Société
Il y aura bien un débat. Alors que les députés ont entamé la seconde lecture des propositions de loi sur la fin de vie, les sénateurs n’auront pas recours à une question préalable, lors du retour du texte, la semaine du 30 mars.
Le
Par Public Sénat
Temps de lecture :
3 min
Publié le
Mis à jour le
La situation des étudiants inquiète les sénateurs. Alors que le gouvernement a annoncé la possibilité de reprendre les cours en université en présentiel par demi-groupes, sous certaines conditions, à compter du 25 janvier, certains élus réclament l’extension de ce dispositif. « Cela fait plus de dix mois que nos étudiants sont contraints à l’enseignement à distance, et à l’isolement qui impactent leur moral, les plongent dans une immense détresse psychologique », plaide la sénatrice Les Républicains Kristina Pluchet, ce mercredi, à l’occasion de la séance hebdomadaire de questions au gouvernement. Pointant du doigt des phénomènes de « décrochage », de « paupérisation », et une « différence de traitement injuste entre les écoles et l’enseignement supérieur », la sénatrice réclame la réouverture des universités au public.
Lassé par les invectives des sénateurs à propos des mesures restrictives liées à la situation sanitaire, Jean Castex commence sa réponse, en déclarant : « Je voudrais d’abord vous rappeler que si nous en sommes là une fois encore c’est parce qu’il y a un virus qui circule, et une crise sanitaire. C’est ce virus qui est la cause de toutes les difficultés que nous rencontrons, et qui nécessite une approche solidaire. » Revenant sur la situation des étudiants sur le territoire, le premier ministre le réaffirme : « La situation sanitaire ne permet pas l’ouverture des établissements d’enseignement supérieur ». « Nous devons être responsables », soutient Jean Castex. « Nous avons conduit des concertations avec la communauté universitaire et relâché, autant que faire se peut, les conditions d’accès en présentiel des universités, mais je ne saurais, comme vous l’avez fait de manière péremptoire, dire qu’il faut aller au-delà. On ne peut pas dire ça et d’ailleurs les autres pays ne le font pas, ce qui devrait tous nous inciter à la modestie et à la réflexion. »
Rappelant les mesures de soutien économique et psychologique mises en place par le gouvernement pour faire face à la détresse des étudiants, le premier ministre assure que cet accompagnement sera « renforcé ». « Notre objectif est de gérer de la façon la plus proportionnée cette crise extrêmement difficile, alors même que de nouvelles évolutions virales nous conduisent à la plus grande prudence dans l’intérêt même des étudiants et de la population », soutient-il. Et de conclure, s’adressant à la sénatrice : « Nous devons donc calmement expliquer aux étudiants pourquoi nous devons prendre ces mesures difficiles, et nous invectiver ici ne fera pas progresser d’un iota leur situation. La cause des étudiants et de la jeunesse préoccupe le gouvernement, nous agissons, nous allons continuer à agir mais nous devons le faire de manière extrêmement responsable et raisonnable. »