Castaner favorable à « associer » le secteur privé en matière de sécurité
Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a fait valoir mardi qu'il n'avait "aucune opposition à associer les entreprises privées" au...

Castaner favorable à « associer » le secteur privé en matière de sécurité

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a fait valoir mardi qu'il n'avait "aucune opposition à associer les entreprises privées" au...
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Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a fait valoir mardi qu'il n'avait "aucune opposition à associer les entreprises privées" au renforcement de la sécurité en France.

Venu inaugurer à Villepinte (Seine-Saint-Denis) le salon Milipol dédié à la sécurité intérieure des Etats, le ministre a jugé que ce "partenariat" avec le secteur privé était "indispensable et une condition de survie des outils de protection des Français".

"La menace est globale", il "faut agir fortement et ensemble", a-t-il dit, en évoquant le Livre blanc de la sécurité intérieure, actuellement en cours d'élaboration et dont l'objectif est de constituer "un pacte de protection" pour les Français.

Si la France reste "vigilante et active" face à la menace terroriste, il a cité des "défis nouveaux", comme celui "de la violence" dans les "grands rassemblements internationaux".

"La radicalisation est une tendance mondiale" et "le maintien de l'ordre une question essentielle", a-t-il dit, alors que Paris doit accueillir les Jeux olympiques de 2024.

Le ministre a également mentionné la lutte contre la cybercriminalité, contre "les réseaux de passeurs" et contre le trafic de drogue, "source de toutes les criminalités".

Dans ce salon où 1.100 exposants de 53 nationalités présentent leurs nouveautés jusqu'à vendredi, Christophe Castaner a estimé que la "sécurité de demain" reposait sur "l'innovation".

Un gendarme de l'institut de recherche criminelle de la Gendarmerie (IRCGN)
Un gendarme de l'institut de recherche criminelle de la Gendarmerie (IRCGN)
AFP/Archives

Au stand du ministère de l'Intérieur, partenaire du salon, l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) a mis ainsi en avant ses travaux sur les "empreintes olfactives".

L'idée est d'"individualiser" l'odeur sur une scène de crime par exemple. Les gendarmes qui y travaillent depuis 2012 cherchent à démontrer qu'une empreinte olfactive est unique pour chaque individu.

"Un chien peut marquer quelqu'un, c'est-à-dire le reconnaître en raison de son odeur, mais cela ne constitue pas une preuve devant les tribunaux", a expliqué à l'AFP Guillaume Cognon de l'IRCGN.

Concrètement, il s'agit "de récupérer dans l'air ambiant les odeurs grâce à des polymères absorbants" avant de procéder à une "analyse chromatique" qui isole les odeurs.

L'IRCGN travaille sur ce projet notamment avec l'Isipca (école supérieure de parfums, de cosmétiques et d'arômes), l'Ecole supérieure de physique et de chimie industrielle (ESPCI), des chercheurs en neuro-sciences de Lyon et une équipe cinophile.

Dans le cadre de la lutte contre la cybercriminalité, la police nationale a insisté sur la prévention, l'information et la formation, principalement en direction des PME et des TPE, très touchées et démunies face à ces attaques.

Mais, elle a mis aussi au point "une clé" baptisée" clé Darwin" qui permet "une perquisition numérique". "Nous devons assurer notre souveraineté numérique", a souligné Christophe Castaner.

La direction centrale de la police de l'air et des frontières (DCPAF) a présenté pour sa part un véhicule, véritable laboratoire "autonome et mobile" destiné à détecter les "faux documents et les usurpations d'identité", mais également les "documents falsifiés". Quatorze véhicules sont actuellement en service dans l'hexagone dont 7 en Ile-de-France.

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