Calendrier parlementaire : les textes à venir pour la rentrée
La rentrée parlementaire sera notamment marquée par la loi Pacte pour les entreprises, avant les traditionnels débats sur le budget à l’automne. Le Parlement terminera l’examen des projets de lois agriculture et alimentation et sur le logement.

Calendrier parlementaire : les textes à venir pour la rentrée

La rentrée parlementaire sera notamment marquée par la loi Pacte pour les entreprises, avant les traditionnels débats sur le budget à l’automne. Le Parlement terminera l’examen des projets de lois agriculture et alimentation et sur le logement.
Public Sénat

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Mis à jour le

Si la rentrée des classes est aujourd’hui, celle des parlementaires sera la semaine prochaine. Ce sont d’abord les députés qui ouvriront le bal le 12 septembre avec la seconde session extraordinaire, avant les sénateurs le 25 septembre. Année après année, la session extraordinaire devient la norme face à un calendrier toujours chargé.

Calendrier encore flou

Le calendrier parlementaire reste encore flou. Le séminaire gouvernemental prévu mercredi permettra peut-être d’y voir plus clair. Initialement annoncé le 31 août, il a été reporté pour cause de remaniement à venir, après la démission de Nicolas Hulot.

L’Assemblée nationale commencera par le projet de loi Pacte (Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises), puis celui sur la lutte contre la fraude fiscale, déjà adopté par le Sénat, et le projet de loi agriculture et alimentation en nouvelle lecture, après l’échec de la commission mixte paritaire (CMP). Le projet de loi sur les fake news, rejeté par le Sénat cet été, repassera à l’Assemblée nationale après l’échec assuré de la CMP.

Retour de la loi alimentation au Sénat

Au Sénat, les travaux débuteront avec le retour du projet de loi « EGalim » (agriculture et alimentation) en nouvelle lecture, sous réserve de transmission par l’Assemblée (voir le sujet vidéo de d'Adrien Develay). In fine, ce seront les députés qui auront le dernier mot.

Le 2 octobre commencera la session ordinaire. La Haute assemblée commencera par une semaine de contrôle. Au programme : proposition de résolution sur le pastoralisme, débat sur la réforme du bac et sur la politique industrielle.

Le gouvernement aura la main sur le calendrier des deux semaines suivantes au Sénat (celle du 8 et du 15 octobre). Rien n’est encore officiel avant la prochaine réunion de la conférence des présidents, prévue le 26 septembre, mais on devrait voir revenir le projet de loi sur le logement (« Elan ») pour une nouvelle lecture, après le possible échec de la CMP.

Au Sénat est prévue la première lecture du projet de loi de programmation 2018-2022 et de réforme pour la justice, ainsi que l’examen du projet de loi organique relatif au renforcement de l'organisation des juridictions.

Après l’Assemblée, la loi Pacte fera ensuite son arrivée au Sénat. Reste à voir si le calendrier permettra son examen en octobre ou plus tard.

La réforme constitutionnelle de retour début 2019 ?

Car à l’automne arriveront, comme chaque année, les textes budgétaires : d’abord le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, puis le projet de loi de finances 2019. Les députés commenceront la période budgétaire dès le 15 octobre. Les sénateurs prendront le relais à partir du 12 novembre, jusqu’au 11 décembre. Le projet de loi de finances rectificative (ou collectif budgétaire) devrait être examiné au Sénat en décembre, avant Noël.

Et la réforme Constitutionnelle ? Stoppée dans son élan pour cause d’affaire Benalla, la réforme a du plomb dans l’aile. Le gouvernement assure qu’elle n’est pas enterrée. Mais il semble difficile qu’elle puisse faire son retour avant début 2019.

2019 devrait également voir l’arrivée au Parlement du projet de loi d’orientation des mobilités. Les parlementaires devront aussi plancher sur des sujets sensibles comme le projet de loi de révision de la loi de bioéthique ou la réforme des retraites. La réforme de l’hôpital et la question de la dépendance sont aussi à venir.

Partager cet article

Dans la même thématique

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le

Le Sénat
16min

Politique

Recul des LR, arrivée d’un groupe RN et la gauche qui veut limiter la casse : les enjeux des sénatoriales

Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».

Le