Carvounas (PS): Macron se rend compte qu' »il a tous les pouvoirs »
Le député PS Luc Carvounas a estimé jeudi qu'Emmanuel Macron ne cherchait "pas à humilier" son Premier ministre en parlant devant...

Carvounas (PS): Macron se rend compte qu' »il a tous les pouvoirs »

Le député PS Luc Carvounas a estimé jeudi qu'Emmanuel Macron ne cherchait "pas à humilier" son Premier ministre en parlant devant...
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Le député PS Luc Carvounas a estimé jeudi qu'Emmanuel Macron ne cherchait "pas à humilier" son Premier ministre en parlant devant le Congrès avant sa déclaration de politique générale, mais qu'il avait surtout compris "plus vite que ses prédécesseurs qu'il a tous les pouvoirs".

"Il ne va pas humilier le Premier ministre, on l'a déjà vu dans tous les quinquennats, le président de la République, c'est le patron, et il rappelle de temps à autre à son Premier ministre qu'il est le patron", a expliqué le député du Val-de-Marne sur LCI.

"Sauf que là, ça va beaucoup plus vite. Mais ça ne m'étonne pas (...), la République en marche, c'est un dispositif qui va toujours plus vite que tout le monde", a-t-il ajouté. "Même sur le fonctionnement des institutions, en deux mois, le président de la République a déjà dit à son Premier ministre: +tu es bien derrière+".

"Ca va commencer à se voir que ça n'a rien de moderne, qu'on est plutôt dans un pouvoir très centralisateur, c'est les institutions qui font ça, le président de la République, comme il va très vite, s'est rendu compte peut-être plus vite que ses prédécesseurs qu'il a tous les pouvoirs", a déclaré M. Carvounas, rappelant que "dans aucune démocratie au monde, aucune, un seul homme n'a autant de pouvoir concentré entre ses mains".

Le député a également critiqué l'invitation faite au président américain d'assister au défilé militaire du 14 Juillet. M. Macron "permet à Donald Trump d'utiliser la belle image justement à l'international qu'a le président de la République", a-t-il estimé, jugeant que "les dividendes reviendront plus" au président américain qu'au Français.

"C'est un joli coup de communication, comme le selfie video avec Arnold Schwarzenegger, mais en même temps (...), il ne veut pas parler à la presse le 14 juillet", a-t-il développé, regrettant qu'"on verrouille la parole, on verrouille la communication beaucoup. Beaucoup trop".

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