Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, a dit jeudi avoir une "appréciation très positive" de la nouvelle ministre du Travail et a posé des "conditions" à un élargissement des accords d'entreprise.
"C'est une femme que j'apprécie. Je pense qu'elle a une vision et pense qu'il faut articuler le développement économique avec de la justice sociale", a-t-il dit sur RMC/BFMTV à propos de Muriel Pénicaud.
"Elle croit profondément au dialogue social. J'ai une appréciation très positive de la nouvelle ministre du Travail", a ajouté M. Berger, estimant que sa nomination avait "du sens".
Précisant que Mme Pénicaud était une femme "très connue dans le champ social", il a rappelé qu'elle avait coécrit un rapport "remarquable" sur le stress au travail, qui avait "servi de base à la négociation de 2013 sur la qualité de vie au travail".
A propos de la réforme du code du travail voulue par Emmanuel Macron, "ce qui se joue, c'est une articulation intelligente entre un code du travail qui soit un socle de droits importants".
La ministre du Travail Muriel Pénicaud arrive à l'Elysée pour le premier Conseil des ministres, le 18 mai 2017 à Paris
AFP
"Importants, pourquoi? Parce que tous ceux qui ne voudraient pas négocier se référeraient à ce code, ce qui est le cas aujourd'hui. Donc il faut un code du travail qui ne soit pas abaissé, contrairement à ce que veulent certains", a-t-il ajouté.
Le secrétaire général de la CFDT a mis l'accent sur le rôle des branches et sur la "liberté de négociation dans les entreprises, à une seule condition, c'est que le fait syndical (y) soit reconnu beaucoup plus fortement".
Interrogé sur un élargissement des accords d'entreprise, il s'est dit prêt à discuter. Mais "tout dépend sur quel sujet, tout dépend quel sera le socle en cas d'absence d'accord d'entreprise, socle dans la branche mais aussi socle dans le code du travail (...) et tout dépend de la place du syndicalisme et des représentants dans l'entreprise", a-t-il insisté.
"Si ces trois conditions sont réunies, on peut commencer à peigner tous les sujets, en tout cas certains sujets", a dit M. Berger.
Il a notamment estimé qu'on "peut aller (dans les entreprises) vers un système qui serait une codétermination à la française", avec "une place des représentants du personnel accrue", qui leur permettrait d'avoir "plus de poids, plus de prise sur la réalité du travail".
Après les violences et dégradations commises en marge de la victoire du PSG en Ligue des champions, le gouvernement va présenter un projet de loi « visant à faire assumer directement aux auteurs, le coût des déclarations commises dans l’espace public ». Un principe du « casseur-payeur » déjà inscrit dans le texte « anti casseurs » de Bruno Retailleau avant d’être modifié avant son adoption finale en raison d’un risque d’inconstitutionnalité.
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Entre le projet de loi d’urgence agricole, le texte sur la fin de vie ou celui sur la protection de l’enfance, le Parlement a encore des textes importants à examiner d’ici l’été. Une session extraordinaire sera convoquée jusqu’à la semaine du 20 juillet.
REPORTAGE - Ce samedi 13 juin aux Docks d’Aubervilliers, Raphaël Glucksmann a tenu un grand rassemblement aux allures de meeting présidentiel, en présence de nombreuses personnalités politiques. Même s’il refuse toujours d’officialiser sa candidature pour 2027, l’eurodéputé, co-fondateur de Place publique, affiche ses ambitions : rassembler la gauche sociale-démocrate et écologiste, dépasser Jean-Luc Mélenchon dans les sondages et convaincre le Parti socialiste de se rallier à lui.