Castaner demande au nouveau préfet de police de Paris de « maintenir l’ordre public », « dès samedi »
Le ministre de l'Intérieur a rappelé jeudi au nouveau préfet de police de Paris sa "première mission", "maintenir l'ordre public", et ce "dès...

Castaner demande au nouveau préfet de police de Paris de « maintenir l’ordre public », « dès samedi »

Le ministre de l'Intérieur a rappelé jeudi au nouveau préfet de police de Paris sa "première mission", "maintenir l'ordre public", et ce "dès...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le ministre de l'Intérieur a rappelé jeudi au nouveau préfet de police de Paris sa "première mission", "maintenir l'ordre public", et ce "dès samedi", lors de l'acte 19 des "gilets jaunes", l'exhortant à faire preuve d'une "impunité zéro" après les violences de samedi dernier sur les Champs-Elysées.

S'adressant à Didier Lallement, le préfet de police intronisé jeudi après le limogeage de Michel Delpuech à la suite des violences, saccages et pillages commis samedi sur les Champs-Elysées lors de la manifestation des "gilets jaunes", Christophe Castaner a solennellement insisté sur "l'exigence urgente de l'ordre public".

"Votre première mission, évidemment, sera de maintenir l'ordre public dans la capitale", a-t-il ainsi déclaré lors d'un discours dans la cour de la préfecture de police, en plein coeur de Paris.

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner prononce un discours lors de la cérémonie d'intronisation du nouveau préfet de police de Paris, le 21 mars 2019
Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner prononce un discours lors de la cérémonie d'intronisation du nouveau préfet de police de Paris, le 21 mars 2019
AFP

"Je vous demande de faire en sorte que la doctrine du maintien de l'ordre, telle que nous l'avons redéfinie entre le 1er et le 8 décembre (acte 3 et 4 des "gilets jaunes", NDLR) soit effectivement et résolument mise en oeuvre, sans hésitation ni demie-mesure", a développé le locataire de la place Beauvau, réclamant "qu'elle soit effective dès samedi".

"Samedi, sur les Champs-Elysées, il n'y avait pas de manifestants, il n'y avait que des haineux, des ultras, des factieux, des gens venus pour casser, pour détruire, pour agresser, car on ne peut pas se prétendre simple spectateur de ceux qui défigurent Paris, de ceux qui balafrent la France", a-t-il expliqué.

"M. le préfet de police, je vous demande donc une impunité zéro. La place des blacks blocs est en prison, pas sur les Champs-Elysées", a continué Christophe Castaner.

"Lorsque les services auront établi la présence probable d'éléments appelant à la violence et pouvant porter atteinte aux institutions, aux forces de l'ordre, aux personnes ou aux biens, vous interdirez les rassemblements annoncés ou envisagés".

Le ministre a affirmé avoir "fait évoluer en profondeur" la doctrine de maintien de l'ordre: "Nous avons défini une stratégie de mobilité, de contact, de réactivité, d'interpellation, en assumant les risques que cela comportait".

"C'est cette doctrine qui avait été mise en place le 8 décembre (...), c'est cette doctrine qui aurait dû à nouveau conduire notre action samedi dernier. Tel ne fut pas le cas. Et nous connaissons la suite", a analysé M. Castaner.

Enfin, alors que l'exécutif a décidé de mobiliser la mission antiterroriste Sentinelle pour les prochaines manifestations, le ministre de l'Intérieur a souligné que ces militaires "ne doivent en aucun cas participer au maintien de l'ordre".

Partager cet article

Dans la même thématique

Castaner demande au nouveau préfet de police de Paris de « maintenir l’ordre public », « dès samedi »
2min

Politique

PMA : « pour un projet on ne peut plus intime on ne devrait pas avoir à traverser des frontières », déplore cette lyonnaise après neuf tentatives

C’est historique. Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, le nombre de décès en France a dépassé celui des naissances en 2025. Mais à rebours de cette tendance démographique, certains couples se battent pour avoir des enfants. C’est le cas d’Eugénie, originaire de Lyon, qui a été contrainte de partir à l’étranger pour bénéficier d’un parcours de PMA plus rapide. Interrogée par Quentin Calmet, elle témoignage de ses obstacles et difficultés dans l’émission Dialogue Citoyen.

Le

Paris : Vote on the 2026 budget bill at the Senate
8min

Politique

[Série 4/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : du « Sénat bashing » à « une forme d’aura » retrouvée

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Dix ans de macronisme auront finalement permis au Sénat, souvent critiqué, de redorer son blason. Rôle de contre-pouvoir renforcé avec les commissions d’enquête, travail législatif mis en lumière, hémicycle apaisé et constructif par rapport à l’Assemblée : c’est la recette qui a permis à la Haute assemblée de réaffirmer son rôle institutionnel.

Le

Castaner demande au nouveau préfet de police de Paris de « maintenir l’ordre public », « dès samedi »
3min

Politique

« Il peut y avoir des moments festifs sans pour autant être obligé de boire » juge la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly

En ce début d’année, un million de Français ont choisi de ranger leurs verres pour relever le défi du « dry january » ou « janvier sobre ». Une pause bienvenue dans un pays où l’alcool est omniprésent dans la vie sociale et reste responsable de milliers de morts chaque année. Souvent taboue et parfois accentuée par la pression sociale, l’addiction à l’alcool constitue un enjeu de santé publique majeur. Comment réduire les risques ? l’addictologue Delphine Moisan et la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly sont les invitées de l’émission Et la santé ça va ? pour en débattre.

Le

francois-patriat-en-septembre-dernier-photo-sipa-jeanne-accorsini-1680805422
6min

Politique

« Adieu Fanfan » : le sénateur François Patriat, ancien socialiste, fidèle d'Emmanuel Macron est mort à l'âge de 83 ans 

Le sénateur de Côte-d’Or est décédé à l’âge de 83 ans. En 2016, François Patriat avait été parmi les premiers soutiens d’Emmanuel Macron, au moment où il se lançait dans la campagne présidentielle. Jusqu’en 2026, le Bourguignon restera l’un des plus proches soutiens du président de la République. Le dernier acte d’une très longue carrière de parlementaire entamée dans les années 80.

Le