Cambadélis: « Imagine-t-on de Gaulle conseiller des multinationales? »
Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS, a ironisé mercredi sur le travail de conseil effectué par François Fillon,...

Cambadélis: « Imagine-t-on de Gaulle conseiller des multinationales? »

Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS, a ironisé mercredi sur le travail de conseil effectué par François Fillon,...
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Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS, a ironisé mercredi sur le travail de conseil effectué par François Fillon, notamment pour l'entreprise Axa, se demandant si l'on pouvait imaginer "le général de Gaulle conseiller rémunéré des multinationales?"

"Je ne voudrais pas être cruel mais imagine-t-on le général de Gaulle conseiller rémunéré des multinationales?", a critiqué le premier secrétaire du PS lors de l'émission Questions d'info" LCP/Le Monde/AFP/France Info, en référence à une pique lancée par l'ancien Premier ministre à Nicolas Sarkozy pendant la primaire de la droite: "Qui imagine le général de Gaulle mis en examen?"

Un peu plus tôt c'est François Bayrou, président du MoDem, qui avait vertement critiqué le candidat de la droite, estimant que "jamais dans l'histoire de la République, un candidat aux plus hautes fonctions, à la présidence de la République, n'a été ainsi sous l'influence des puissances d'argent".

Evoquant lundi sa société de conseil, François Fillon avait déclaré devant les journalistes: "J'ai exercé de 2012 à 2016 cette activité en toute légalité, j'ai donné des conférences dans de nombreux pays, publiques, j'ai conseillé des entreprises". Il avait cité "l'assureur Axa, la société Fimalac", dont son ami Marc Ladreit de Lacharrière est le PDG, et "la banque Oddo" parmi ses clients.

Mais pour M. Cambadélis, "M. Fillon a un rapport assez bizarre à l'argent. Les questions d'argent sont des questions importantes pour lui".

"Je pense que l'attaque de M. Bayrou est juste", a poursuivi M. Cambadélis.

"Il faut voir quand même que le candidat à l'élection présidentielle doit incarner l'intérêt général et qu'à partir du moment où vous avez cet intérêt particulier et cette liaison avec de nombreuses multinationales, vous allez avoir du mal à incarner l'intérêt national", a-t-il fustigé.

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