Bernard Accoyer : « On n’est pas des coupeurs de tête »
Le secrétaire général des Républicains était l’invité de Territoire d’Infos ce matin. Interrogé sur les exclusions des membres Macron-compatibles, il relativise cette décision considérant qu’il s’agit seulement d’acter « leurs départs volontaires. »

Bernard Accoyer : « On n’est pas des coupeurs de tête »

Le secrétaire général des Républicains était l’invité de Territoire d’Infos ce matin. Interrogé sur les exclusions des membres Macron-compatibles, il relativise cette décision considérant qu’il s’agit seulement d’acter « leurs départs volontaires. »
Public Sénat

Par Helena Berkaoui

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

 « Ne faisons pas une montagne du fait qu’un certain nombre de nos amis sont rentrés au gouvernement ou ont constitué un groupe dissident à l’Assemblée nationale » tempère Bernard Accoyer. Suite à la décision du bureau politique de LR, le 3 octobre, d’exclure ses membres Macron-compatibles, le secrétaire général de LR leur a accordé un délai pour s’expliquer.

Bernard Accoyer explique qu’il a « dû accélérer le bureau politique parce que nous sommes en campagne et qu’il fallait compléter les postes dans une structure qui s’appelle la Haute autorité. » Selon lui, il s’agit simplement d’acter les « départs volontaires » de ceux qui « ont choisi de se rapprocher de la sociale démocratie parce que monsieur Macron c’est la gauche moderne. »

« Nous ne sommes pas des coupeurs de tête et ils attendent, pour pouvoir officialiser leur reclassement politique, une décision » justifie le secrétaire général du parti Les Républicains.

Les membres LR sous le coup de cette décision pourront saisir la commission des recours du parti. Cependant un des membres de cettedite commission n’est autre que Gilles Boyer, le conseiller du Premier ministre Édouard Philippe. Bernard Accoyer considère que « ces petites cuisines dont les Français sont complètement saturées » n’ont pas d’importance. 

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture ICIEU
4min

Politique

L'IVG doit être un « droit » reconnu par l'Union européenne pour cette eurodéputée finlandaise

L’Union européenne apparaît comme un rempart des droits des femmes, mais si on y regarde à la loupe, elle connait aussi une forme de régression. Ainsi, le droit à l’avortement est en recul dans plusieurs pays tels que l’Italie, la Hongrie, et surtout la Pologne, où il est quasiment interdit, tout comme à Malte. Malgré une initiative populaire reprise par la Commission européenne pour donner un accès à l’IVG pour toutes les européennes, la bataille idéologique bat son plein. "Ici l'Europe" ouvre le débat, avec les eurodéputés Anna Cavazzini (Allemagne, les Verts), Sirpa Pietikäinen (Finlande, PPE) et Marc Angel (Luxembourg, S&D).

Le

Bernard Accoyer : « On n’est pas des coupeurs de tête »
2min

Politique

PMA : « pour un projet on ne peut plus intime on ne devrait pas avoir à traverser des frontières », déplore cette lyonnaise après neuf tentatives

C’est historique. Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, le nombre de décès en France a dépassé celui des naissances en 2025. Mais à rebours de cette tendance démographique, certains couples se battent pour avoir des enfants. C’est le cas d’Eugénie, originaire de Lyon, qui a été contrainte de partir à l’étranger pour bénéficier d’un parcours de PMA plus rapide. Interrogée par Quentin Calmet, elle témoignage de ses obstacles et difficultés dans l’émission Dialogue Citoyen.

Le

Second round legislative election-Dijon
11min

Politique

Sondages : pour les municipales, « un exercice vraiment plus difficile » pour les sondeurs

Les sondages sont-ils fiables pour les municipales ? C’est la question qui se pose après la publication de deux sondages Odoxa et Ifop sur Nantes, totalement contradictoires. « C’est probablement la méthodologie qui a été choisie qui explique les écarts importants », explique Gaël Sliman, président et cofondateur d’Odoxa. « Les enquêtes par téléphone ne sont pas les plus efficaces ou faciles, et beaucoup sont réalisées par téléphone » dans les villes moyennes, ajoute Jean-Daniel Levy, directeur délégué de Harris Interactive. Plongée dans la fabrique des sondages.

Le