Bernard Accoyer : « On n’est pas des coupeurs de tête »
Le secrétaire général des Républicains était l’invité de Territoire d’Infos ce matin. Interrogé sur les exclusions des membres Macron-compatibles, il relativise cette décision considérant qu’il s’agit seulement d’acter « leurs départs volontaires. »

Bernard Accoyer : « On n’est pas des coupeurs de tête »

Le secrétaire général des Républicains était l’invité de Territoire d’Infos ce matin. Interrogé sur les exclusions des membres Macron-compatibles, il relativise cette décision considérant qu’il s’agit seulement d’acter « leurs départs volontaires. »
Public Sénat

Par Helena Berkaoui

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

 « Ne faisons pas une montagne du fait qu’un certain nombre de nos amis sont rentrés au gouvernement ou ont constitué un groupe dissident à l’Assemblée nationale » tempère Bernard Accoyer. Suite à la décision du bureau politique de LR, le 3 octobre, d’exclure ses membres Macron-compatibles, le secrétaire général de LR leur a accordé un délai pour s’expliquer.

Bernard Accoyer explique qu’il a « dû accélérer le bureau politique parce que nous sommes en campagne et qu’il fallait compléter les postes dans une structure qui s’appelle la Haute autorité. » Selon lui, il s’agit simplement d’acter les « départs volontaires » de ceux qui « ont choisi de se rapprocher de la sociale démocratie parce que monsieur Macron c’est la gauche moderne. »

« Nous ne sommes pas des coupeurs de tête et ils attendent, pour pouvoir officialiser leur reclassement politique, une décision » justifie le secrétaire général du parti Les Républicains.

Les membres LR sous le coup de cette décision pourront saisir la commission des recours du parti. Cependant un des membres de cettedite commission n’est autre que Gilles Boyer, le conseiller du Premier ministre Édouard Philippe. Bernard Accoyer considère que « ces petites cuisines dont les Français sont complètement saturées » n’ont pas d’importance. 

Partager cet article

Dans la même thématique

SoftBank CEO Masayoshi Son Meets French President Emmanuel Macron at Elysee Palace
5min

Politique

Nouvelle dissolution avant la présidentielle 2027 ? Une « instrumentalisation » de la Constitution que rien n’interdit

Plusieurs conseillers du camp présidentiel évoquent dans la presse la possibilité de dissoudre l’Assemblée nationale avant la tenue de la présidentielle 2027 pour compliquer la possible arrivée au pouvoir du Rassemblement national. Un scénario inédit sous la Vème République, que rien n’interdit formellement, mais qui dévoierait l’esprit de la Constitution, de l’avis de plusieurs juristes.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
7min

Politique

Affaire Lyhanna : après un rapport accablant de l'inspection, la responsabilité politique est-elle écartée ?

L'inspection générale de la gendarmerie nationale et de la justice déclenchée par la mort de la jeune Lyhanna a pointé, ce lundi, une série de dysfonctionnements suite au dépôt de plainte pour viols sur mineure de moins de 15 ans déposée en août 2025 contre Jérôme Barella. Sébastien Lecornu indique que « la puissance publique ne se défaussera pas » face à « une vérité d'une extrême gravité » et promet des mesures, sans évoquer la proposition de « loi intégrale » sur la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

Le

France Extreme Weather Heat
8min

Politique

Canicule : le congé climatique fait monter la température politique

Face à une nouvelle vague de chaleur, les Écologistes proposent la création d’un « congé climatique » de cinq jours par an. Une mesure qui est déjà mise en place en Espagne depuis 2024. Entre urgence sanitaire, coût économique et adaptation de la société, la mesure attise les débats bien au-delà du thermomètre.

Le