Bernard Cazeneuve fait ses adieux à l’Assemblée nationale
"J'ai toujours essayé de faire au mieux": le Premier ministre Bernard Cazeneuve, qui ne se représente pas aux législatives en...

Bernard Cazeneuve fait ses adieux à l’Assemblée nationale

"J'ai toujours essayé de faire au mieux": le Premier ministre Bernard Cazeneuve, qui ne se représente pas aux législatives en...
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"J'ai toujours essayé de faire au mieux": le Premier ministre Bernard Cazeneuve, qui ne se représente pas aux législatives en juin, a fait ses adieux émus à l'Assemblée nationale mercredi, lors de sa dernière séance des questions au gouvernement.

"C'est pour moi un moment d'émotion, ça fait plus de 20 ans que j'ai eu l'occasion d'être à vos côtés pour de multiples débats où nous nous sommes opposés. Et où parfois aussi nous avons contribué à faire oeuvre législative ensemble", a déclaré M. Cazeneuve, qui avait déjà fait ses adieux au Sénat mardi.

"Je voudrais dans cette circonstance particulière remercier l'ensemble des députés de tous les bancs pour la qualité du travail qui a été accompli, dire la grande fierté qui a été la mienne de pouvoir contribuer à ce travail", a poursuivi le Premier ministre.

"Dans ces années d'exercice du travail parlementaire, comme ministre ou comme député, j'ai toujours essayé de faire au mieux mais chacun sait que, face à la rudesse des choses et des défis, quand on essaie de faire au mieux on n'est jamais sûr de bien faire", a ajouté l'élu de la Manche, député entre 1997 et 2002 puis depuis 2007.

"Et je voudrais vous dire aussi l'immense fierté qui a été la mienne d'être si longtemps à vos côtés", a conclu M. Cazeneuve, salué par les applaudissements de tous les bancs et une ovation debout à gauche.

Les dernières séances de questions au gouvernement du quinquennat se tiendront mardi et mercredi prochain, mais M. Cazeneuve sera en voyage officiel en Chine.

La concorde n'a guère duré dans l'hémicycle puisque dès la question suivante, Jean-Charles Taugourdeau, député LR de Maine-et-Loire, a accusé le Premier ministre de "faire du clientélisme et de mettre les Français en colère par calcul politique pour garder le pouvoir".

"Avant de nous quitter, une seule question s'impose: aimez-vous vraiment la France?", a lancé l'élu de droite.

Le ministre des Finances Michel Sapin a fait part de son indignation: "Quel contraste entre la dignité et l'émotion de l'intervention du Premier ministre et les mots que vous avez prononcés! Quelle peine pour vous de ne pouvoir parler de la France, qu'avec ces termes-là!", a-t-il tancé.

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