« Bouclier tarifaire » : la SNCF doit présenter son plan « dans les prochains jours », annonce Clément Beaune
Interrogé par le sénateur de l’Aisne Pierre-Jean Verzelen lors des questions au gouvernement mercredi, le ministre délégué aux Transports a précisé que ce bouclier devrait notamment concerner les tarifs des TGV.

« Bouclier tarifaire » : la SNCF doit présenter son plan « dans les prochains jours », annonce Clément Beaune

Interrogé par le sénateur de l’Aisne Pierre-Jean Verzelen lors des questions au gouvernement mercredi, le ministre délégué aux Transports a précisé que ce bouclier devrait notamment concerner les tarifs des TGV.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

« La SNCF prend de plein fouet la hausse des prix de l’électricité ». Mercredi 9 novembre, le sénateur de l’Aisne, dans les Hauts-de-France, Pierre-Jean Verzelen, a interpellé le ministre délégué aux Transports, Clément Beaune. A quand « un bouclier tarifaire pour protéger les voyageurs de la hausse du prix des billets ? », a-t-il demandé. Alors que la France s’implique en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique à la COP27, qui se tient actuellement à Charm el-Cheikh, en Egypte, « on ne peut pas se satisfaire que le moyen de transport le plus économe en CO2 soit financièrement le moins intéressant », a déploré le sénateur, membre du groupe Les Indépendants, République et Territoire. Auditionné mi-septembre par la commission sénatoriale de l’aménagement du territoire, le président de la SNCF Jean-Pierre Farandou avait lui aussi reconnu des difficultés liées à la crise de l’énergie.

« Les tarifs qui sont ceux des TER [Transports express régional NDLR] et de beaucoup de trains des quotidiens ne relèvent pas de l’Etat », a d’abord rappelé Clément Beaune. En revanche, il a indiqué avoir « demandé » à la SNCF, pour les « trains à grande vitesse » et « les trains d’équilibre du territoire », dont les tarifs sont « du ressort national », de « mettre en place un bouclier tarifaire ». Le but : « préserver ceux qui ont le plus besoin du train » c’est-à-dire selon le ministre « les ménages modestes et les utilisateurs réguliers ». Un plan en ce sens doit être présenté par la SNCF « dans quelques jours », a précisé Clément Beaune, soulignant avoir demandé à l’entreprise « un effort tout particuliers sur les abonnements et sur les Ouigos », les trains à bas coût du réseau. Clément Beaune avait déjà exprimé, quelques jours plus tôt, le souhait de voir mis en place un bouclier tarifaire par l’entreprise ferroviaire, pour maintenir les hausses à un niveau « inférieur à l’inflation ».

Un « plan exceptionnel » pour les Hauts-de-France

Pierre-Jean Vazelen a également questionné le gouvernement sur la situation ferroviaire de la région des Hauts-de-France, « qui se dégrade depuis quelques mois ». « En plus des retards depuis le mois d’avril, c’est près d’un train sur 10 en moyenne et chaque jour qui est annulé », a-t-il déploré, notant l’installation d’un « climat de tension et d’anxiété pour les usagers ». Le sénateur a regretté le « manque de personnel », mais aussi « un sous-investissement chronique dans le réseau secondaire depuis 30 ans ». Un constat qui fait écho à celui qu’établissait la sénatrice de l’Oise Laurence Rossignol le 26 octobre 2022, déplorant elle aussi un grand nombre de TER supprimé.

Comme lors de sa réponse à Laurence Rossignol, Clément Beaune a rappelé avoir demandé à la SNCF la mise en place « d’un plan exceptionnel d’urgence et d’accélération des recrutements par tous les moyens possibles ». Il devra être « présenté par l’entreprise dans les prochains jours, en lien avec la région », a-t-il précisé, soulignant que ce plan prévoit, « en 2022-2023 », le « recrutement inédit de 440 collaborateurs TER dans les Hauts-de-France ».

Partager cet article

Dans la même thématique

FRANCE – BLOCUS DES LYCEES PARISIENS
7min

Économie

Blocage des lycées : que payent les régions pour la construction et l’entretien des établissements ?

Chauffage en rade, bouilloires thermiques, fuites d’eau, sanitaires insalubres… Les lycéens mobilisés dénoncent notamment l’état de vétusté des bâtiments. Pourtant, les régions ont consacré 18% de leur budget aux établissements du secondaire en 2025, qu’il s’agisse de dépenses liées à l’entretien des édifices, ou de constructions nouvelles.

Le

Retraits d’investisseurs, écarts avec nos voisins : comment la situation budgétaire française suscite la méfiance croissante des marchés
7min

Économie

Investisseurs qui se retirent, écarts avec nos voisins : comment la situation budgétaire française suscite la méfiance croissante des marchés

La signature française chez les investisseurs a perdu de son éclat en quelques mois, et singulièrement depuis quelques semaines. A l’étranger, certains fonds d’investissements regardent désormais avec méfiance les titres de dette française, et notre situation budgétaire fait désormais les gros titres de la presse anglo-saxonne. Pour l’heure, Paris échappe encore à des attaques spéculatives, mais la prime de risque que demandent nos prêteurs s’est considérablement accrue.

Le

France Protests
6min

Économie

Mobilisation des lycéens et des étudiants : ce que prévoit le budget 2027 sur l’Education

En pleine grogne des lycéens et des étudiants sur la dégradation des conditions d’enseignement, le gouvernement a levé le voile sur un budget 2027 qui alloue une hausse de crédits – pour un total de 65,5 milliards d’euros – à l’Education nationale, essentiellement pour financer des créations de postes. Mais derrière cette hausse se cachent d’autres besoins, sur le bâti scolaire ou la précarité étudiante, gérés par des portefeuilles qui eux risquent de baisser. Explications.

Le

Impôts, retraites, mesures d’économies : le gouvernement lève le voile sur le budget 2027, qui prévoit un effort de 43 milliards d’euros
9min

Économie

Impôts, retraites, mesures d’économies : le gouvernement lève le voile sur le budget 2027, qui prévoit un effort de 43 milliards d’euros

Le gouvernement a présenté ce 1er octobre le projet de loi de finances et le projet de loi de financement de la sécurité sociale, qui doivent permettre de ramener, encore une fois, le déficit à 5 %. Alors que la France fait face à une remontée inquiétante de ses taux d’intérêt, le ministre des Comptes publics prévient que « l’immobilisme serait le décrochage » du pays.

Le