Bruno Le Maire « favorable à une fiscalité verte dans le cadre d’un plan de relance »
Assumant le refus de créer une taxe à 4% sur les dividendes, le ministre de l’Economie affirme qu’il faut plutôt taxer « les géants du numérique mondiaux ». « Aidez-moi à lutter contre l’évasion et l’optimisation fiscale » lance aussi Bruno Le Maire.

Bruno Le Maire « favorable à une fiscalité verte dans le cadre d’un plan de relance »

Assumant le refus de créer une taxe à 4% sur les dividendes, le ministre de l’Economie affirme qu’il faut plutôt taxer « les géants du numérique mondiaux ». « Aidez-moi à lutter contre l’évasion et l’optimisation fiscale » lance aussi Bruno Le Maire.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

 

Interrogé par le sénateur PCF du Val-de-Marne, Pascal Savoldelli, lors des questions d’actualité au gouvernement au Sénat, sur le rejet par Emmanuel Macron de la taxe à 4% sur les dividendes, propositions de la convention citoyenne, Bruno Le Maire assume et explique vouloir ne pas reproduire « l’erreur » d’une première taxe sur les dividendes, qui avait « été jugé illégale ».

« Qu’il faille plus de justice fiscale, j’en suis le premier convaincu, qu’il faille une fiscalité plus verte, nous sommes tout à fait favorables à le faire dans le cadre d’un plan de relance » souligne en revanche le ministre de l’Economie. « Vous voulez aller chercher la richesse là où elle se trouve. Ce sont les géants du numérique mondiaux. C’est eux qu’il faut aller taxer » répond Bruno Le Maire, appelant à l’aider à « mettre en place une taxation carbone aux frontières de l’Union européenne » ou la taxe sur les transactions financières au niveau européen. Et d’ajouter : « Aidez-moi à lutter contre l’évasion et l’optimisation fiscale ». Ce qui a pour le moins déplu aux communistes, qui depuis des années, notamment via le sénateur Eric Bocquet, font de la lutte contre l’évasion et la fraude fiscale l’un de leur combat politique.

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le