Bure : « On a expulsé des délinquants », affirme Sébastien Lecornu
Le secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique justifie l’évacuation du site, où le projet Cigéo d’enfouissement de déchets nucléaires, devrait prendre place. Selon lui, l’intervention de quelque 500 gendarmes mobiles sur les lieux « était une réponse du retour de l’État de droit ».

Bure : « On a expulsé des délinquants », affirme Sébastien Lecornu

Le secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique justifie l’évacuation du site, où le projet Cigéo d’enfouissement de déchets nucléaires, devrait prendre place. Selon lui, l’intervention de quelque 500 gendarmes mobiles sur les lieux « était une réponse du retour de l’État de droit ».
Public Sénat

Par Héléna Berkaoui

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le site situé à Bure dans la Meuse ne devrait pas connaître le même destin que la ZAD de Notre-Dames-des-Landes. Jeudi 22 février, 500 gendarmes mobiles ont procédé à l’évacuation du bois Lejuc qui était jusqu’alors occupé par des opposants au projet du Centre industriel de stockage géologique (Cigéo). Projet qui tend à créer un site d’enfouissement de déchets nucléaires à Bure.

Invité de Territoires d’Infos ce lundi, le secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique assume l’intervention des forces de l’ordre et justifie cette réponse régalienne. « La réponse de jeudi dernier était une réponse du retour de l’État de droit », soutient Sébastien Lecornu. Très actif sur les dossiers qui ont trait au nucléaire, il tient à préciser que « Cigéo est un projet de long terme, sur lequel aujourd’hui il n’y a aucune matière radioactive à Bure, sur lequel aujourd’hui il n’y a jamais qu’un laboratoire qui teste notre capacité à faire ce site d’enfouissement pour les déchets nucléaires ». Sébastien Lecornu ajoute que « le premier colis de déchets nucléaires, si le calendrier devait être tenu, ce serait 2030 ».

« On a expulsé des délinquants, des gens affiliés à l’ultragauche et parfois des mouvements anarchiques à des gens dont la violence est le mode opératoire, à des gens qui s’en sont pris aux gendarmes »

« On n’a pas expulsé des écologistes », se défend Sébastien Lecornu. Selon lui, l’évacuation menée par les gendarmes ne visait pas les « opposants légaux ». « On a expulsé des délinquants, des gens affiliés à l’ultragauche et parfois à des mouvements anarchiques, à des gens dont la violence est le mode opératoire, à des gens qui s’en sont pris aux gendarmes », justifie-t-il. Et d’insister sur le fait qu’on ne peut pas « assimiler des gens qui empruntent les voies de droit » et « des opposants illégaux qui eux occupent illégalement un bois ». Sébastien Lecornu annonce par ailleurs que « les opposants légaux » seront reçus « dans les semaines qui viendront au ministère ». Ces derniers n’ont pas apprécié la méthode musclée employée par l’exécutif et ont boycotté la rencontre avec le secrétaire d’État, vendredi dernier.

« Les associations, effectivement, ont boudé le rendez-vous, vendredi matin, que je leur proposais ce n’est pas très grave parce que j’avais déjà eu l’occasion de les voir avant et vu l’échelle du projet (…) croyez bien que j’aurais l’occasion de les revoir », renchérit-il.  

Partager cet article

Dans la même thématique

Tarbes Hautes Pyrenees manifestation contre la reforme des retraites
6min

Politique

SÉRIE D’ÉTÉ - Emmanuel Macron, 10 ans après, quel bilan ? Le serpent de mer de la réforme des retraites

Que reste-t-il des promesses électorales d’Emmanuel Macron ? Alors que le second quinquennat s’achève, Public Sénat profite de la pause estivale pour passer au crible les principaux engagements pris par le chef de l’Etat lors de ses deux campagnes présidentielles, en 2017 et 2022. Au menu de ce deuxième épisode : la réforme des retraites, sorte de serpent de mer des quinquennats Macron - d’abord interrompue, puis reprise dans la douleur, et finalement décalée pour sauver le budget.

Le

Bure : « On a expulsé des délinquants », affirme Sébastien Lecornu
4min

Politique

VSS dans le sport : « On est passé de 10 cas à 400 par an » alerte ce sénateur

Mathilde De Kerangat, ex-athlète olympique de voile, révélait en 2022 avoir été victime d’agressions sexuelles de la part de son entraîneur quand elle pratiquait l’athlétisme entre l’âge de 7 et 11 ans. Aujourd’hui, elle s’engage au sein de l’observatoire des violences sexistes et sexuelles dans le sport et s’engage auprès des plus jeunes pour faire de la prévention. Elle témoigne dans l’émission Sport etc. présentée par Caroline Delage.

Le