Business France: Pénicaud assure qu’elle n’a pas essayé d’étouffer l’affaire
La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a répété mercredi qu'elle n'avait rien à se reprocher dans l'affaire qui vaut à Business...

Business France: Pénicaud assure qu’elle n’a pas essayé d’étouffer l’affaire

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a répété mercredi qu'elle n'avait rien à se reprocher dans l'affaire qui vaut à Business...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a répété mercredi qu'elle n'avait rien à se reprocher dans l'affaire qui vaut à Business France, dont elle était directrice générale à l'époque, une enquête pour violation présumée des règles de mise en concurrence, après de nouvelles révélations de Libération.

Le quotidien, dans son édition de mercredi, révèle que la ministre a "validé" certaines dépenses relatives à l'organisation d'une soirée à Las Vegas où Emmanuel Macron, alors ministre de l'Economie, avait rencontré des dirigeants de start-up françaises, un "contournement des règles" de l'agence publique chargée de faire la promotion de la France auprès des investisseurs étrangers. Elle aurait ensuite tenté d'étouffer l'affaire, selon Libération.

"Il y a eu une erreur de procédure", a reconnu mercredi Mme Pénicaud sur RTL, avant de se défendre: "J'ai immédiatement déclenché un audit, interne et externe."

"Il y a eu ensuite une inspection générale qui a confirmé qu'effectivement il y avait eu erreur et que d'autre part j'avais pris les bonnes mesures. Rien d'autre à dire", a-t-elle conclu.

"C'est moi qui ai alerté le conseil d'administration, c'est moi qui ai déclenché l'audit", a-t-elle insisté, qualifiant l'idée qu'elle ait pu étouffer l'affaire de "blague".

Cette affaire est embarrassante pour la ministre du Travail qui doit présenter mercredi en conseil des ministres le projet de loi d'habilitation à réformer le droit du travail par ordonnances. Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner s'est dit récemment "pas inquiet" des conséquences de cette affaire pour Mme Pénicaud.

Selon Le Canard Enchaîné, à l'origine des premières révélations, le coût de l'opération réalisée par Havas pour Business France, sans qu'il n'y ait eu d'appel d'offres, aurait été de 381.759 euros, dont 100.000 euros pour les seuls frais d'hôtel.

Dans le cadre de l'enquête préliminaire ouverte notamment pour favoritisme, les sièges de Business France et d'Havas ont été perquisitionnés le 20 juin.

Partager cet article

Dans la même thématique

Business France: Pénicaud assure qu’elle n’a pas essayé d’étouffer l’affaire
3min

Politique

Projet de loi de finances : « Ce 49-3 conduit malgré tout à un budget assez désastreux », regrette Christian Estrosi

Sébastien Lecornu a déclenché mardi un premier recours à l’article 49-3 pour faire adopter sans vote la partie « recettes » du projet de loi de finances 2026. « Il aurait fallu le dégainer avant », réagit sur Public Sénat Christian Estrosi, maire (Horizons) de Nice. Si l’édile juge le texte « assez désastreux », il demande aux députés de son parti de ne pas voter la censure contre le gouvernement.

Le

Radio France headquarters
8min

Politique

« La croisade contre les médias publics » : L’audiovisuel public pris en étau entre rigueur budgétaire et hostilité

Les recettes consacrées à l’audiovisuel public diminuent, tandis que les attaques politiques contre son existence et ses missions se multiplient. À moins de deux ans de l’élection présidentielle, la fragilisation financière de Radio France et de France Télévisions se double d’offensives idéologiques d’ampleur inédite, portée par l’extrême droite et relayée, de plus en plus ouvertement, par une partie de la droite traditionnelle.

Le

Business France: Pénicaud assure qu’elle n’a pas essayé d’étouffer l’affaire
3min

Politique

Réforme des polices municipales : Laurent Nuñez espère une adoption du projet de loi « avant les municipales » 

Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez était auditionné par la commission des lois du Sénat pour présenter les contours du projet de loi sur les polices municipales et gardes champêtres, largement inspiré des recommandations d’une mission d’information sur le sujet. Le texte, examiné en séance publique début février, donne des compétences élargies aux policiers municipaux qui pourront dresser des amendes forfaitaires délictuelles, pour certaines infractions comme l’usage de stupéfiants.

Le

Paris: sFin rencontre Olivier Faure du PS et Sebastien Lecornu Premier ministre demissionnaire
8min

Politique

Budget : une « victoire politique » pour le PS et Olivier Faure ?

Alors que Sébastien Lecornu a finalement recours au 49.3 sur le budget, il devrait sauver sa tête grâce à la non-censure des socialistes, qui revendiquent une série de « victoires pour les Français », comme dit Patrick Kanner, patron des sénateurs PS, même si les socialistes n’ont « pas tout obtenu, loin de là ». Reste à voir si le numéro 1 du PS, Olivier Faure, peut sortir également renforcé de la séquence.

Le