Benoît Hamon veut lutter contre la concentration des médias
Benoît Hamon veut lutter contre la concentration des médias en interdisant à un groupe de détenir "plus de 40% du capital d'une...

Benoît Hamon veut lutter contre la concentration des médias

Benoît Hamon veut lutter contre la concentration des médias en interdisant à un groupe de détenir "plus de 40% du capital d'une...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Benoît Hamon veut lutter contre la concentration des médias en interdisant à un groupe de détenir "plus de 40% du capital d'une entreprise de médias" ou de "dépasser le seuil de 20% dans plus de deux médias", a déclaré le candidat socialiste.

"Nous ne pouvons pas continuer avec une situation de surconcentration des médias", a-t-il averti lors des Rencontres de l'Udecam, qui représente les agences médias.

Il a fustigé sans les désigner directement le groupe Bolloré qui a fait publier "une trentaine d'articles" sur son service de véhicules en autopartage Autolib dans le titre gratuit Direct Matin qu'il contrôle et ceux qui dépendent "de la commande publique d'une main et contrôlent une chaîne de télévision", comme notamment TF1.

Il a aussi souhaité que les conseils d'administration des groupes audiovisuels publics nomment leur président plutôt que le CSA, "sur le modèle de l'AFP".

"Il faut modifier leurs conseils d'administration et que cette compétence leur revienne, et ne soit plus celle exclusive du CSA dont ont peut considérer qu'il est juge et partie", a estimé le candidat.

Benoît Hamon a jugé qu'il n'était pas nécessaire de réduire le nombre de chaînes du service public.

Autre proposition, il a suggéré d'aider à la création de nouveaux médias indépendants grâce à des fonds de dotation et de créer un nouveau "statut de sociétés de médias à but non lucratif".

En revanche il a indiqué qu'il "hésitait encore" sur le sujet d'une suppression totale de la publicité sur France Télévisions, en disant qu'il souhaitait un tel objectif mais que "dans l'immédiat il serait difficile" de se passer de cette "recette importante".

Il a aussi plaidé pour un maintien de la redevance avec une assiette élargie notamment aux résidences secondaires.

Pour les médias à but non lucratif, Benoît Hamon veut que chaque don de particuliers soit abondé à même hauteur par l’État, afin de favoriser un "financement citoyen". Quant aux aides à la presse, il prône leur maintien mais en les rendant "plus lisibles".

Benoît Hamon a également indiqué qu'il voulait renforcer la protection des sources.

Il veut enfin "plus de coopération et de synergies entre l'Arcep et le CSA" et une "amélioration de la régulation" des médias sur internet.

Benoît Hamon a confié par ailleurs qu'il n'avait pas de télévision et qu'il regardait la TV sur son ordinateur, tout en étant un grand amateur de radio, notamment France Inter.

Partager cet article

Dans la même thématique

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le

Le Sénat
16min

Politique

Recul des LR, arrivée d’un groupe RN et la gauche qui veut limiter la casse : les enjeux des sénatoriales

Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».

Le

Benoît Hamon veut lutter contre la concentration des médias
6min

Politique

Elections sénatoriales en Gironde : la droite favorite, le RN veut créer la surprise 

En Gironde, la droite et le centre abordent les élections sénatoriales en position de force, après plusieurs victoires aux dernières municipales. À gauche, cinq listes se disputent les voix des grands électeurs, tandis que le Rassemblement national espère profiter de la dispersion pour décrocher, pour la première fois, un siège dans le département.

Le