Blanquefort : Bruno Le Maire « écœuré » par la « trahison » de Ford
« Écœuré » et « révolté » par la décision de Ford qui a écarté l'offre de reprise de l'usine de Blanquefort en Gironde par Punch Powerglide, Bruno Le Maire fustige la « trahison » du constructeur et lui demande de revoir sa décision.

Blanquefort : Bruno Le Maire « écœuré » par la « trahison » de Ford

« Écœuré » et « révolté » par la décision de Ford qui a écarté l'offre de reprise de l'usine de Blanquefort en Gironde par Punch Powerglide, Bruno Le Maire fustige la « trahison » du constructeur et lui demande de revoir sa décision.
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Lors des questions d’actualité au gouvernement du Sénat, le ministre de l’Économie et des Fiances, Bruno Le Maire est revenu sur la situation de l’usine Ford de Blanquefort en Gironde. Le constructeur automobile a annoncé, ce jeudi, qu'il écartait l'offre de reprise de l'usine de ce site de fabrication de boîtes de vitesses par Punch Powerglide, pourtant appuyée par le gouvernement français. Les syndicats de Ford Blanquefort avaient eux aussi appuyé ce plan, en acceptant un gel de salaires pendant trois ans, la perte de trois jours de RTT et une modulation du temps de travail.

 

« Je suis écœuré. Je suis révolté par cette décision qui ne se justifie que par la volonté de Ford de faire monter son cours de Bourse. Je veux dénoncer la lâcheté de Ford à qui je demande de parler depuis trois jours et qui n’a même pas eu le courage de prendre le ministre de l’Économie et des Finances au téléphone. Je veux dénoncer le mensonge de Ford qui dit dans son communiqué que l’offre de Punch n’est pas crédible » a-t-il martelé dans l’hémicycle.

 

« FAI (Ford Industries Aquitaine) a présenté un plan social complet (850 salariés) qui comprend notamment un congé de reclassement d'une durée étendue à compter d'octobre 2019 », a souligné l'entreprise qui « s'est engagée à ne prononcer aucun départ contraint avant septembre 2019 ». « Cela permet aux salariés de FAI d'analyser leurs options tout en bénéficiant d'une sécurité financière », souligne le constructeur.

 

« Je veux dénoncer la trahison de Ford vis-à-vis des plus de 800 salariés du site de Blanquefort à qui je veux rendre hommage. Parce qu’ils avaient accepté de réduire leurs salaires, de réduire leurs RTT, de faire des efforts considérables » (…) Ils ont été trahis par Ford. Les salariés, les syndicats, Philippe Poutou ont été à la hauteur de leurs responsabilités, là où Ford ne l’a pas été » a jugé Bruno Le Maire.

Le ministre de l’Économie « appelle solennellement Ford à réviser sa décision et à accepter la reprise de Punch qui garantit l’avenir du site industriel de Blanquefort ».

 

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