Blanquer voit « de la récupération politique » dans les louanges de Le Pen
Le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a qualifié de "récupération politique" les compliments adressés par...

Blanquer voit « de la récupération politique » dans les louanges de Le Pen

Le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a qualifié de "récupération politique" les compliments adressés par...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a qualifié de "récupération politique" les compliments adressés par Marine Le Pen (FN) à ses discours et annonces, dimanche lors du Grand jury RTL-Le Figaro-LCI.

La présidente du parti d'extrême droite avait salué vendredi les propositions d'un ministre qui "multiplie les annonces positives", y voyant "une victoire idéologique" mais aussi "politique" pour sa formation.

"On est dans des jeux qui ne m'amusent pas ; ça a un nom, ça s'appelle de la récupération politique", a répliqué Jean-Michel Blanquer dimanche, en réponse à une question sur ce point.

Marine Le Pen "n'est pas ma boussole, je ne vais pas ne pas dire quelque chose parce qu'elle a dit quelque chose, ou l'inverse (...). Tout un chacun peut dire qu'il approuve ce que je fais, c'est pas ça qui m'intéresse", a-t-il poursuivi.

La députée du Pas-de-Calais avait détaillé les sujets sur lesquels, selon elle, le ministre de l'Education "reprend à son compte les idées du FN sur l’école": rythmes scolaires, retour aux fondamentaux, redoublements, refus de l'écriture inclusive, assouplissement de la réforme du collège, dictée quotidienne, méthode de lecture, fin du tirage au sort à l'université.

Partager cet article

Dans la même thématique

Blanquer voit « de la récupération politique » dans les louanges de Le Pen
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le