Bertrand veut faire sauter le « tabou » de l’âge de la retraite
Il faut avoir le "courage" de reculer l'âge légal de départ à la retraite, appelle dimanche Xavier Bertrand, le président de la...

Bertrand veut faire sauter le « tabou » de l’âge de la retraite

Il faut avoir le "courage" de reculer l'âge légal de départ à la retraite, appelle dimanche Xavier Bertrand, le président de la...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Il faut avoir le "courage" de reculer l'âge légal de départ à la retraite, appelle dimanche Xavier Bertrand, le président de la région des Hauts-de-France, à l'intention d'Emmanuel Macron.

"Le président de la République est tétanisé sur cette question (...), il y a une sorte de tabou", a estimé l'ancien ministre, auteur d'une réforme des retraites en 2008, dans l'émission "Le grand rendez-vous" d'Europe 1/Les Echos/CNEWS.

Le Premier ministre Edouard Philippe avait affirmé le 20 mars que le gouvernement n'avait pas l'intention de reculer l'âge de départ à la retraite (62 ans), tout en se disant ouvert à l'idée de "travailler plus longtemps" pour financer la prise en charge de la dépendance par la Sécurité sociale. La ministre des Solidarités, Agnès Buzyn, avait dit précédemment ne pas être "hostile" à reculer l'âge de la retraite.

Pour Xavier Bertrand, "on peut apporter des solutions, mais il faut dire la vérité et il faut du courage". L'élu qui a quitté Les Républicains préconise de porter d'ici à 2032 l'âge de la retraite à 65 ans, à raison d'une augmentation de la durée de "deux ou trois mois par an" à partir de 2020.

Les professions les plus dures physiquement ne seraient pas concernées, a-t-il ajouté, appelant à "trouver la réponse à ce scandale français qui fait qu'entre un ouvrier et un cadre supérieur, il y a sept ans de différence d'espérance de vie" en défaveur du premier.

"Au gouvernement, on sait bien qu’il faudra travailler plus longtemps, mais il y a un verrou à l’Élysée pour ne pas accepter cette évidence", affirme également M. Bertrand dans une interview au Journal du Dimanche. "Ne pas reculer l’âge de départ à la retraite, c’est mentir aux Français".

Partager cet article

Dans la même thématique

4min

Politique

Esclavage : « L’identité française est faite de grands récits et de grands crimes », reconnaît Emmanuel Macron

A l’occasion des 25 ans de la loi Taubira, reconnaissant la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité, l’Elysée organisait une cérémonie de commémoration ce jeudi 21 mai. Le Président de la République est revenu sur le devoir de reconnaissance de ces crimes. Il a, pour la première fois, abordé le sujet de la réparation, quelques mois après l’abstention de la France sur le vote de la reconnaissance de l’esclavage et de la traite comme « pire crime contre l’humanité » à l’ONU.

Le

Gabriel Attal walks in Bordeaux
4min

Politique

Présidentielle 2027 : en Aveyron, Gabriel Attal officialise sa candidature

C’est fait, Gabriel Attal a mis fin au faux suspense sur sa candidature à la présidentielle. Le patron de Renaissance a officialisé sa candidature, ce vendredi et devrait être sur la ligne de départ en 2027. Dans l’Aveyron, l’ancien Premier ministre a fait part de son ambition de succéder à Emmanuel Macron. Il faudra d’abord tuer le match avec Edouard Philippe pour être le candidat légitime du bloc central.

Le

French ruling Renaissance party holds political meeting in Arras
6min

Politique

Gabriel Attal, à l’heure du grand saut présidentiel ?

Dans l’Aveyron, loin des ors parisiens, l’ancien premier ministre doit officialiser vendredi sa candidature à l’Élysée. Une entrée en campagne pensée comme un antidote au procès en déconnexion qui colle au macronisme et comme un adversaire à Édouard Philippe pour le leadership du bloc central.

Le

ZFE la fin des Zones a Faibles Emissions votee par l Assemblee Nationale
3min

Politique

Loi de « simplification » : le Conseil constitutionnel censure la suppression des ZFE et l’assouplissement du ZAN

Le Conseil constitutionnel a censuré ce jeudi 21 mai plusieurs articles emblématiques de la loi de « simplification économique », parmi lesquels la suppression des zones à faibles émissions (ZFE) et un assouplissement des règles du « zéro artificialisation nette » (ZAN). Jugées sans rapport direct avec le projet de loi initial, ces dispositions ont été qualifiées de « cavaliers législatifs ». Au total, 25 articles sur 84 ont été censurés totalement ou partiellement, au terme d’un feuilleton parlementaire de deux ans.

Le