation citoyenne et démocratique que nous avons mise en oeuvre lors de la campagne présidentielle", a-t-il dit.

"Aujourd'hui, on peut appartenir au Parti communiste, aux écologistes, se reconnaître dans différentes candidatures et avoir envie de travailler ensemble", a ajouté ce membre de l'aile gauche du PS.

Il a expliqué qu'il entendait continuer à défendre des idées abandonnées mardi par son parti dans le programme pour les législatives comme la sortie du diesel ou du nucléaire, des idées qui "structureront la recomposition de la gauche", tout en refusant une "opposition frontale" avec le président élu.

"Je suis dans l'opposition et je serai dans l'opposition à Emmanuel Macron, ce qui ne veut pas dire qu'on ne travaille pas intelligemment", a déclaré M. Hamon. "Je me situe sereinement, tranquillement dans l'opposition" mais "ce n'est pas une opposition frontale".

Il a assuré que s'il est réélu député, il voterait par exemple "certaines dispositions" de la future loi sur la moralisation de la vie publique, que M. Macron s'est engagé à mettre en oeuvre.

"J'insisterai sur la transparence des dons comme je l'ai fait dans ma campagne, que l'on soit véritablement indépendants au Parlement des lobbys privés (...) J'irai au bout d'une vraie loi de moralisation de la vie publique et j'espère que le gouvernement ne s'arrêtera pas au milieu du gué", a-t-il glissé.

En revanche, il combattra "un certain nombre de propositions comme la suppression de l'impôt sur la fortune, le recul des droits sociaux des salariés, la remise en cause des services publics" et se battra "pour une vraie transition écologique, pour améliorer les conditions de travail".

"Ce qui m'intéresse, c'est comment la gauche va renaître de cet échec" à la présidentielle, a affirmé le socialiste.

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